STATUAIRES

STATUAIRE

  • Pour une description précise de la statuaire, on peut aller lire l’article sur le site Arqueología mexicana écrit par Victor Osorio Ogarrio (Archéologue. Directeur du Musée d’Anthropologie et d’Histoire de l’État de Mexico): « Quetzalcoatl Tlaltecuhtli : la sculpture de la dualité ». Cet article en espagnol propose de décrire deux statuaires: une de Quetzalcoatl (serpent à plumes identifiable par ses caractéristiques graphiques) et une autre de Tlaltecuhtli (déesse de la terre qui porte une coiffe de plumes). Il décrit ces sculptures à l’aide du récit du mythe fondateur, et de photographies et schémas.
Sculpture du Quetzalcóatl au repos et schéma explicatif. L’image en relief est placé sur la partie inférieure du serpent à plumes.
  • Pour une analyse sur l’Art aztèque, l’article de Manuel Aguilar Moreno (professeur d’histoire de l’art à l’université d’État de Californie. Ses recherches portent sur l’art et l’histoire de l’Amérique latine, et plus particulièrement du Mexique préhispanique) est disponible en ligne en format PDF. Dans la première partie de son article, l’auteur décrit l’iconographie des Aztèques. Il parle ensuite de l’architecture aztèque ainsi que des sculptures. Par exemple, de la page 18 à 19, on trouve la description de deux sculptures de Tlaltecuhtli : une portant le nom de la déesse [fig 19] et une autre [fig 20] nommée « Tlaltecuhtli del Metro ». Elle porte ce nom car selon Eduardo Matos Moctezuma (archéologue mexicain. Il a été président du conseil mexicain d’archéologie, puis directeur du centre de recherches et d’études supérieures en anthropologie sociale et directeur du musée national d’anthropologie. Il a fondé puis dirigé le musée du Templo Mayor) et Felipe Solís Olguín (archéologue mexicain et conservateur du Musée d’Anthropologie de Mexico), cette sculpture a été trouvée lors de la construction d’une ligne de métro à Mexico, et en raison de ses similitudes avec la statue de Coatlicue, on a initialement cru que cette sculpture représentait la déesse elle-même. Mais la recherche récente révèle la véritable identité de la sculpture: elle correspond à la première représentation connue de Tlaltecuhtli, ou la Terre Seigneur, en ronde-bosse. A la fin de l’article, on trouve des photographies ainsi que des dessins pour illustrer ces propos.

    Tlaltecuhtli del metro, 93 x 57 x 34cm. Cette statue en basalte est représenté en bas-relief. Cette pièce constitue un élément exceptionnel, car c'est la seule représentation de ce type de Tlaltecuhtli qui est connu dans l'art aztèque. Cette pièce se trouve au Musée National d'Anthropologie

  • Pour en savoir plus sur la sculpture de Tlaltecuhtli, on peut consulter les deux articles issu du quotidien « La Jornada » (18 mai 2010, p. 4) disponible en ligne. le premier article d’Ana Monica Rodriguez (travaille à Universidad Autonoma Metropolitana au Mexique) « Tlaltecuhtli ya ocupa el vestíbulo del Museo del Templo Mayor » parle des préparatifs et du transport du monolithe de Tlaltecuhtli vers le Museo del Templo Mayor (dans le cadre d’une exposition temporaire sur Moctezuma II qui  a eu lieu en 2010).

    Ce représentation de Tlaltecuhtli, déesse de la terre, pèse pas moins de 12 tonnes. Fragmentée en quatre morceaux, la représentation divine mesure 4,19 mètres de longueur, 3,62 mètres de largeur et 40 centimètres d’épaisseur. Cette sculpture est un vestige important de la culture Aztèque découvert sur le site archéologique du Templo Mayor, le Grand Temple, au cœur de la capitale mexicaine.

    Cet article explique comment les chercheurs s’y sont pris pour protéger et déplacer la pierre. Il retrace le trajet exécuté par le transport ainsi que le temps que cela a pris. Le second article est écrit par Carlos Paul (Universidad del Valle de México) « Histórico traslado de una deidad mexica »(p.5). Les article est agrémenté de photographies.

    Monolithe de Tlaltecuhtli, andésite, mexica. Vue frontale
    Période postclassique, Museo del Templo Mayor. Une équipe d'archéologues a découvert à quelques mètres au sud du monolithe sept squelettes d'aigles royaux, trois d'ibis, 60 couteaux de sacrifices de grande taille, des centaines de pierres vertes, des objets en bois, des graines de coton et de courges. Cette sculpture est polychrome, les archéologues ont pu déterminer quels étaient les pigments utilisés par les Aztèques.:Ils utilisaient une combinaison de cinq pigments : l’ocre, le rouge, le bleu, le noir et le blanc.

