La formation militaire

Guerrier jaguar pendant le sarificio gladiatorio de la fête de Tlacaxipehualiztli - Codex Magliabecchiano

L’expansionnisme militaire aztèque avait deux objectifs principaux:  la soumission des cités ennemies en vue d’en obtenir tribut (comme on peut le voir dans le Codex Mendoza où la liste de ces tributs est méticuleusement reprise), et la prise d’esclaves pour les sacrifices rituels et le travail forcé.

Tenochtitlán, la grande ville des Aztèques, fut d’ailleurs une création de la guerre, et la guerre était sa dynamique: c’est ce que démontre Inga Clendinnen, chercheur émérite en Histoire à l’université La Trobe de Melbourne, dans The Cost of Courage in Aztec Society de 2010.

Son ouvrage débute par une présentation de la séquence d’expériences à travers laquelle les jeunes guerriers aztèques prenaient conscience de leur devoir, envers leur peuple, leur cité et leurs dieux.

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L’art de la guerre

Armes et équipement du guerrier aztèque

  • Organisée thématiquement Handbook to Life in the Aztec World du mésoaméricaniste mexicain Manuel Aguilar Moreno couvre tous les aspects de la vie dans le monde aztèque: l’archéologie, l’évolution de la civilisation,  la géographie, la société et le gouvernement, la religion, la cosmologie et la mythologie, les croyances et les coutumes funéraires, l’art, l’architecture aztèque, la littérature nahuatl, le calendrier, l’astronomie et les mathématiques, l’économie, l’industrie et le commerce, la vie quotidienne,  les Aztèques après la conquête et aujourd’hui.

Chaque chapitre comprend une bibliographie complète, et plus de 165 dessins aux traits  originaux, des photographies et des cartes qui complètent le texte.

Dans le chapitre 5 (p.97 à 120) l’auteur décrit notamment en détails le monde  militaire, qu’il s’agisse des insignes, des peintures corporelles, des armes, ou des uniformes selon les rangs des guerriers, où la plume encore est un symbole honorifique.

Plaque de Grand Officier de l'Ordre de l'Aigle Aztèque

  • Le site érudit.org a mis en ligne un article de Mario Rubio, Le Mexique honore René Derouin, ( artiste québecois ) paru en 2006 dans le n°123 du magazine Lettres quebécoises: la revue d’actualité littéraire. Celui-ci rapporte la remise de l’ordre de l’Aigle Aztèque à l’artiste québécois René Derouin par le gouvernement mexicain.

Fondé le 29 décembre 1943 par le président Manuel Avila Camacho, il constitue la plus haute distinction attribuée aux étrangers ayant rendus service au Mexique.

Aujourd’hui encore, l’aigle semble donc toujours lié à une certaine distinction, voir élévation sociale.

Les costumes

  • L’encyclopédie du costume de Max Tilke, Maurice Cottaz, Wolfgang Bruhn paru en 1990 dans les Nouvelles Editions Latines, propose une description des costumes des peuples de l’Antiquité à nos jours (1990) et des costumes nationaux et régionaux du monde.

Elle aborde ainsi la question du vêtement des civilisations précolombiennes, dont  celle aztèque,qu’il s’agisse du vêtement du chef, du prêtre, du paysan, mais aussi du guerrier.

Image tirée de l’ouvrage Aztecs : an interpretation , de Inga Clendinnen, professeur émérite d’ Histoire à La Trobe University, Melbourne, publié par Cambridge University Press, 1995, partiellement digitalisé par Google Books.

  • La question du costume comme élément de distinction sociale apparaît également dans la rubrique Clothing du site Aztec-history.com, réalisé par Jaime Cotrill, étudiant à l’Internacional Universidad de Curenavaca au Mexique.
  • Dans son article Lire l’image aztèque, l’anthropologue Joaquin Galarza a entrepris de déchiffrer l’écriture aztèque. Il y consacre une partie intitulée Le « portrait » aztèque (p.19) dans laquelle il décrit les représentations graphiques des différents personnages humains et divins, et on observe que la plume est une fois de plus un élément essentiel d’honneur et de distinction.

ARCHITECTURE

ARCHITECTURE

Les Aztèques ont un centre très important qui correspond au centre religieux, cérémoniel ainsi que le centre du pouvoir. Le temple Mayor est le temple principal composé de deux temples jumeaux: le temple du soleil et celui de la pluie (ce qui est associé à la guerre et à la fertilité: deux points identitaire et économique de la société aztèque). L’architecture des édifices aztèques a été décrite par différent auteurs:

  • Article « La description du Grand Temple de Mexico par Bernardino de Sahagún (Codex de Florence, annexe du livre 2) »,Journal de la Société des Américanistes, disponible sur le portail de revues en ligne jsa.revues.org; est rédigé par Aurélie Couvreur (Ethnohistoire, histoire de l’art et histoire des religions ; spécialiste de l’iconographie du Mexique ancien, en particulier de la culture de Teotihuacan et du monde aztèque) en 2002. Cet article décrit le temple principal qui est une source majeure pour la connaissance du centre cérémoniel aztèque aujourd’hui partiellement redécouvert grâce à l’archéologie. Il propose une analyse détaillée du témoignage de Sahagún. Il évoque entre autres, le sujet de dieux méconnus et de rites mineurs. La confrontation de ces données avec les autres sources permet d’évaluer la validité de ce texte et de souligner les références constantes aux différents quartiers (calpulli) de Mexico. il fait la description du codex de Florence et décrit les édifices en place à cette époque.

Sculpture du serpent à plumes sur le Temple de Quetzalcóatl (Teotihuacán)

  • Article « Le grand temple de Mexico », de Guillemin-Tarayre (1858: ingénieur. Il fait parti de la recherche minéralogique dans les Abruzzes, puis à Madagascar. Il part en 1864 au Mexique, comme membre de l’Expédition. Il finit sa carrière comme directeur des exploitations aurifères de Grenade.),  issu du Journal de la Société des Américanistes. Cet article décrit ce temple, avec ses bâtiments annexes et sa décoration. Il donne des indication très précises sur le plan architectural (mesures, plans d’élévations…). Il évoque aussi les symboles et représentations du dieu par la statuaire du Templo Mayor.

Figure n°1 tirée de l'article cité ci-dessus. On aperçoit les symboles du dieu Huitzilopochtli sous la forme d'un colibri

  • Sur le site « vivamexico », on trouve quelques informations, faites par un amateur,  sur l’Histoire de Teotihuacan et sur « Temple de Quetzalcóatl » que l’on nomme aussi la « Citadelle ».

Façade du Temple de Quetzalcóatl avec la sculpture de la tête du Quetzalcóatl