Origines du commerce de la plume

Les pochtecas, commerçants de la Triple Alliance, étaient au cœur de l’économie plumassière.

  • Le livre   Aztecs : an interpretation , de Inga Clendinnen,  professeur émérite d’ History à La Trobe University, Melbourne, publié par Cambridge University Press, 1995, digitalisé partiellement par Google Books.                                                    Pages 216 – 217 l’auteur analyse les origines de l’artisanat de la plumasserie, en citant le frère Bernardino de Sahagún [  (1500 – 1590 ), missionnaire  franciscain dans la Historia general de la cosas de nueva España, pp.235 à 237, tome 1, livre 3 chapitre 1, texte en espagnol présenté et annoté par Carlos Maria de Bustamante (1774 – 1848 )  –  juriste, indépendantiste, historien et politicien mexicain –  1829, éditions de Alejandro Valdes, Mexico, vol. 1, numérisé intégralement par Google Books ] . En effet, bien que Clendinnen doute qu’il s’agisse du facteur principal de l’expansion aztèque, les commerçants indigènes affirmèrent au religieux que la plume en était l’enjeu principal, car les Mexicas les aimaient passionnément, et que la dynamique originelle d’une telle convoitise s’enracinait profondément dans la tradition ,  » les temps anciens  », lors du règne du  premier tlatoani de Tenochtitlan, en se développant ensuite : ainsi chaque empereur est associé dans le récit à l’apparition de nouvelles variétés de plumes, et la plume est présentée comme la genèse de l’essor de la fortune des marchands, du prestige des artisans et de la virtuosité des scribes.

Scène de négociation de la plume entre pochtecas
Codex de Florence

Par ailleurs, l’économie de la plume – si difficile à obtenir car provenant de provinces éloignées du centre du territoire mexica – devient un vecteur socio – politique au service de l’autorité qui légitime son hégémonie et sa valeur monarchique dans l’éclat ostentatoire des plumes exotiques et rares.

  • L’article en Pdf The pre-columbian economy de Rebecca Storey et Randolph J. Widmer, anthropologues à la la Pennsylvania State University , écrit pour le meeting of the Latin American Studies Association du 8 – 6 – 2001 à Washington, D. C. et publié sur le site de l’Université de Houston.                                                              Les auteurs mentionnent à la page 3 le pouvoir tiré par les tlatoani d’objets de provenance lointaine, comme les plumes. Mais le commerce plumassier a permis à deux classes d’émerger, celle des riches marchands et celle des artisans spécialisés ( p. 18 ), comme en témoignent les paraphernalia laissés dans les caches dédicatoires du Templo Mayor ( voir l’article Commerce et rites sacrificiels ) .
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