La plume dans la conquête du Mexique

Mémoire de Don Fernando d'Alva Ixtlilxochitl

Cruautés horribles des conquérants du Mexique, et des Indiens qui les aidèrent à soumettre cet empire à la couronne d’Espagne est un mémoire de Don Fernando d’Alva Ixtlilxochitl, historien mexicain du XVIe siècle qui pour rédiger son ouvrage s’est basé sur des renseignements provenant d’informateurs locaux ainsi que de codex indigènes. Il y rend compte de la conquête espagnole du Mexique au XVIe siècle.

Dans la note au bas de la page 1, l’auteur décrit le rôle des marchands et le rang qu’ils occupent au sein de la société.

p 105-108, lors de la description du pillage qui a lieu après le siège de Mexico, l’auteur raconte que si les Espagnols s’emparent au plus vite d’or et d’argent, ce sont des plumes et des pierres qu’emportent les indiens. Ce fait est intéressant car il souligne la différence culturelle de la notion de valeur chez ces deux peuples s’affrontant.

MUSIQUE

MUSIQUE AZTEQUE

Aztèque jouant de la musique. Codex

  • Sur le site Aztec-history.com, on trouve des informations sur l’art aztèque en général, mais aussi sur la musique aztèque. Ce site a été réalisé par Jaime Cottrill (passionnée d’art aztèque, étudiante à l’Internacional Universidad à Cuernavaca, au Mexique. Les pages de son site proviennent de ses études, visites de sites archéologiques aztèques et de ses recherches personnelles). Non seulement la musique a été utilisée pour le plaisir, mais c’était aussi une façon de transmettre la culture, de partager une compréhension de la religion, de faire un lien affectif avec les événements de la vie. Dans cet article l’auteur nous décrit la façon dont était utilisée la musique ainsi que le rapport des textes avec la poésie. Elle décrit aussi les différents instruments utilisés, par exemple les tambours horizonteaux (teponaztlis) ou verticaux (tlalpanhuehuetl), les hochets, les flûtes, les sifflets et les grattoirs.

    Tlalpanhuehuetl en bois ( réalisé entre 1250-1521 après J.C). Il était placé directement sur le sol. La partie supérieure était couverte de peau d'animal et on jouait avec les paumes et les doigts des mains. Il représente une scène confrontant un aigle et un vautour avec leurs ailes déployées. ce tambour suggère qu'il était utilisé par les guerriers lors de cérémonies.

    Certains des instruments étaient soigneusement décorés. La plume était présente lors de ces représentations musicales ainsi qu’on peut le voir dans les illustrations des codex.

Aztèque entrain de jouer de la musique avec un teponaztli.

  •  Sur le site du Mexicolore, on peut consulter un article de Ian Mursell  (consultant audio-visuel et spécialiste de l’éducation au développement) portant sur la musique aztèque. Il fait une description de l’utilisation des instruments (rituels, fêtes, cérémonies…), de leur réalisation et de leur forme. Il prend l’exemple du teponaztlis instrument à percussion dont l’exemplaire présent au British Museum comporte la représentation sculptée d’un hibou en son centre.

Teponaztli. Hauteur: 16.50 cm, Longueur: 50.00 cm.
Cet instrument représente un hibou à cornes. Ceci est un exemple aztèque de tambours à fente appelé teponaztli en nahuatl. Il était évidé et sculpté à partir d'un morceau de bois dur. Différentes sources de l'époque coloniale illustrent son utilisation dans diverses cérémonies, qui impliquaient également la danse. Cette teponaztli est le seul exemple connu qui représente une chouette à cornes, ici sculpté sur la face avant du tambour. Les chouettes ont été considérés comme des créatures de mauvais augure. Leur présence et les appels nocturnes étaient considérés comme des prédictions de mort ou de malheur. Les chouettes ont également été associée à Mictlantecuhtli, le Seigneur des Enfers, et avec les puissances des ténèbres. Depuis la chouette était censée servir de messager pour Mictlantecuhtli, il a été suggéré que cette teponaztli particulière aurait pu être utilisée dans les cérémonies funéraires. British Museum

Le teponaztli ( (1250 - 1500) était utilisé par les Aztèques. Ils jouent avec des marteaux en bois ou cornes de cerf avec une extrémité recouverte de caoutchouc, ou bien tout simplement avec leur mains en frappant la surface. Ce teponaztli a été par les Tlaxcaltecas, avec lesquels les Mexicas célébré les fameuses guerres de fleurs. Il représente la figure d'un guerrier qui se traîne sur le sol. Il a été sculptée avec des éléments très élaborés tels que une bande frontale avec une plume de la guerre et une courte cape de plumes lié à l'avant. cette pièce se trouve au Musée National d'Anthropologie du Mexique

La formation militaire

Guerrier jaguar pendant le sarificio gladiatorio de la fête de Tlacaxipehualiztli - Codex Magliabecchiano

L’expansionnisme militaire aztèque avait deux objectifs principaux:  la soumission des cités ennemies en vue d’en obtenir tribut (comme on peut le voir dans le Codex Mendoza où la liste de ces tributs est méticuleusement reprise), et la prise d’esclaves pour les sacrifices rituels et le travail forcé.

