Rites mortuaires et inframonde

La mort chez les Aztèques fait l’objet de rituels complexes et différents selon le statut social du mort . Il n’y a pas de tombes monumentales chez les Mexicas qui pratiquaient la crémation.


crémation d'un tlatoani au Cuauhxicalco devant le Templo Mayor
Codex de Florence, livre 12

 

  • Pour en savoir davantage, l’article en espagnol Escatologia y muerte en el mundo nahuatl precolombino, de  Patrick Johansson – docteur de Lettres à l’université de la Sorbonne, professeur de philosophie à la faculté de Philosophie et Lettres de la UNAM, chercheur à l’Instituto de Investigaciones Históricas de cette même université –  page 180 à  page 199 ( 149 à 167 du document ) in Estudio de cultura nahuatl, de l’Instituto de Investigaciones Históricas, 2000.                                          L’auteur analyse les notions de mort, de génération et dé-génération ( le cadavre, l’excrément, l’infertilité )  dans la pensée aztèque.


Scène de coprophagie sacrée exécutée par un prêtre ( carré du bas, à droite )
Codex Borgia, feuillet 10

  • Pour en savoir davantage, le livre en anglais  Handbook to Life in the aztec World, écrit par Manuel Aguilar-Moreno,  professeur associé d’Histoire de l’Art à la  California State University à Los Angeles, expert des civilisations précolombiennes et de l’histoire coloniale du Mexique, publié par Oxford University Press, 2007, partiellement numérisé par Google Books.                                                               Les pages 166 à 168 y sont dédiées à la description des cérémonies funéraires.
  • L’article  Atamalcualiztli ou à la recherche du tamoanchan perdu essai d’interprétation d’une fête religieuse des anciens mexicains , de Patrick Saurin, docteur en Histoire, in Archives de sciences sociales des religions [En ligne], 119 | juillet – septembre 2002, mis en ligne intégralement par le site Revues.org le 05 septembre 2011.                                                                                                     Page 159 ( correspondant à la page 13 du document téléchargeable en forma Pdf ) l’auteur citant le récit de Duràn au sujet du Tamoachan – sorte de paradis évoqué dans l’hymne sacré de l’Atamalcuatzli –  évoque la descente du jeune prince Piltzintecuhtli dans l’inframonde où  » paré de ses plumes  » il s’étend pour accomplir l’acte de germination.


Le cadavre des sacrifiés demeurait 4 jours parmi les vivants , selon la tradition quetzalcoatlienne du cycle de tanatomorphisme et fécondation .
'' Tant l'excrément que le cadavre sont tanatogènes et par conséquent doivent être recyclés au niveau culturel '' P. Johansson , op. cit.
Codice Vaticano Rios, feuillet 11

  • Le livre en anglais Living with the dead : mortuary rituals in Mesoamerica de James L. Fitzsimmons, assistant – professeur en anthropologie au Middlebury College, publié par la University of Arizona Press en 2011, partiellement digitalisé par Google Books.                                                                                                                      Dans cet ouvrage dédié aux rituels funéraires, l’auteur cite page 215 le Codex Ixtlilxochitl – un codex colonial du XVIIe siècle attribué à Don Fernando de Alva Ixtlilxochitl, noble indigène, document numérisé par la Fondation FAMSI – qui décrit l’inhumation de Nezahualpilli, tlatoani de Texcoco dont le corps revêtu de plumes et d’autres accessoires fait l’objet d’une crémation.

Nezahualpilli, tlatoani de Texcoco, portant un maxtlatl à la taille (Codex Ixtlilxochitl)

  • Codex Telleriano-Remensis: Ritual, Divination, and History in a Pictorial Aztec Manuscript, livre en anglais de Eloise Quiñones Keber, professeur d’histoire de l’art au Baruch College et au CUNY Graduate Center, spécialiste en art précolombien, publié par la University of Texas Press,1995.                                                               P. 142 l’auteur commente les contenus iconographiques du feuillet 2R concernant la Veintena 10 Hueyhmiccailhuitl, la  » grande fête des morts  » dont le symbole composite assemble un paquet posé sur une plateforme, des feuilles de papiers funéraires blancs et une coiffe de plumes blanches,  ainsi que d’autres symboles.
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