MUSIQUE

MUSIQUE AZTEQUE

Aztèque jouant de la musique. Codex

  • Sur le site Aztec-history.com, on trouve des informations sur l’art aztèque en général, mais aussi sur la musique aztèque. Ce site a été réalisé par Jaime Cottrill (passionnée d’art aztèque, étudiante à l’Internacional Universidad à Cuernavaca, au Mexique. Les pages de son site proviennent de ses études, visites de sites archéologiques aztèques et de ses recherches personnelles). Non seulement la musique a été utilisée pour le plaisir, mais c’était aussi une façon de transmettre la culture, de partager une compréhension de la religion, de faire un lien affectif avec les événements de la vie. Dans cet article l’auteur nous décrit la façon dont était utilisée la musique ainsi que le rapport des textes avec la poésie. Elle décrit aussi les différents instruments utilisés, par exemple les tambours horizonteaux (teponaztlis) ou verticaux (tlalpanhuehuetl), les hochets, les flûtes, les sifflets et les grattoirs.

    Tlalpanhuehuetl en bois ( réalisé entre 1250-1521 après J.C). Il était placé directement sur le sol. La partie supérieure était couverte de peau d'animal et on jouait avec les paumes et les doigts des mains. Il représente une scène confrontant un aigle et un vautour avec leurs ailes déployées. ce tambour suggère qu'il était utilisé par les guerriers lors de cérémonies.

    Certains des instruments étaient soigneusement décorés. La plume était présente lors de ces représentations musicales ainsi qu’on peut le voir dans les illustrations des codex.

Aztèque entrain de jouer de la musique avec un teponaztli.

  •  Sur le site du Mexicolore, on peut consulter un article de Ian Mursell  (consultant audio-visuel et spécialiste de l’éducation au développement) portant sur la musique aztèque. Il fait une description de l’utilisation des instruments (rituels, fêtes, cérémonies…), de leur réalisation et de leur forme. Il prend l’exemple du teponaztlis instrument à percussion dont l’exemplaire présent au British Museum comporte la représentation sculptée d’un hibou en son centre.

Teponaztli. Hauteur: 16.50 cm, Longueur: 50.00 cm.
Cet instrument représente un hibou à cornes. Ceci est un exemple aztèque de tambours à fente appelé teponaztli en nahuatl. Il était évidé et sculpté à partir d'un morceau de bois dur. Différentes sources de l'époque coloniale illustrent son utilisation dans diverses cérémonies, qui impliquaient également la danse. Cette teponaztli est le seul exemple connu qui représente une chouette à cornes, ici sculpté sur la face avant du tambour. Les chouettes ont été considérés comme des créatures de mauvais augure. Leur présence et les appels nocturnes étaient considérés comme des prédictions de mort ou de malheur. Les chouettes ont également été associée à Mictlantecuhtli, le Seigneur des Enfers, et avec les puissances des ténèbres. Depuis la chouette était censée servir de messager pour Mictlantecuhtli, il a été suggéré que cette teponaztli particulière aurait pu être utilisée dans les cérémonies funéraires. British Museum

Le teponaztli ( (1250 - 1500) était utilisé par les Aztèques. Ils jouent avec des marteaux en bois ou cornes de cerf avec une extrémité recouverte de caoutchouc, ou bien tout simplement avec leur mains en frappant la surface. Ce teponaztli a été par les Tlaxcaltecas, avec lesquels les Mexicas célébré les fameuses guerres de fleurs. Il représente la figure d'un guerrier qui se traîne sur le sol. Il a été sculptée avec des éléments très élaborés tels que une bande frontale avec une plume de la guerre et une courte cape de plumes lié à l'avant. cette pièce se trouve au Musée National d'Anthropologie du Mexique