Tenochtitlán, la grande ville des Aztèques, fut d’ailleurs une création de la guerre, et la guerre était sa dynamique: c’est ce que démontre Inga Clendinnen, chercheur émérite en Histoire à l’université La Trobe de Melbourne, dans The Cost of Courage in Aztec Society de 2010.

Son ouvrage débute par une présentation de la séquence d’expériences à travers laquelle les jeunes guerriers aztèques prenaient conscience de leur devoir, envers leur peuple, leur cité et leurs dieux.

L’art de la guerre

Armes et équipement du guerrier aztèque

  • Organisée thématiquement Handbook to Life in the Aztec World du mésoaméricaniste mexicain Manuel Aguilar Moreno couvre tous les aspects de la vie dans le monde aztèque: l’archéologie, l’évolution de la civilisation,  la géographie, la société et le gouvernement, la religion, la cosmologie et la mythologie, les croyances et les coutumes funéraires, l’art, l’architecture aztèque, la littérature nahuatl, le calendrier, l’astronomie et les mathématiques, l’économie, l’industrie et le commerce, la vie quotidienne,  les Aztèques après la conquête et aujourd’hui.

Chaque chapitre comprend une bibliographie complète, et plus de 165 dessins aux traits  originaux, des photographies et des cartes qui complètent le texte.

Dans le chapitre 5 (p.97 à 120) l’auteur décrit notamment en détails le monde  militaire, qu’il s’agisse des insignes, des peintures corporelles, des armes, ou des uniformes selon les rangs des guerriers, où la plume encore est un symbole honorifique.

Plaque de Grand Officier de l'Ordre de l'Aigle Aztèque

  • Le site érudit.org a mis en ligne un article de Mario Rubio, Le Mexique honore René Derouin, ( artiste québecois ) paru en 2006 dans le n°123 du magazine Lettres quebécoises: la revue d’actualité littéraire. Celui-ci rapporte la remise de l’ordre de l’Aigle Aztèque à l’artiste québécois René Derouin par le gouvernement mexicain.

Fondé le 29 décembre 1943 par le président Manuel Avila Camacho, il constitue la plus haute distinction attribuée aux étrangers ayant rendus service au Mexique.

Aujourd’hui encore, l’aigle semble donc toujours lié à une certaine distinction, voir élévation sociale.

Les classes sociales

Paysan et artisan aztèques

À l’origine, c’est-à-dire avant la sédentarisation, la structure tribale des Aztèques était égalitaire et fondée sur l’existence de clans. En revanche, au moment de la conquête espagnole, la société était fortement hiérarchisée, même si une certaine mobilité sociale existait encore.

Comme dans les autres civilisations mésoaméricaines, l’organisation socio-politique aztèque était structurée principalement sur trois niveaux : la famille, le calpulli et l’altepetl.

  • C’est cette hiérarchisation que Christina Jacqueline Johns propose dans son ouvrage de 1995 The Origins of Violence in Mexican Society (chap.3, p.31), une enquête socio-économique des modes de travail, de  la production alimentaire, du commerce, de la richesse, de la population, et de l’environnement pour fournir un cadre explicatif à la violence d’une société que les occidentaux considérèrent comme complètement insensée et aléatoire.
  • L’organisation sociétale aztèque est également présentée par le sociologue Rodolfo Stavenhagen au sein de son étude des Classes sociales dans les sociétés agraires (chap.3, p.35) de 1969.
  • L’Empire aztèque est un site réalisé par A. Laurent, N. Noirot, et M. Levray dans le cadre d’un TPE de baccalauréat, destiné à traîter la question de la rapidité de la disparition de cette civilisation pourtant si puissante.Dans le troisième sous-partie du premier chapitre ils se consacrent à la question économique du peuple aztèque, et distinguent également les différents statuts sociaux.
  • Le livre  Aztecs : an interpretation , de Inga Clendinnen,  professeur émérite d’ Histoire à La Trobe University de Melbourne, propose une reconstitution de la vie dans la cité de Tenochtitlan lors de ses dernières années sans menaces. L’auteur étudie donc le fonctionnement social et offre dans son second chapitre une description précise et vivante du rôle de chacun au sein de la communauté.
  • Réalisé par Jaime Cotrill, étudiant à l’Internacional Universidad de Curenavaca au Mexique, le site d’Azte-history.com présente dans la rubrique Family life un aperçu de ce que pourrait avoir été le fonctionnement d’une famille aztèque, qu’il s’agisse du rapport conjugal, des conditions de mariage, de l’éducation des enfants, ou même de la place des plus anciens.                                                                               On constate alors que l’organisation familiale était très précise et ne dérogeait pas aux règles de vie en communauté.