MONOLITHES

STATUAIRE

  •  L’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire (INAH) étudie, conserve et divulgues des informations sur le patrimoine national archéologique, anthropologique, historique et paléontologique, du Mexique. ce site, sous la direction de Marco Antonio Barrera Tirado est très bien fait et propose « l’histoire de la pierre à travers 3 monolithes Mexicas », disponible en anglais. Il donne la description très détaillée de 3 monolithes choisit:
    – Tlatecuhtli
    – La pierre du Soleil
    – Coyolxauhqui
    Ce site permet de connaître l’histoire de ces monolithes (leur origines et leur dates de créations et de découvertes), leurs dimensions, et leurs iconographies. On peut faire des agrandissements de la sculpture ce qui permet d’observer des détails. En cliquant sur « menu » puis « description », une page s’affiche où l’on voit des vidéos et des archéologues nous parler de ces pierres et de leur iconographies.
Monolithe communément appelé « Pierre du Soleil » ou « Calendrier aztèque » (Musée national d’anthropologie, Mexico).

MODES ARCHITECTURAUX

ARCHITECTURE ET ELEMENTS STATUAIRES

  • Dans le livre Tlaloc et Huitzilopochtli, dieux du panthéon aztèque, mémoire de maitrise de Sophie François (sous la direction d’Adelaïde de Chatellus maitre de conférence à Paris IV – Sorbonne, département de Littérature contemporaine en langue espagnole. Théorie du texte, éditions Lulu.com, extraits numérisés par Google Books) on apprend que les Aztèques étaient fascinés par les Toltèques, à qui ils reprirent les modes architecturaux et certains dieux de leur panthéon. De la page 20 à 22, l’auteur nous décrit la représentation de Tlaloc et Huitzilopochtli dans l’architecture, puis de la page 22 à 25, elle décrit sa représentations dans les codex, où la plume est très présente. On apprend notamment que lors de fouilles à Tenochtitlan en 1978, beaucoup de statuettes et des vases représentant le dieu de la pluie ont été découvertes (beaucoup étant des offrandes). L’auteur propose de s’attacher à l’étude de deux vases funéraires découverts dans le grand temple de Tenochtitlan, avant d’aborder la représentation de ce dieu dans les codex.

MOSAÏQUE

MOSAÏQUE

  • Le site du British Museum propose quelques articles sur les objets présents dans leurs collections et sur les cultures qui y sont liées. On trouve entre autre un article sur les mosaïques turquoises du Mexique ancien. Associés à l’article, cinq objets sont visibles dont on peut lire la description. On apprend qu’une variété d’objets a été décorée de mosaïques, comme des masques, boucliers, bâtons, couteaux, disques, et des figurines de formes animales qui étaient souvent ornées de plumes. On apprend que beaucoup de ces objets, ainsi que des morceaux bruts de turquoise, ont été envoyés à Tenochtitlan, la capitale aztèque. Les Aztèques les utilisaient pour rendre hommage et orner les images des dieux, ainsi qu’en ornement pour les prêtres et la noblesse. L’article décrit la façon dont est utilisée la mosaïque et la composition de ses matériaux.

Bouclier en bois avec incrustations de mosaïques. Diamètre: 31.00 cm.
Parmi les nombreux boucliers de cérémonie énumérés dans les inventaires des expéditions envoyés vers l'Espagne par Hernán Cortés (1485-1547), 25 ont été décorés de mosaïque turquoise.
La mosaïque sur ce bouclier est travaillée en turquoise et obus de Strombus (conque), Spondylus (huître épineuse) et Pinctada (nacre). Des "boules" de résine de pin recouvertes de feuilles d'or sont également utilisées dans la conception qui met en scène les principales divisions de l'univers des Mexicas. Au centre se trouve un disque solaire, pris dans sa brillante carapace rouge Spondylus. Les quatre rayons émanant du disque solaire divisent la terre en quatre trimestres. Dans chaque trimestre est un personnage aux bras levés, un dieu dont le rôle était de soutenir le ciel. Le bouclier affiche également un dessin vertical sous la forme d'un serpent à la mâchoire dentée. L'arbre à coté représente un «axe du monde» reliant la sphère terrestre et les sphères célestes. Autour du bord du bouclier le bois n'est pas décoré, mais est transpercé par une série de trous assez régulièrement espacés. Ceux-ci peuvent avoir été utilisés pour attacher des plumes. Selon les descriptions du XVIe siècle, des plumes colorées ont été utilisées pour décorer les bords de boucliers de la mosaïque.