STATUAIRES

STATUAIRE

  • Pour une description précise de la statuaire, on peut aller lire l’article sur le site Arqueología mexicana écrit par Victor Osorio Ogarrio (Archéologue. Directeur du Musée d’Anthropologie et d’Histoire de l’État de Mexico): « Quetzalcoatl Tlaltecuhtli : la sculpture de la dualité ». Cet article en espagnol propose de décrire deux statuaires: une de Quetzalcoatl (serpent à plumes identifiable par ses caractéristiques graphiques) et une autre de Tlaltecuhtli (déesse de la terre qui porte une coiffe de plumes). Il décrit ces sculptures à l’aide du récit du mythe fondateur, et de photographies et schémas.
Sculpture du Quetzalcóatl au repos et schéma explicatif. L’image en relief est placé sur la partie inférieure du serpent à plumes.
  • Pour une analyse sur l’Art aztèque, l’article de Manuel Aguilar Moreno (professeur d’histoire de l’art à l’université d’État de Californie. Ses recherches portent sur l’art et l’histoire de l’Amérique latine, et plus particulièrement du Mexique préhispanique) est disponible en ligne en format PDF. Dans la première partie de son article, l’auteur décrit l’iconographie des Aztèques. Il parle ensuite de l’architecture aztèque ainsi que des sculptures. Par exemple, de la page 18 à 19, on trouve la description de deux sculptures de Tlaltecuhtli : une portant le nom de la déesse [fig 19] et une autre [fig 20] nommée « Tlaltecuhtli del Metro ». Elle porte ce nom car selon Eduardo Matos Moctezuma (archéologue mexicain. Il a été président du conseil mexicain d’archéologie, puis directeur du centre de recherches et d’études supérieures en anthropologie sociale et directeur du musée national d’anthropologie. Il a fondé puis dirigé le musée du Templo Mayor) et Felipe Solís Olguín (archéologue mexicain et conservateur du Musée d’Anthropologie de Mexico), cette sculpture a été trouvée lors de la construction d’une ligne de métro à Mexico, et en raison de ses similitudes avec la statue de Coatlicue, on a initialement cru que cette sculpture représentait la déesse elle-même. Mais la recherche récente révèle la véritable identité de la sculpture: elle correspond à la première représentation connue de Tlaltecuhtli, ou la Terre Seigneur, en ronde-bosse. A la fin de l’article, on trouve des photographies ainsi que des dessins pour illustrer ces propos.

    Tlaltecuhtli del metro, 93 x 57 x 34cm. Cette statue en basalte est représenté en bas-relief. Cette pièce constitue un élément exceptionnel, car c'est la seule représentation de ce type de Tlaltecuhtli qui est connu dans l'art aztèque. Cette pièce se trouve au Musée National d'Anthropologie

  • Pour en savoir plus sur la sculpture de Tlaltecuhtli, on peut consulter les deux articles issu du quotidien « La Jornada » (18 mai 2010, p. 4) disponible en ligne. le premier article d’Ana Monica Rodriguez (travaille à Universidad Autonoma Metropolitana au Mexique) « Tlaltecuhtli ya ocupa el vestíbulo del Museo del Templo Mayor » parle des préparatifs et du transport du monolithe de Tlaltecuhtli vers le Museo del Templo Mayor (dans le cadre d’une exposition temporaire sur Moctezuma II qui  a eu lieu en 2010).

    Ce représentation de Tlaltecuhtli, déesse de la terre, pèse pas moins de 12 tonnes. Fragmentée en quatre morceaux, la représentation divine mesure 4,19 mètres de longueur, 3,62 mètres de largeur et 40 centimètres d’épaisseur. Cette sculpture est un vestige important de la culture Aztèque découvert sur le site archéologique du Templo Mayor, le Grand Temple, au cœur de la capitale mexicaine.

    Cet article explique comment les chercheurs s’y sont pris pour protéger et déplacer la pierre. Il retrace le trajet exécuté par le transport ainsi que le temps que cela a pris. Le second article est écrit par Carlos Paul (Universidad del Valle de México) « Histórico traslado de una deidad mexica »(p.5). Les article est agrémenté de photographies.

    Monolithe de Tlaltecuhtli, andésite, mexica. Vue frontale
    Période postclassique, Museo del Templo Mayor. Une équipe d'archéologues a découvert à quelques mètres au sud du monolithe sept squelettes d'aigles royaux, trois d'ibis, 60 couteaux de sacrifices de grande taille, des centaines de pierres vertes, des objets en bois, des graines de coton et de courges. Cette sculpture est polychrome, les archéologues ont pu déterminer quels étaient les pigments utilisés par les Aztèques.:Ils utilisaient une combinaison de cinq pigments : l’ocre, le rouge, le bleu, le noir et le blanc.

