Héritage du quetzal

Quetzal resplendissant (Pharomachrus mocinno ) . Les plumes caudales étaient tout particulièrement prisées des Aztèques: partie constitutive des attributs des dieux et et des tlatoani, leur commerce alimentait un secteur économique prospère soutenu par des échanges et des tributs. Elles possédaient également une valeur monétaire.

 

Les plumes du quetzal étaient estimées dans les cultures plus anciennes de la  Mésoamérique telles que celle des Mayas de l’époque classique et la civilisation de Teotihuacan.

  • Le livre en anglais The Aztecs, de Michael Ernest Smith – professeur d’Anthropologie à la School of Human Evolution and Social Change ( ancien département Anthropologie) à la  Arizona State University – publié chez John Wiley & Sons, 2003, partiellement numérisé par Google Books.                                         Page 94 l’auteur revient sur cet héritage de l‘imago du quetzal, l’un des liens cruciaux au passé qui influenceront la société mixteca et la légitimeront territorialement et politiquement.

Quetzal resplendissant (Pharomachrus mocinno ) des forêts humides du Mexique

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MOSAÏQUE

MOSAÏQUE

  • Le site du British Museum propose quelques articles sur les objets présents dans leurs collections et sur les cultures qui y sont liées. On trouve entre autre un article sur les mosaïques turquoises du Mexique ancien. Associés à l’article, cinq objets sont visibles dont on peut lire la description. On apprend qu’une variété d’objets a été décorée de mosaïques, comme des masques, boucliers, bâtons, couteaux, disques, et des figurines de formes animales qui étaient souvent ornées de plumes. On apprend que beaucoup de ces objets, ainsi que des morceaux bruts de turquoise, ont été envoyés à Tenochtitlan, la capitale aztèque. Les Aztèques les utilisaient pour rendre hommage et orner les images des dieux, ainsi qu’en ornement pour les prêtres et la noblesse. L’article décrit la façon dont est utilisée la mosaïque et la composition de ses matériaux.

Bouclier en bois avec incrustations de mosaïques. Diamètre: 31.00 cm.
Parmi les nombreux boucliers de cérémonie énumérés dans les inventaires des expéditions envoyés vers l'Espagne par Hernán Cortés (1485-1547), 25 ont été décorés de mosaïque turquoise.
La mosaïque sur ce bouclier est travaillée en turquoise et obus de Strombus (conque), Spondylus (huître épineuse) et Pinctada (nacre). Des "boules" de résine de pin recouvertes de feuilles d'or sont également utilisées dans la conception qui met en scène les principales divisions de l'univers des Mexicas. Au centre se trouve un disque solaire, pris dans sa brillante carapace rouge Spondylus. Les quatre rayons émanant du disque solaire divisent la terre en quatre trimestres. Dans chaque trimestre est un personnage aux bras levés, un dieu dont le rôle était de soutenir le ciel. Le bouclier affiche également un dessin vertical sous la forme d'un serpent à la mâchoire dentée. L'arbre à coté représente un «axe du monde» reliant la sphère terrestre et les sphères célestes. Autour du bord du bouclier le bois n'est pas décoré, mais est transpercé par une série de trous assez régulièrement espacés. Ceux-ci peuvent avoir été utilisés pour attacher des plumes. Selon les descriptions du XVIe siècle, des plumes colorées ont été utilisées pour décorer les bords de boucliers de la mosaïque.

Détail du bouclier de cérémonie ci-dessus