Détail du bouclier de cérémonie ci-dessus

Les attributs royaux

La société de vente aux enchères Gaïa a mis en ligne son catalogue de 2010 présentant une collection d’oeuvres d’art précolombien. Il est intéressant de lire p.36 la description d’un marqueur médian de terrain de jeu de balle en pierre, et de voir que le monarque a été identifié par des attributs précis. Le vêtement semble donc essentiel et efficace pour différencier les statuts des personnages.

Marqueur médian de terrain de grand terrain de jeu de balle

MASQUES

MASQUES

Les masques chez les Aztèques ont un lien avec leur religion, leurs croyances.

Masque de mosaïque de Tezcatlipoca. XVe-XVI siècle après J.C.
Cette mosaïque est censée représenter le dieu Tezcatlipoca, ou «Miroir Fumant», l'une des quatre divinités créatrices qui étaient parmi les dieux les plus importants dans le panthéon mexica.
La base de la mosaïque est un crâne humain. Le crâne est coupé à l'arrière et bordé de peau de cerf sur lequel la mâchoire mobile est articulée. Les longues lanières en peau de daim auraient permis au crâne d'être porté comme insigne sacerdotal. Les ornements de crâne comme celui-ci sont décrits dans le codex mixtèque Zouche Nuttal.
La décoration en mosaïque est travaillée dans des bandes alternées de bleu turquoise lumineux et lignite noir. Les yeux sont faits de deux orbes de pyrite de fer poli encadrés par des anneaux blancs.
British Museum

  • Roberta H. Markman (professeur de littérature comparée à la California State University, Long Beach) et Peter T. Markman (Professeur d’anglais à Fullerton Séminaire, en Californie) ont publié en 1989 l’ouvrage: « Masks of the spirit : image and metaphor in Mesoamerica » qui est accessible sur google books en anglais. Ils s’appuient sur des sources tirées de l’archéologie, l’histoire de l’art, du folklore, de l’ethnohistoire, de l’ethnographie et de la littérature. Les auteurs soutiennent que le masque est la métaphore centrale du concept de la réalité spirituelle en Méso- Amérique. Ils retracent la longue histoire de l’utilisation du masque rituel par les peuples qui ont créé et développé la tradition mythologique de la Méso-Amérique. L’œuvre est divisée en 3 chapitres: 1) de la métaphore du masque dans la Méso-Amérique précolombienne : le masque comme le Dieu, dans le rituel et en tant que métaphore; réflexions métaphoriques 2) de l’ordre cosmique, 3) la métaphore du masque après la conquête: le syncrétisme, les survivances pré-colombienne; les masques aujourd’hui. On trouve à la page 5 une description du dieu Huitzilopochtli qui a toujours été représenté dans les codex et décrit dans les chroniques par  » son masque  », sa peinture faciale caractéristique, des costumes et accoutrements.
    Ils citent Diego Durán (missionnaire dominicain et historien espagnol), pour décrire ce dieu: il porte une coiffe riche en forme de bec d’un oiseau. . . . Le bec qui a soutenu la coiffe du dieu était d’or brillant forgé à l’imitation du colibri. . . . Les plumes de la coiffe proviennent d’oiseaux verts. [L’idole] portait un manteau vert et en plus de ce manteau, autour du cou, un tablier recouvert de riches plumes vertes, parées d’or »

    Huitzilopochtli, image du Codex Borbonicus où l'on voit son "masque", sa peinture faciale. Il porte ses attributs : un bouclier, et une coiffe de plumes blanches sur son casques. Ces plumes sont apellées tlapotollini et sont un symbole guerrier et sacrificiel

Le masque a une portée philosophique chez les Aztèques, par rapport à l’organisation du monde, du cosmos. Il était très important pour cette médiation.