  • Sur le site du musée National d’Anthropologie du Mexique on peut voir la façon dont est organisé le Musée et faire un visite virtuelle grâce au Google Art Project . Le monde Mexicas au Postclassique récent (1300-1521 ap.J.-C.) a produit les monumentales sculptures de Coatlicue et la Pierre du Soleil, exposées dans la salle MEXICA du Musée National d’Anthropologie du Mexique, salle la plus importante du Musée. On trouve différents objets ainsi que des maquettes. Les fragments de sculptures de Mexico-Tenochtitlán, retrouvés dans le sous-sol de la ville, sont répartis dans cette salle, par exemple: le Chac-Mool, la Pierre des sacrifices, l’Autel des siècles, etc.. ainsi que la grande Pierre du Soleil, située au centre de la salle, qui constitue un monument archéologique important pour les Mexicains. Sont exposés aussi des bijoux et des ornements (tels que le panache de Moctezuma).

    Chac Mool en basalte (réalisé entre 1250-1521 apres J.C). Il est dans sa position caractéristique, allongée sur le dos, avec bras et les jambes pliés, tête retourné d'un coté.Le bord du récipient est orné de plumes de bijoux et de glyphes. Le personnage porte beaucoup de bijoux (boucles d'oreilles, bracelets, collier), des sandales et une coiffure de plumes qui retombent à l'arrière de la tête. Les sculptures de Chac Mool sont généralement liés au culte de Tlaloc, dieu de la pluie. Ce dernier a été découvert au sommet d'une temple de Tenochtitlan

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SCULPTURES

SCULPTURE

  • les artisans et sculpteurs aztèques étaient les héritiers d’une tradition de sculpture sur pierre. Sur le site Mexicolore, on trouve un article qui décrit les racines profondes de la sculpture aztèque. Cet article en anglais est rédigé par Richard Diehl (professeur au Département d’anthropologie, Université de l’Alabama, Tuscaloosa).  Il fait ici des liens entre la création artistique des Aztèques et celle des autres cultures mésoaméricaines (il remonte jusqu’aux Olmèques). Les œuvres finement sculptées des Aztèques et leurs monuments révèlent qu’ils avaient aussi un sens de l’esthétique, égal à celui de toutes les civilisation connues dans le monde mésoaméricain. Les Mexicas travaillaient l’andésite, la diorite et le basalte pour représenter des figures anthropomorphes, les dieux, le monde naturel (animaux et plantes – par exemple le cacao, le maïs, les oiseaux ). L’article est agrémenté de photographies.
Carrière de pierre aztèque, Codex de Florence Livre 10, la plaque 40.
  • Pour un rapide coup d’œil sur le mythes aztèques et leurs spécificités artistiques, le site: le monde precolombien.com propose un court résumé. Ce qui est intéressant, c’est qu’à la fin de l’article se trouve une liste de sources en langue française pour approfondir les connaissances sur le monde des Aztèques (bibliographie et webographie).

JADEITE

JADEITE

  • Les Aztèques travaillaient aussi la pierre de jade. Pour plus d’information sur le travail de la jadéite, les spécificités de cette pierre et ses propriétés scientifiques, un article en anglais est disponible en format PDF sur le site:arqueocostarica.net. Il est écrit par Kim Be Howard (étudiant de l’Institut canadien de gemmologie). Il décrit l’histoire de la pierre de jade à travers les siècles et les différentes civilisations, dont celles de la Mésoamérique (entre autre les Aztèques). Il cite des textes coloniaux et nous apprend que parmi les premiers écrivains espagnols du XVIe siècle, Sahagun remarque la pierre de « jade, le vert émeraude ». Son apparence est comme une plume verte de quetzal. A partir de la page 1 à 5 il évoque la jadéite en Mésoamerique.

La figure de jade d'un guerrier aigle. Hauteur: 14,50 cm
Largeur: 6.00 cm
Les Mexicains avaient deux ordres prestigieux de guerriers: le jaguar et l'aigle.

  •  Pour en savoir plus sur la production de jade, on peut consulter le site de L’INAH, où se trouve un article sur l’exposition « Piedras del Cielo. Civilizaciones del jade ». Un diaporamaest aussi mis en ligne. C’est une exposition sur le jade au Museo Nacional de Antropología de Mexico. Elle est présentée dans la salle des expositions temporaires du 31 mars jusqu’à la fin juin 2012, puis elle sera déplacée dans la capitale chinoise. Il s’agit d’une exposition internationale, impliquant le Mexique et la République Populaire de Chine. L’exposition est divisée en 5 sections qui illustrent les caractéristiques physiques et techniques de la taille, ses diverses utilisations et les nuances symboliques qui lui sont liées. Beaucoup d’objets sont exposés évoquant l’importance du jade dans les civilisations chinoises et mésoaméricaines. Dans ces deux civilisations on retrouve le jade dans le cadre mortuaire. Les pièces exposées appartiennent à différents musées mexicains (dont le MNA, Templo Mayor, et autres musées régionaux) et au Musée du Palais (situé à la Cité Interdite de Pékin).

    Affiche de l'exposition

    L’ancienne Méso-Amérique est représentée par des objets de la civilisation olmèque, Teotihuacan, maya et aztèque, allant de la période précoce formative (1600-900 avant JC) à la Post – classique finale (1200-1521 après JC). Diana Magaloni, directeur du Musée national d’anthropologie est commissaire de l’exposition sur la partie du Mexique.