  • Sur le site du musée National d’Anthropologie du Mexique on peut voir la façon dont est organisé le Musée et faire un visite virtuelle grâce au Google Art Project . Le monde Mexicas au Postclassique récent (1300-1521 ap.J.-C.) a produit les monumentales sculptures de Coatlicue et la Pierre du Soleil, exposées dans la salle MEXICA du Musée National d’Anthropologie du Mexique, salle la plus importante du Musée. On trouve différents objets ainsi que des maquettes. Les fragments de sculptures de Mexico-Tenochtitlán, retrouvés dans le sous-sol de la ville, sont répartis dans cette salle, par exemple: le Chac-Mool, la Pierre des sacrifices, l’Autel des siècles, etc.. ainsi que la grande Pierre du Soleil, située au centre de la salle, qui constitue un monument archéologique important pour les Mexicains. Sont exposés aussi des bijoux et des ornements (tels que le panache de Moctezuma).

    Chac Mool en basalte (réalisé entre 1250-1521 apres J.C). Il est dans sa position caractéristique, allongée sur le dos, avec bras et les jambes pliés, tête retourné d'un coté.Le bord du récipient est orné de plumes de bijoux et de glyphes. Le personnage porte beaucoup de bijoux (boucles d'oreilles, bracelets, collier), des sandales et une coiffure de plumes qui retombent à l'arrière de la tête. Les sculptures de Chac Mool sont généralement liés au culte de Tlaloc, dieu de la pluie. Ce dernier a été découvert au sommet d'une temple de Tenochtitlan

SCULPTURES

SCULPTURE

  • les artisans et sculpteurs aztèques étaient les héritiers d’une tradition de sculpture sur pierre. Sur le site Mexicolore, on trouve un article qui décrit les racines profondes de la sculpture aztèque. Cet article en anglais est rédigé par Richard Diehl (professeur au Département d’anthropologie, Université de l’Alabama, Tuscaloosa).  Il fait ici des liens entre la création artistique des Aztèques et celle des autres cultures mésoaméricaines (il remonte jusqu’aux Olmèques). Les œuvres finement sculptées des Aztèques et leurs monuments révèlent qu’ils avaient aussi un sens de l’esthétique, égal à celui de toutes les civilisation connues dans le monde mésoaméricain. Les Mexicas travaillaient l’andésite, la diorite et le basalte pour représenter des figures anthropomorphes, les dieux, le monde naturel (animaux et plantes – par exemple le cacao, le maïs, les oiseaux ). L’article est agrémenté de photographies.
Carrière de pierre aztèque, Codex de Florence Livre 10, la plaque 40.
  • Pour un rapide coup d’œil sur le mythes aztèques et leurs spécificités artistiques, le site: le monde precolombien.com propose un court résumé. Ce qui est intéressant, c’est qu’à la fin de l’article se trouve une liste de sources en langue française pour approfondir les connaissances sur le monde des Aztèques (bibliographie et webographie).

JADEITE

JADEITE

  • Les Aztèques travaillaient aussi la pierre de jade. Pour plus d’information sur le travail de la jadéite, les spécificités de cette pierre et ses propriétés scientifiques, un article en anglais est disponible en format PDF sur le site:arqueocostarica.net. Il est écrit par Kim Be Howard (étudiant de l’Institut canadien de gemmologie). Il décrit l’histoire de la pierre de jade à travers les siècles et les différentes civilisations, dont celles de la Mésoamérique (entre autre les Aztèques). Il cite des textes coloniaux et nous apprend que parmi les premiers écrivains espagnols du XVIe siècle, Sahagun remarque la pierre de « jade, le vert émeraude ». Son apparence est comme une plume verte de quetzal. A partir de la page 1 à 5 il évoque la jadéite en Mésoamerique.

La figure de jade d'un guerrier aigle. Hauteur: 14,50 cm
Largeur: 6.00 cm
Les Mexicains avaient deux ordres prestigieux de guerriers: le jaguar et l'aigle.

  •  Pour en savoir plus sur la production de jade, on peut consulter le site de L’INAH, où se trouve un article sur l’exposition « Piedras del Cielo. Civilizaciones del jade ». Un diaporamaest aussi mis en ligne. C’est une exposition sur le jade au Museo Nacional de Antropología de Mexico. Elle est présentée dans la salle des expositions temporaires du 31 mars jusqu’à la fin juin 2012, puis elle sera déplacée dans la capitale chinoise. Il s’agit d’une exposition internationale, impliquant le Mexique et la République Populaire de Chine. L’exposition est divisée en 5 sections qui illustrent les caractéristiques physiques et techniques de la taille, ses diverses utilisations et les nuances symboliques qui lui sont liées. Beaucoup d’objets sont exposés évoquant l’importance du jade dans les civilisations chinoises et mésoaméricaines. Dans ces deux civilisations on retrouve le jade dans le cadre mortuaire. Les pièces exposées appartiennent à différents musées mexicains (dont le MNA, Templo Mayor, et autres musées régionaux) et au Musée du Palais (situé à la Cité Interdite de Pékin).

