Héritage du quetzal

Quetzal resplendissant (Pharomachrus mocinno ) . Les plumes caudales étaient tout particulièrement prisées des Aztèques: partie constitutive des attributs des dieux et et des tlatoani, leur commerce alimentait un secteur économique prospère soutenu par des échanges et des tributs. Elles possédaient également une valeur monétaire.

 

Les plumes du quetzal étaient estimées dans les cultures plus anciennes de la  Mésoamérique telles que celle des Mayas de l’époque classique et la civilisation de Teotihuacan.

  • Le livre en anglais The Aztecs, de Michael Ernest Smith – professeur d’Anthropologie à la School of Human Evolution and Social Change ( ancien département Anthropologie) à la  Arizona State University – publié chez John Wiley & Sons, 2003, partiellement numérisé par Google Books.                                         Page 94 l’auteur revient sur cet héritage de l‘imago du quetzal, l’un des liens cruciaux au passé qui influenceront la société mixteca et la légitimeront territorialement et politiquement.

Quetzal resplendissant (Pharomachrus mocinno ) des forêts humides du Mexique

PEINTURES MURALES

PEINTURES

On trouve dans l’empire Aztèque de nombreuses peintures murales plus ou moins bien conservées. La peinture murale constitue une source de données importante par rapport à la culture de Teotihuacan.

  • L’article de James Q. Jacobs (archéologue à la Arizona State University) en 2001 parle de la tradition artistique de Teotihuacan, des peintures murales polychrome et de l’importance des fouilles archéologiques.Cet article en anglais est disponible sur son site.
    Cet article se concentre sur les hypothèses et la validité de l’interprétation de l’art mural. Tout d’abord, il présente son étude et décrit brièvement l’art mural à Teotihuacan. Ensuite il examine les questions relatives à l’interprétation. Il évoque les questions de datations et les interprétations faites par les archéologues et historiens avant lui (notamment par rapport à questions entre l’analogie entre l’art de Teotihacan et l’art Aztèque, qui divise les chercheurs: par exemple George Kubler [Historien de l’art précolombien et ibéro-américain] a rejeté l’utilisation de l’analogie entre l’art mural aztèque et Teotihuacan contrairement à Laurette Séjourné [archéologue et ethnologue qui a travaillée sur la figure du Quetzalcoatl] qui y voit des liens). Enfin l’article discute d’un thème spécifique, celui de l’interprétation de la religion dans la peinture murale. Il y a une grande diversité et complexité de la nature des signes utilisés dans l’art mural : motif naturalistes, géométriques ou abstraits.Des fleurs, des coquillages et des plumes abondent dans ces peintures.
Tepantitla

Peinture murale du complexe de Tepantitla à Teotihuacan

  • Diana Magaloni Kerpel (Titulaire d’un doctorat en Histoire de l’Art de l’Université de Yale. Directrice du Musée national d’Anthropologie de Mexico. Professeur d’histoire de l’art à Instituto de Investigaciones Estéticas de l’UNAM, spécialisée dans les techniques picturales préhispaniques, est l’un des membres fondateurs du projet Pintura mural prehispánica en México de l’IIE) a rédigé l’article :  » « De vraies plumes et ou d’illusoires: Pigments, techniques de peinture, et l’utilisation de la couleur dans l’ancienne Méso-Amérique »(Article disponible en anglais sur le site revue.org). Elle s’intéresse ici particulièrement à la représentation de la plumes dans les peintures murales. Elle a travaillé sur les techniques utilisées, et a constaté un choix conscient dans la sélection de la matière première utilisée pour créer la couleur, ainsi que la quantité de pigments utilisés pour les différentes teintes. Elle fait une analyse qui mêle le domaine scientifique, le domaine technique et le domaine de l’histoire de l’art. Au début de l’article, elle replace l’art de la plume dans une tradition longuement enracinée dans la Méso – Amérique ( la plume est représentée en peinture depuis les Olmèques jusqu’aux Aztèques ). Puis elle réfléchit sur l’importance des qualités matérielles de la plume comme moyen artistique et esthétique pour créer des significations diverses dans les représentations. Elle termine l’article en évoquant les aspects matériels  de cette tradition en utilisant surtout les écrits et les images du livre 9 du Codex florentin. On apprend entre autre que Teotihuacan excelle dans la création de trois différentes teintes de vert qui sont utilisées pour représenter l’eau, le jade et les plumes (paragraphe 10). Représenter ces plumes au plus proche de l’effet matériel des vrais plumes était une sorte de défi technique pour créer de nouveaux pigments. De plus ces plumes et leurs couleurs créent un sens à la représentation.

    Peinture murale provenant du centre de la région de Tepantitla