MONOLITHES

STATUAIRE

  •  L’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire (INAH) étudie, conserve et divulgues des informations sur le patrimoine national archéologique, anthropologique, historique et paléontologique, du Mexique. ce site, sous la direction de Marco Antonio Barrera Tirado est très bien fait et propose « l’histoire de la pierre à travers 3 monolithes Mexicas », disponible en anglais. Il donne la description très détaillée de 3 monolithes choisit:
    – Tlatecuhtli
    – La pierre du Soleil
    – Coyolxauhqui
    Ce site permet de connaître l’histoire de ces monolithes (leur origines et leur dates de créations et de découvertes), leurs dimensions, et leurs iconographies. On peut faire des agrandissements de la sculpture ce qui permet d’observer des détails. En cliquant sur « menu » puis « description », une page s’affiche où l’on voit des vidéos et des archéologues nous parler de ces pierres et de leur iconographies.
Monolithe communément appelé « Pierre du Soleil » ou « Calendrier aztèque » (Musée national d’anthropologie, Mexico).

MODES ARCHITECTURAUX

ARCHITECTURE ET ELEMENTS STATUAIRES

  • Dans le livre Tlaloc et Huitzilopochtli, dieux du panthéon aztèque, mémoire de maitrise de Sophie François (sous la direction d’Adelaïde de Chatellus maitre de conférence à Paris IV – Sorbonne, département de Littérature contemporaine en langue espagnole. Théorie du texte, éditions Lulu.com, extraits numérisés par Google Books) on apprend que les Aztèques étaient fascinés par les Toltèques, à qui ils reprirent les modes architecturaux et certains dieux de leur panthéon. De la page 20 à 22, l’auteur nous décrit la représentation de Tlaloc et Huitzilopochtli dans l’architecture, puis de la page 22 à 25, elle décrit sa représentations dans les codex, où la plume est très présente. On apprend notamment que lors de fouilles à Tenochtitlan en 1978, beaucoup de statuettes et des vases représentant le dieu de la pluie ont été découvertes (beaucoup étant des offrandes). L’auteur propose de s’attacher à l’étude de deux vases funéraires découverts dans le grand temple de Tenochtitlan, avant d’aborder la représentation de ce dieu dans les codex.

ARCHITECTURE

ARCHITECTURE

Les Aztèques ont un centre très important qui correspond au centre religieux, cérémoniel ainsi que le centre du pouvoir. Le temple Mayor est le temple principal composé de deux temples jumeaux: le temple du soleil et celui de la pluie (ce qui est associé à la guerre et à la fertilité: deux points identitaire et économique de la société aztèque). L’architecture des édifices aztèques a été décrite par différent auteurs:

  • Article « La description du Grand Temple de Mexico par Bernardino de Sahagún (Codex de Florence, annexe du livre 2) »,Journal de la Société des Américanistes, disponible sur le portail de revues en ligne jsa.revues.org; est rédigé par Aurélie Couvreur (Ethnohistoire, histoire de l’art et histoire des religions ; spécialiste de l’iconographie du Mexique ancien, en particulier de la culture de Teotihuacan et du monde aztèque) en 2002. Cet article décrit le temple principal qui est une source majeure pour la connaissance du centre cérémoniel aztèque aujourd’hui partiellement redécouvert grâce à l’archéologie. Il propose une analyse détaillée du témoignage de Sahagún. Il évoque entre autres, le sujet de dieux méconnus et de rites mineurs. La confrontation de ces données avec les autres sources permet d’évaluer la validité de ce texte et de souligner les références constantes aux différents quartiers (calpulli) de Mexico. il fait la description du codex de Florence et décrit les édifices en place à cette époque.

Sculpture du serpent à plumes sur le Temple de Quetzalcóatl (Teotihuacán)

  • Article « Le grand temple de Mexico », de Guillemin-Tarayre (1858: ingénieur. Il fait parti de la recherche minéralogique dans les Abruzzes, puis à Madagascar. Il part en 1864 au Mexique, comme membre de l’Expédition. Il finit sa carrière comme directeur des exploitations aurifères de Grenade.),  issu du Journal de la Société des Américanistes. Cet article décrit ce temple, avec ses bâtiments annexes et sa décoration. Il donne des indication très précises sur le plan architectural (mesures, plans d’élévations…). Il évoque aussi les symboles et représentations du dieu par la statuaire du Templo Mayor.

Figure n°1 tirée de l'article cité ci-dessus. On aperçoit les symboles du dieu Huitzilopochtli sous la forme d'un colibri

  • Sur le site « vivamexico », on trouve quelques informations, faites par un amateur,  sur l’Histoire de Teotihuacan et sur « Temple de Quetzalcóatl » que l’on nomme aussi la « Citadelle ».

Façade du Temple de Quetzalcóatl avec la sculpture de la tête du Quetzalcóatl