Masque en mosaîque aztèque XVe-XVIe siècle apres J.C. Hauteur: 17.30 cm
Largeur: 16,70 cm
Ce masque est censé représenter Quetzalcoatl («serpent à plumes») ou le dieu de la pluie Tlaloc. Les deux divinités sont associées à des serpents. Alors que les plumes qui figurent dans la conception de ce masque sont compatibles avec les éléments symboliques associés à l'image de Quetzalcoatl, les lunettes des yeux produit par "les serpents entrelacés" est un signifiant visuel souvent utilisé pour identifier le dieu de la pluie Tlaloc.
Le masque est sculpté à partir d'une seule pièce de Cedrela odorata bois et recouvert de mosaïque turquoise. Les dents sont faites de coquillage blanc. C'était peut être un cadeau de l'empereur Moctezuma II Mexica à l'espagnol Cortés capitaine Hernán (1485-1547).

  • Le livre L’esprit du jeu chez les Aztèques (1978) de Christian Duverger ( Directeur du Centre de Recherche sur l’Amérique préhispanique (CRAP) et directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), où il détient la chaire d’anthropologie sociale et culturelle de la Méso-Amérique) est disponible en version numérisé sur Google Books. L’auteur évoque les masques de la pages 229 à 242. Cependant certaines pages ne font pas partie de la sélection consultable du livre, ce qui est assez dérangeant. A Teotihuacan, les Mexicas travaillaient la serpentine, la néphrite, le basalte, la jadéite, l’albite, et pouvaient utiliser des incrustations de nacre ou de pierres fines. Les yeux et la bouche étaient incisés en creux. Ces « masques» étaient mortuaires. Les Aztèques qui utilisaient principalement la crémation, connaissaient cependant le masque mortuaire. Avant de brûler le corps du défunt, ils l’enroulaient dans des draps et le ornaient de plumes et de papier. On déposait un masque de bois sur le visage. Les archéologues ont aussi retrouvé des masques de mosaïques. Il décrit ensuite la relations des masques avec les dieux. Le dieu du jeu porte un masque chez les Aztèques car il était également un  accessoire  à des fins ludiques, utilisé au cours de danses ou pour des représentations de forme théâtrale. L’auteur présente ensuite la mention des masques dans les codex.
  • Sur le site Aztec-history.com, on trouve des informations sur l’art aztèque en général, mais aussi sur les masques. Ce site a été réalisé par Jaime Cottrill (passionnée d’art aztèque, étudiante à l’Internacional Universidad à Cuernavaca, au Mexique. Les pages de son site proviennent de ses études, visites de sites archéologiques aztèques et de ses recherches personnelles). Dans le Mexique précolombien, les masques aztèques ont suivi une tradition héritée de nombreuses cultures. Un type courant de masque serait la représentation du dieu Quetzalcoatl. L’article évoque les matériaux utilisés  pour réaliser ces masques et leurs spécificités. L’article est enrichi de deux dessins.

Les guerriers aztèques

  • Jean-Marie et Antoine Astier, avec la contribution de Fleurine Pelissier pour la rédaction des articles et de Jérôme Faissat pour les animations,  sont deux frères qui passionnés par le Mexique, lui ont dédié le site Mexique-fr.com rendant compte de toutes leurs connaissances et expériences du pays.

Abordant tant la dimension touristique, en fournissant des informations pratiques pour le voyage, qu’archéologique, culinaire, culturel, ou historique, ils présentent de façon large mais intéressante le passé comme le présent du pays.

Notamment dans la rubrique Archéo l’article des Guerriers aztèques présente l’aspect général, l’apprentissage, et la vie des guerriers aztèques, mais aussi leur mort (paragraphe Sacrifice).

Codex Mendoza: Représentation de guerriers capturant des prisonniers

  • Le site de l‘UANL (Universidad Autonoma de Nuevo Leon) propose une collection numérique composée de documents publiés du XVIe au XIXe siècle en espagnol, italien, français, et latin, ainsi que des thèses de doctorat.

Ils appartiennent aux bibliothèques des université Raul Rangel Frias, Capilla Alfonsina, Jose Juan Vallejo, et du Centre régional d’information et de documentation de la santé.

