Fondation

 

L’épopée légendaire du peuple mexica est le récit d’une migration mystique menée par la figure du dieu tribal Huitzilopochtli,

Huitzilopochtli codex Telleriano Remensis, page 5, BNF

 » le colibri venu de la gauche « , chef et guide spirituel de la nation qui reçoit plusieurs visions de la terre promise.

Il existe deux versions de l’apparition de Uitzilopochtli ( ou Huitzilopochtli ) toutes deux évoquant la venue au monde du dieu grâce à une boule de duvet fécondée tombée du ciel ( « pelotilla de pluma », Sahagún ) :

  • Celle recueillie par le frère Bernardino de Sahagún, (1500 – 1590 ), missionnaire  franciscain dans la Historia general de la cosas de nueva España, pp.235 à 237, tome 1, livre 3 chapitre 1, texte en espagnol présenté et annoté par Carlos Maria de Bustamante (1774 – 1848 )  –  juriste, indépendantiste, historien et politicien mexicain –  1829, éditions de Alejandro Valdes, Mexico, vol. 1, numérisé intégralement par Google Books.
  • celle décrite dans l’Historia de los Mexicanos por sus pinturas, auteur anonyme, vers 1530, chap. 11, traduit en anglais et publié par Henry Phillips Jr. ( 1838  – 1895 ) – archéologue et numismate, secrétaire général de la Numismatic and Antiquarian Society of Philadelphia et de l’ American Philosophical Society – après lecture de l’American Philosophical Society, octobre 1883, publié en totalité sur le site de la FAMSI par Alec Christensen.
  • L’extrait de la p.344 de L’origine des Aztèques, de Christian Duverger, seuil, 1983, numérisé sur Google Books.                                                                                           L’auteur met en évidence le fait que les oiseaux – leurs plumes précieuses –  sont une part constitutive de l’image de la terre promise dans la sémiologie nahuatl, en citant le texte de la Crónica mexicáyotl .
  • La page 30 de l’œuvre de la Crónica mexicáyotl, texte en nahuatl avec traduction en espagnol, écrit à la fin du XVI siècle par Fernando ou Hernando (de) Alvarado Tezozómoc (vers 1525-1530 – après 1609) , chroniqueur indigène mexicain, arrière-petit-fils de l’empereur aztèque Axayacatl par son père et le petit-fils de Moctezuma II par sa mère, publication de l’Universidad national autónoma de México, 1998  ( 3ème édition ), partiellement numérisé par Google Books.                                                                                                                        L’auteur y rapporte la harangue de Huitzilopochtli faite à son peuple pendant la migration, leur décrivant la terre promise comme le lieu où se trouvent toutes sortes de  » plumes précieuses […] xiuhtototl, […] tzinitzcan  » .

 

Trogon masqué ou Tzinitzcan ( trogon personatus )

 

  • Le récit Historia de las Indias de Nueva – España y islas de tierra firme de Diego Durán ( 1537 -1588 ), missionnaire dominicain et historien espagnol ayant vécu en Nouvelle Espagne au XVI siècle,  texte intégral en espagnol annoté et complété par José Ramirez, publié par les éditions J.M. Andrade y F. Escalante, 1867, en téléchargement sur Google Books.                                                                              Au chap.5, p.39, Durán décrit également le contenu de la vision de Tenochtitlan comme le lieu où se trouve de nombreuses plumas associées à d’autres objets précieux.
  • Le Codex Ramírez (également connu comme le codex Tovar) XVI siècle, époque post -coloniale intitulé originellement Relación del origen de los indios que hábitan esta Nueva España según sus Historias, décrit la deuxième vision de Huitzilopochtli – celle localisant la cité – de manière différente par rapport à la version vulgarisée de l’aigle posé sur un cactus tenant un serpent dans ses serres.                                   Les feuillets sont numérisés intégralement et mis à la disposition du public sur le site de la John Carter Brown Library, Brown University, à la page d’archives des images  de l’ancienne Amérique .                                                                           Selon Christian Duverger, dans L’origine des Aztèques,op. cit.  p.113, dont l’extrait est numérisé sur Google Books,  ce document parle d’un aigle qui  » se nourrit des plus délicats oiseaux  » au sommet d’un cactus entouré d’une  » […] quantité de plumes vertes, bleues, rouges, jaunes et blanches; ce sont les plumes des oiseaux précieux dont se nourrit cet aigle  » . L’aigle lui – même est décrit comme ayant un ramage  » de plumes précieuses et resplendissantes »où se trouve un tunal ( figuier de barbarie ) et tout autour «  […] une grande quantité de plumes vertes, bleues, rouges, jaunes et blanches des oiseaux précieux dont se nourrit ( un ) aigle […] ».
  • La même description se retrouve dans la Crónica mexicáyotl ( voir plus haut ), dont le passage est cité à la page 15 de l’ouvrage Aztecs : an interpretation , de Inga Clendinnen,  professeur émérite d’ Histoire à La Trobe University, Melbourne, publié par Cambridge University Press, 1995, partiellement digitalisé par Google Books.   Le texte dit :  » ( et ils virent que , NdT)  […] son nid […] était constitué de toutes sortes de plumes précieuses… ».
Codex Ramirez – planche 4a.
El Tunal con el Aguila que hallaron en la laguna
JCB Archive of Early American
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