    Affiche de l'exposition

    L’ancienne Méso-Amérique est représentée par des objets de la civilisation olmèque, Teotihuacan, maya et aztèque, allant de la période précoce formative (1600-900 avant JC) à la Post – classique finale (1200-1521 après JC). Diana Magaloni, directeur du Musée national d’anthropologie est commissaire de l’exposition sur la partie du Mexique.

MONOLITHES

STATUAIRE

  •  L’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire (INAH) étudie, conserve et divulgues des informations sur le patrimoine national archéologique, anthropologique, historique et paléontologique, du Mexique. ce site, sous la direction de Marco Antonio Barrera Tirado est très bien fait et propose « l’histoire de la pierre à travers 3 monolithes Mexicas », disponible en anglais. Il donne la description très détaillée de 3 monolithes choisit:
    – Tlatecuhtli
    – La pierre du Soleil
    – Coyolxauhqui
    Ce site permet de connaître l’histoire de ces monolithes (leur origines et leur dates de créations et de découvertes), leurs dimensions, et leurs iconographies. On peut faire des agrandissements de la sculpture ce qui permet d’observer des détails. En cliquant sur « menu » puis « description », une page s’affiche où l’on voit des vidéos et des archéologues nous parler de ces pierres et de leur iconographies.
Monolithe communément appelé « Pierre du Soleil » ou « Calendrier aztèque » (Musée national d’anthropologie, Mexico).

MODES ARCHITECTURAUX

ARCHITECTURE ET ELEMENTS STATUAIRES

  • Dans le livre Tlaloc et Huitzilopochtli, dieux du panthéon aztèque, mémoire de maitrise de Sophie François (sous la direction d’Adelaïde de Chatellus maitre de conférence à Paris IV – Sorbonne, département de Littérature contemporaine en langue espagnole. Théorie du texte, éditions Lulu.com, extraits numérisés par Google Books) on apprend que les Aztèques étaient fascinés par les Toltèques, à qui ils reprirent les modes architecturaux et certains dieux de leur panthéon. De la page 20 à 22, l’auteur nous décrit la représentation de Tlaloc et Huitzilopochtli dans l’architecture, puis de la page 22 à 25, elle décrit sa représentations dans les codex, où la plume est très présente. On apprend notamment que lors de fouilles à Tenochtitlan en 1978, beaucoup de statuettes et des vases représentant le dieu de la pluie ont été découvertes (beaucoup étant des offrandes). L’auteur propose de s’attacher à l’étude de deux vases funéraires découverts dans le grand temple de Tenochtitlan, avant d’aborder la représentation de ce dieu dans les codex.

MOSAÏQUE

MOSAÏQUE

  • Le site du British Museum propose quelques articles sur les objets présents dans leurs collections et sur les cultures qui y sont liées. On trouve entre autre un article sur les mosaïques turquoises du Mexique ancien. Associés à l’article, cinq objets sont visibles dont on peut lire la description. On apprend qu’une variété d’objets a été décorée de mosaïques, comme des masques, boucliers, bâtons, couteaux, disques, et des figurines de formes animales qui étaient souvent ornées de plumes. On apprend que beaucoup de ces objets, ainsi que des morceaux bruts de turquoise, ont été envoyés à Tenochtitlan, la capitale aztèque. Les Aztèques les utilisaient pour rendre hommage et orner les images des dieux, ainsi qu’en ornement pour les prêtres et la noblesse. L’article décrit la façon dont est utilisée la mosaïque et la composition de ses matériaux.