Le but de cette collection est de diffuser des textes intégraux par accès électronique tout en contribuant à leur conservation, inspiré par le Programme mondial de l’UNESCO qui vise à assurer la préservation du patrimoine documentaire national et régional.

La collection numérisée du UANL comprend actuellement 13 408 titres et 18 494 volumes.

C’est ainsi que nous pouvons accéder à l’ouvrage Excursion d’un touriste au Mexique pendant l’année 1854, de Just Girard et Just-Jean-Etienne Roy, publié en 1859.
Ils y font une courte esquisse des institutions civiles et militaires de la civilisation aztèque, bien qu’imparfaites à cause d’un grand manque de ressources. (p. 108-115)
Le code aztèque y est brièvement présenté, rendant principalement compte de sa sévérité, et la composition et le statut l’armée.
On découvre alors une plume victorieuse, portée en manteau par-dessus une côte de lames de métal pour les guerriers els plus riches, ou présente sur l’étendard aztèque affichant un aigle aux ailes déployées.

Thérapeutique et pharmacopée de la plume


Tlazolteotl, déesse des guérisseurs aztèques

La plume  » ombre des êtres sacrés  », entre naturellement dans la pharmacopée magique aztèque. Le codex Badianus de 1552 – originellement rédigé en nahuatl  par Martin de la Cruz, guérisseur indigène – est le premier document médical aztèque compilé après la Conquista

  • La traduction en anglais du codex : An aztec herbal : the classic codex of 1552  par William Gates, mayaniste américain et collectionneur de manuscrits indigènes.        A la page 99 , le médecin aztèque indique un remède contre l’épilepsie à base de fumigation de plumes de vautour. Page 94, la prescription consiste à piler des plumes de colombe et de corbeau pour guérir de la stupidité.


Vautour royal de la Mésoamérique ( sarcogyps calvus )

  • A propos de la plume comme auxiliaire des pratiques médicales, l’article en anglais The aztec medicine, de Thomas H. Frederiksen, in Aztec student research Guide 1997 -2005, hébergé sur le site de promotion touristique de Ambergris Caye, Belize.
  • Le livre La civilisation aztèque et l’aigle royal : ethnologie et ornithologie, par Michel Gilonne, ethno – ornithologue, président de l’association culturelle LUPUNA, édité chez L’Harmattan, coll.Amérique Latine, 1998, numérisé partiellement par Google Books.                                                                                                                           P. 30 l’auteur décrit quelques unes de pratiques de l’ornithothérapie aztèque : le duvet des perroquets était utilisé comme pansement lors du percement des oreilles par exemple.


Quetzal resplendissant ou Couroucou royal (Pharomachrus mocinno)

Origines du commerce de la plume

Les pochtecas, commerçants de la Triple Alliance, étaient au cœur de l’économie plumassière.

  • Le livre   Aztecs : an interpretation , de Inga Clendinnen,  professeur émérite d’ History à La Trobe University, Melbourne, publié par Cambridge University Press, 1995, digitalisé partiellement par Google Books.                                                    Pages 216 – 217 l’auteur analyse les origines de l’artisanat de la plumasserie, en citant le frère Bernardino de Sahagún [  (1500 – 1590 ), missionnaire  franciscain dans la Historia general de la cosas de nueva España, pp.235 à 237, tome 1, livre 3 chapitre 1, texte en espagnol présenté et annoté par Carlos Maria de Bustamante (1774 – 1848 )  –  juriste, indépendantiste, historien et politicien mexicain –  1829, éditions de Alejandro Valdes, Mexico, vol. 1, numérisé intégralement par Google Books ] . En effet, bien que Clendinnen doute qu’il s’agisse du facteur principal de l’expansion aztèque, les commerçants indigènes affirmèrent au religieux que la plume en était l’enjeu principal, car les Mexicas les aimaient passionnément, et que la dynamique originelle d’une telle convoitise s’enracinait profondément dans la tradition ,  » les temps anciens  », lors du règne du  premier tlatoani de Tenochtitlan, en se développant ensuite : ainsi chaque empereur est associé dans le récit à l’apparition de nouvelles variétés de plumes, et la plume est présentée comme la genèse de l’essor de la fortune des marchands, du prestige des artisans et de la virtuosité des scribes.

