POESIE

LA POESIE

La poésie aztèque était orale et avait le chant pour support essentiel.

  • Dans l’article disponible en ligne « La fleur, le chant: in xochitl in cuicatl : la poésie au temps des Aztèques »de Patrick Saurin (Historien Français. Traducteur du nahuatl), on en apprend un peu plus sur cette poésie. Il fait un recueil de cinq chants aztèques en texte original et en traduction française. Il rédige une longue introduction sur la poésie aztèque (ses figures de style, son balancement entre beauté et tristesse, sa dualité), accompagnée de longs commentaires explicatifs (tant sur l’aspect sociologique que littéraire des textes). Il fait des citations de chroniqueurs coloniaux (Tezozomoc, Duran, Sahagun, etc). L’auteur admet que certaines traductions sont loin d’être assurées (p. 118), que les questions de genres poétiques restent à élucider (p. 121) . A la page 43, il décrit les chants qui utilisent la poésie pour décrire la capitale aztèque.Elle est décrite pareil à une précieuse plume de quetzal, qui évoque la beauté, richesse et noblesse. La poésie de l’ancien Mexique regarde du coté de la nature et de la végétation. Leur approche essentielle passe par des jeux sur les mots à travers des métaphores florales, car les Aztèques pensent que le poème est une floraison verbale

POESIE ET METAPHORE

  • Roberta H. Markman (professeur de littérature comparée à la California State University, Long Beach) et Peter T. Markman (Professeur d’anglais à Fullerton Séminaire, en Californie) ont publiés en 1989 l’ouvrage: « Masks of the spirit : image and metaphor in Mesoamerica » qui est accessible sur google books en anglais. Ils s’appuient sur des sources tirées de l’archéologie, l’histoire de l’art, du folklore, de l’ethnohistoire, de l’ethnographie et la littérature. Les auteurs soutiennent que le masque est la métaphore centrale du concept de la réalité spirituelle en Méso – Amérique. Ils retracent la longue histoire de l’utilisation du masque rituel par les peuples qui ont créé et développé la tradition mythologique de la Méso-Amérique. Cet ouvrage aborde la question de la poésie chez les Aztèques et du statut de leurs poètes.On apprend notamment  qu’au cœur du genre religieux et philosophique de la poésie aztèque, on trouve la distinction entre le monde de l’esprit, mystérieux et inaccessible, qui était synonyme de la force de vie, et le monde de la nature inextricablement impliqué dans la mort. Un poète aztèque abordant ce thème a écrit:  » Prenons les choses comme prêtées à nous, ô amis; « qu’en passant sommes-nous ici sur la terre; demain ou le lendemain, que votre cœur désire, Donateur de vie, nous irons, mes amis, à son domicile.  » La permanence se trouvait dans le monde de l’esprit. Autre exemple: à la page 150, il parle du statut du poète. Le poète aztèque, comme ses prédécesseurs dans les cultures antérieures de la Méso-Amérique, était le messager de l’esprit, le transformateur qui avait été lui-même transformé: « Dieu m’a envoyé comme messager. Je suis transformé en un poème »
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