Bouclier en bois avec incrustations de mosaïques. Diamètre: 31.00 cm.
Parmi les nombreux boucliers de cérémonie énumérés dans les inventaires des expéditions envoyés vers l'Espagne par Hernán Cortés (1485-1547), 25 ont été décorés de mosaïque turquoise.
La mosaïque sur ce bouclier est travaillée en turquoise et obus de Strombus (conque), Spondylus (huître épineuse) et Pinctada (nacre). Des "boules" de résine de pin recouvertes de feuilles d'or sont également utilisées dans la conception qui met en scène les principales divisions de l'univers des Mexicas. Au centre se trouve un disque solaire, pris dans sa brillante carapace rouge Spondylus. Les quatre rayons émanant du disque solaire divisent la terre en quatre trimestres. Dans chaque trimestre est un personnage aux bras levés, un dieu dont le rôle était de soutenir le ciel. Le bouclier affiche également un dessin vertical sous la forme d'un serpent à la mâchoire dentée. L'arbre à coté représente un «axe du monde» reliant la sphère terrestre et les sphères célestes. Autour du bord du bouclier le bois n'est pas décoré, mais est transpercé par une série de trous assez régulièrement espacés. Ceux-ci peuvent avoir été utilisés pour attacher des plumes. Selon les descriptions du XVIe siècle, des plumes colorées ont été utilisées pour décorer les bords de boucliers de la mosaïque.

Détail du bouclier de cérémonie ci-dessus

MASQUES

MASQUES

Les masques chez les Aztèques ont un lien avec leur religion, leurs croyances.

Masque de mosaïque de Tezcatlipoca. XVe-XVI siècle après J.C.
Cette mosaïque est censée représenter le dieu Tezcatlipoca, ou «Miroir Fumant», l'une des quatre divinités créatrices qui étaient parmi les dieux les plus importants dans le panthéon mexica.
La base de la mosaïque est un crâne humain. Le crâne est coupé à l'arrière et bordé de peau de cerf sur lequel la mâchoire mobile est articulée. Les longues lanières en peau de daim auraient permis au crâne d'être porté comme insigne sacerdotal. Les ornements de crâne comme celui-ci sont décrits dans le codex mixtèque Zouche Nuttal.
La décoration en mosaïque est travaillée dans des bandes alternées de bleu turquoise lumineux et lignite noir. Les yeux sont faits de deux orbes de pyrite de fer poli encadrés par des anneaux blancs.
British Museum

  • Roberta H. Markman (professeur de littérature comparée à la California State University, Long Beach) et Peter T. Markman (Professeur d’anglais à Fullerton Séminaire, en Californie) ont publié en 1989 l’ouvrage: « Masks of the spirit : image and metaphor in Mesoamerica » qui est accessible sur google books en anglais. Ils s’appuient sur des sources tirées de l’archéologie, l’histoire de l’art, du folklore, de l’ethnohistoire, de l’ethnographie et de la littérature. Les auteurs soutiennent que le masque est la métaphore centrale du concept de la réalité spirituelle en Méso- Amérique. Ils retracent la longue histoire de l’utilisation du masque rituel par les peuples qui ont créé et développé la tradition mythologique de la Méso-Amérique. L’œuvre est divisée en 3 chapitres: 1) de la métaphore du masque dans la Méso-Amérique précolombienne : le masque comme le Dieu, dans le rituel et en tant que métaphore; réflexions métaphoriques 2) de l’ordre cosmique, 3) la métaphore du masque après la conquête: le syncrétisme, les survivances pré-colombienne; les masques aujourd’hui. On trouve à la page 5 une description du dieu Huitzilopochtli qui a toujours été représenté dans les codex et décrit dans les chroniques par  » son masque  », sa peinture faciale caractéristique, des costumes et accoutrements.
    Ils citent Diego Durán (missionnaire dominicain et historien espagnol), pour décrire ce dieu: il porte une coiffe riche en forme de bec d’un oiseau. . . . Le bec qui a soutenu la coiffe du dieu était d’or brillant forgé à l’imitation du colibri. . . . Les plumes de la coiffe proviennent d’oiseaux verts. [L’idole] portait un manteau vert et en plus de ce manteau, autour du cou, un tablier recouvert de riches plumes vertes, parées d’or »

    Huitzilopochtli, image du Codex Borbonicus où l'on voit son "masque", sa peinture faciale. Il porte ses attributs : un bouclier, et une coiffe de plumes blanches sur son casques. Ces plumes sont apellées tlapotollini et sont un symbole guerrier et sacrificiel

Le masque a une portée philosophique chez les Aztèques, par rapport à l’organisation du monde, du cosmos. Il était très important pour cette médiation.