Scène de négociation de la plume entre pochtecas
Codex de Florence

Par ailleurs, l’économie de la plume – si difficile à obtenir car provenant de provinces éloignées du centre du territoire mexica – devient un vecteur socio – politique au service de l’autorité qui légitime son hégémonie et sa valeur monarchique dans l’éclat ostentatoire des plumes exotiques et rares.

  • L’article en Pdf The pre-columbian economy de Rebecca Storey et Randolph J. Widmer, anthropologues à la la Pennsylvania State University , écrit pour le meeting of the Latin American Studies Association du 8 – 6 – 2001 à Washington, D. C. et publié sur le site de l’Université de Houston.                                                              Les auteurs mentionnent à la page 3 le pouvoir tiré par les tlatoani d’objets de provenance lointaine, comme les plumes. Mais le commerce plumassier a permis à deux classes d’émerger, celle des riches marchands et celle des artisans spécialisés ( p. 18 ), comme en témoignent les paraphernalia laissés dans les caches dédicatoires du Templo Mayor ( voir l’article Commerce et rites sacrificiels ) .

Valeur phonétique pictographique de la plume

Deux exemples à propos de la valeur phonétique de la plume dans les inscriptions pictographiques nahuatl :

  • Le texte Le Tlacuilo et les deux conventions de Abraham Zemsz , sémiologue et historien de l’art. 2. . In: Communications, 29, 1978. Image(s) et culture(s). pp. 47-48, numérisé par Persée.                                                                               L’auteur donne ici un aperçu de la valeur de glyphe phonétique de la touffe de plume située au sommet du fût d’une lance dans la représentation iconographique traditionnelle du roi aztèque par le tlacuilo dans le Codex Mendoza.

  • Un autre article donnant un exemple de l’utilisation de la valeur phonétique de la plume dans la pictographie nahuatl : l’article Prénoms et noms de lieu exprimés par des glyphes et des attributs chrétiens dans les manuscrits pictographiques mexicains de Joaquín Galarza, anthropologue, directeur de recherche honoraire au CNRS, spécialiste des codex mésoaméricains, in Journal de la Société des Américanistes, tome 56-2, 1967. pp. 533-583, numérisé par Persée.                                                                                                                    Page 543, l’auteur décrit l’expression pictographique du prénom chrétien Christobàl par l’élément glyphique  xopaleuac, la plume riche et verte.

( Codex Mendoza )

P. 176 Wohrer analyse le pictogramme toponymique  » Yopico  » représenté par deux éléments maxtlatl ( gilet de sacrifice ), propre à Xipe en forme de queue de tlauhquecholli ( ajaia ajaja ) et une jarre ( comitl )  »


Homme portant le maxtlatl
Musée National d'Anthropologie de Mexico, Mexique

spatule rosée ( ajaia ajaja ) , le tlauhquecholli

 

Fondation

 

L’épopée légendaire du peuple mexica est le récit d’une migration mystique menée par la figure du dieu tribal Huitzilopochtli,

Huitzilopochtli codex Telleriano Remensis, page 5, BNF

 » le colibri venu de la gauche « , chef et guide spirituel de la nation qui reçoit plusieurs visions de la terre promise.

Il existe deux versions de l’apparition de Uitzilopochtli ( ou Huitzilopochtli ) toutes deux évoquant la venue au monde du dieu grâce à une boule de duvet fécondée tombée du ciel ( « pelotilla de pluma », Sahagún ) :