Masque en mosaîque aztèque XVe-XVIe siècle apres J.C. Hauteur: 17.30 cm
Largeur: 16,70 cm
Ce masque est censé représenter Quetzalcoatl («serpent à plumes») ou le dieu de la pluie Tlaloc. Les deux divinités sont associées à des serpents. Alors que les plumes qui figurent dans la conception de ce masque sont compatibles avec les éléments symboliques associés à l'image de Quetzalcoatl, les lunettes des yeux produit par "les serpents entrelacés" est un signifiant visuel souvent utilisé pour identifier le dieu de la pluie Tlaloc.
Le masque est sculpté à partir d'une seule pièce de Cedrela odorata bois et recouvert de mosaïque turquoise. Les dents sont faites de coquillage blanc. C'était peut être un cadeau de l'empereur Moctezuma II Mexica à l'espagnol Cortés capitaine Hernán (1485-1547).

  • Le livre L’esprit du jeu chez les Aztèques (1978) de Christian Duverger ( Directeur du Centre de Recherche sur l’Amérique préhispanique (CRAP) et directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), où il détient la chaire d’anthropologie sociale et culturelle de la Méso-Amérique) est disponible en version numérisé sur Google Books. L’auteur évoque les masques de la pages 229 à 242. Cependant certaines pages ne font pas partie de la sélection consultable du livre, ce qui est assez dérangeant. A Teotihuacan, les Mexicas travaillaient la serpentine, la néphrite, le basalte, la jadéite, l’albite, et pouvaient utiliser des incrustations de nacre ou de pierres fines. Les yeux et la bouche étaient incisés en creux. Ces « masques» étaient mortuaires. Les Aztèques qui utilisaient principalement la crémation, connaissaient cependant le masque mortuaire. Avant de brûler le corps du défunt, ils l’enroulaient dans des draps et le ornaient de plumes et de papier. On déposait un masque de bois sur le visage. Les archéologues ont aussi retrouvé des masques de mosaïques. Il décrit ensuite la relations des masques avec les dieux. Le dieu du jeu porte un masque chez les Aztèques car il était également un  accessoire  à des fins ludiques, utilisé au cours de danses ou pour des représentations de forme théâtrale. L’auteur présente ensuite la mention des masques dans les codex.
  • Sur le site Aztec-history.com, on trouve des informations sur l’art aztèque en général, mais aussi sur les masques. Ce site a été réalisé par Jaime Cottrill (passionnée d’art aztèque, étudiante à l’Internacional Universidad à Cuernavaca, au Mexique. Les pages de son site proviennent de ses études, visites de sites archéologiques aztèques et de ses recherches personnelles). Dans le Mexique précolombien, les masques aztèques ont suivi une tradition héritée de nombreuses cultures. Un type courant de masque serait la représentation du dieu Quetzalcoatl. L’article évoque les matériaux utilisés  pour réaliser ces masques et leurs spécificités. L’article est enrichi de deux dessins.

PEINTURES MURALES

PEINTURES

On trouve dans l’empire Aztèque de nombreuses peintures murales plus ou moins bien conservées. La peinture murale constitue une source de données importante par rapport à la culture de Teotihuacan.

  • L’article de James Q. Jacobs (archéologue à la Arizona State University) en 2001 parle de la tradition artistique de Teotihuacan, des peintures murales polychrome et de l’importance des fouilles archéologiques.Cet article en anglais est disponible sur son site.
    Cet article se concentre sur les hypothèses et la validité de l’interprétation de l’art mural. Tout d’abord, il présente son étude et décrit brièvement l’art mural à Teotihuacan. Ensuite il examine les questions relatives à l’interprétation. Il évoque les questions de datations et les interprétations faites par les archéologues et historiens avant lui (notamment par rapport à questions entre l’analogie entre l’art de Teotihacan et l’art Aztèque, qui divise les chercheurs: par exemple George Kubler [Historien de l’art précolombien et ibéro-américain] a rejeté l’utilisation de l’analogie entre l’art mural aztèque et Teotihuacan contrairement à Laurette Séjourné [archéologue et ethnologue qui a travaillée sur la figure du Quetzalcoatl] qui y voit des liens). Enfin l’article discute d’un thème spécifique, celui de l’interprétation de la religion dans la peinture murale. Il y a une grande diversité et complexité de la nature des signes utilisés dans l’art mural : motif naturalistes, géométriques ou abstraits.Des fleurs, des coquillages et des plumes abondent dans ces peintures.
Tepantitla

Peinture murale du complexe de Tepantitla à Teotihuacan

  • Diana Magaloni Kerpel (Titulaire d’un doctorat en Histoire de l’Art de l’Université de Yale. Directrice du Musée national d’Anthropologie de Mexico. Professeur d’histoire de l’art à Instituto de Investigaciones Estéticas de l’UNAM, spécialisée dans les techniques picturales préhispaniques, est l’un des membres fondateurs du projet Pintura mural prehispánica en México de l’IIE) a rédigé l’article :  » « De vraies plumes et ou d’illusoires: Pigments, techniques de peinture, et l’utilisation de la couleur dans l’ancienne Méso-Amérique »(Article disponible en anglais sur le site revue.org). Elle s’intéresse ici particulièrement à la représentation de la plumes dans les peintures murales. Elle a travaillé sur les techniques utilisées, et a constaté un choix conscient dans la sélection de la matière première utilisée pour créer la couleur, ainsi que la quantité de pigments utilisés pour les différentes teintes. Elle fait une analyse qui mêle le domaine scientifique, le domaine technique et le domaine de l’histoire de l’art. Au début de l’article, elle replace l’art de la plume dans une tradition longuement enracinée dans la Méso – Amérique ( la plume est représentée en peinture depuis les Olmèques jusqu’aux Aztèques ). Puis elle réfléchit sur l’importance des qualités matérielles de la plume comme moyen artistique et esthétique pour créer des significations diverses dans les représentations. Elle termine l’article en évoquant les aspects matériels  de cette tradition en utilisant surtout les écrits et les images du livre 9 du Codex florentin. On apprend entre autre que Teotihuacan excelle dans la création de trois différentes teintes de vert qui sont utilisées pour représenter l’eau, le jade et les plumes (paragraphe 10). Représenter ces plumes au plus proche de l’effet matériel des vrais plumes était une sorte de défi technique pour créer de nouveaux pigments. De plus ces plumes et leurs couleurs créent un sens à la représentation.

    Peinture murale provenant du centre de la région de Tepantitla

ARCHITECTURE

ARCHITECTURE

Les Aztèques ont un centre très important qui correspond au centre religieux, cérémoniel ainsi que le centre du pouvoir. Le temple Mayor est le temple principal composé de deux temples jumeaux: le temple du soleil et celui de la pluie (ce qui est associé à la guerre et à la fertilité: deux points identitaire et économique de la société aztèque). L’architecture des édifices aztèques a été décrite par différent auteurs:

  • Article « La description du Grand Temple de Mexico par Bernardino de Sahagún (Codex de Florence, annexe du livre 2) »,Journal de la Société des Américanistes, disponible sur le portail de revues en ligne jsa.revues.org; est rédigé par Aurélie Couvreur (Ethnohistoire, histoire de l’art et histoire des religions ; spécialiste de l’iconographie du Mexique ancien, en particulier de la culture de Teotihuacan et du monde aztèque) en 2002. Cet article décrit le temple principal qui est une source majeure pour la connaissance du centre cérémoniel aztèque aujourd’hui partiellement redécouvert grâce à l’archéologie. Il propose une analyse détaillée du témoignage de Sahagún. Il évoque entre autres, le sujet de dieux méconnus et de rites mineurs. La confrontation de ces données avec les autres sources permet d’évaluer la validité de ce texte et de souligner les références constantes aux différents quartiers (calpulli) de Mexico. il fait la description du codex de Florence et décrit les édifices en place à cette époque.

Sculpture du serpent à plumes sur le Temple de Quetzalcóatl (Teotihuacán)

  • Article « Le grand temple de Mexico », de Guillemin-Tarayre (1858: ingénieur. Il fait parti de la recherche minéralogique dans les Abruzzes, puis à Madagascar. Il part en 1864 au Mexique, comme membre de l’Expédition. Il finit sa carrière comme directeur des exploitations aurifères de Grenade.),  issu du Journal de la Société des Américanistes. Cet article décrit ce temple, avec ses bâtiments annexes et sa décoration. Il donne des indication très précises sur le plan architectural (mesures, plans d’élévations…). Il évoque aussi les symboles et représentations du dieu par la statuaire du Templo Mayor.

Figure n°1 tirée de l'article cité ci-dessus. On aperçoit les symboles du dieu Huitzilopochtli sous la forme d'un colibri

  • Sur le site « vivamexico », on trouve quelques informations, faites par un amateur,  sur l’Histoire de Teotihuacan et sur « Temple de Quetzalcóatl » que l’on nomme aussi la « Citadelle ».

Façade du Temple de Quetzalcóatl avec la sculpture de la tête du Quetzalcóatl