  • Celle recueillie par le frère Bernardino de Sahagún, (1500 – 1590 ), missionnaire  franciscain dans la Historia general de la cosas de nueva España, pp.235 à 237, tome 1, livre 3 chapitre 1, texte en espagnol présenté et annoté par Carlos Maria de Bustamante (1774 – 1848 )  –  juriste, indépendantiste, historien et politicien mexicain –  1829, éditions de Alejandro Valdes, Mexico, vol. 1, numérisé intégralement par Google Books.
  • celle décrite dans l’Historia de los Mexicanos por sus pinturas, auteur anonyme, vers 1530, chap. 11, traduit en anglais et publié par Henry Phillips Jr. ( 1838  – 1895 ) – archéologue et numismate, secrétaire général de la Numismatic and Antiquarian Society of Philadelphia et de l’ American Philosophical Society – après lecture de l’American Philosophical Society, octobre 1883, publié en totalité sur le site de la FAMSI par Alec Christensen.
  • L’extrait de la p.344 de L’origine des Aztèques, de Christian Duverger, seuil, 1983, numérisé sur Google Books.                                                                                           L’auteur met en évidence le fait que les oiseaux – leurs plumes précieuses –  sont une part constitutive de l’image de la terre promise dans la sémiologie nahuatl, en citant le texte de la Crónica mexicáyotl .
  • La page 30 de l’œuvre de la Crónica mexicáyotl, texte en nahuatl avec traduction en espagnol, écrit à la fin du XVI siècle par Fernando ou Hernando (de) Alvarado Tezozómoc (vers 1525-1530 – après 1609) , chroniqueur indigène mexicain, arrière-petit-fils de l’empereur aztèque Axayacatl par son père et le petit-fils de Moctezuma II par sa mère, publication de l’Universidad national autónoma de México, 1998  ( 3ème édition ), partiellement numérisé par Google Books.                                                                                                                        L’auteur y rapporte la harangue de Huitzilopochtli faite à son peuple pendant la migration, leur décrivant la terre promise comme le lieu où se trouvent toutes sortes de  » plumes précieuses […] xiuhtototl, […] tzinitzcan  » .

 

Trogon masqué ou Tzinitzcan ( trogon personatus )

 

  • Le récit Historia de las Indias de Nueva – España y islas de tierra firme de Diego Durán ( 1537 -1588 ), missionnaire dominicain et historien espagnol ayant vécu en Nouvelle Espagne au XVI siècle,  texte intégral en espagnol annoté et complété par José Ramirez, publié par les éditions J.M. Andrade y F. Escalante, 1867, en téléchargement sur Google Books.                                                                              Au chap.5, p.39, Durán décrit également le contenu de la vision de Tenochtitlan comme le lieu où se trouve de nombreuses plumas associées à d’autres objets précieux.
  • Le Codex Ramírez (également connu comme le codex Tovar) XVI siècle, époque post -coloniale intitulé originellement Relación del origen de los indios que hábitan esta Nueva España según sus Historias, décrit la deuxième vision de Huitzilopochtli – celle localisant la cité – de manière différente par rapport à la version vulgarisée de l’aigle posé sur un cactus tenant un serpent dans ses serres.                                   Les feuillets sont numérisés intégralement et mis à la disposition du public sur le site de la John Carter Brown Library, Brown University, à la page d’archives des images  de l’ancienne Amérique .                                                                           Selon Christian Duverger, dans L’origine des Aztèques,op. cit.  p.113, dont l’extrait est numérisé sur Google Books,  ce document parle d’un aigle qui  » se nourrit des plus délicats oiseaux  » au sommet d’un cactus entouré d’une  » […] quantité de plumes vertes, bleues, rouges, jaunes et blanches; ce sont les plumes des oiseaux précieux dont se nourrit cet aigle  » . L’aigle lui – même est décrit comme ayant un ramage  » de plumes précieuses et resplendissantes »où se trouve un tunal ( figuier de barbarie ) et tout autour «  […] une grande quantité de plumes vertes, bleues, rouges, jaunes et blanches des oiseaux précieux dont se nourrit ( un ) aigle […] ».
  • La même description se retrouve dans la Crónica mexicáyotl ( voir plus haut ), dont le passage est cité à la page 15 de l’ouvrage Aztecs : an interpretation , de Inga Clendinnen,  professeur émérite d’ Histoire à La Trobe University, Melbourne, publié par Cambridge University Press, 1995, partiellement digitalisé par Google Books.   Le texte dit :  » ( et ils virent que , NdT)  […] son nid […] était constitué de toutes sortes de plumes précieuses… ».
Codex Ramirez – planche 4a.
El Tunal con el Aguila que hallaron en la laguna
JCB Archive of Early American