Les guerriers aztèques

  • Jean-Marie et Antoine Astier, avec la contribution de Fleurine Pelissier pour la rédaction des articles et de Jérôme Faissat pour les animations,  sont deux frères qui passionnés par le Mexique, lui ont dédié le site Mexique-fr.com rendant compte de toutes leurs connaissances et expériences du pays.

Abordant tant la dimension touristique, en fournissant des informations pratiques pour le voyage, qu’archéologique, culinaire, culturel, ou historique, ils présentent de façon large mais intéressante le passé comme le présent du pays.

Notamment dans la rubrique Archéo l’article des Guerriers aztèques présente l’aspect général, l’apprentissage, et la vie des guerriers aztèques, mais aussi leur mort (paragraphe Sacrifice).

Codex Mendoza: Représentation de guerriers capturant des prisonniers

  • Le site de l‘UANL (Universidad Autonoma de Nuevo Leon) propose une collection numérique composée de documents publiés du XVIe au XIXe siècle en espagnol, italien, français, et latin, ainsi que des thèses de doctorat.

Ils appartiennent aux bibliothèques des université Raul Rangel Frias, Capilla Alfonsina, Jose Juan Vallejo, et du Centre régional d’information et de documentation de la santé.

Le but de cette collection est de diffuser des textes intégraux par accès électronique tout en contribuant à leur conservation, inspiré par le Programme mondial de l’UNESCO qui vise à assurer la préservation du patrimoine documentaire national et régional.

La collection numérisée du UANL comprend actuellement 13 408 titres et 18 494 volumes.

C’est ainsi que nous pouvons accéder à l’ouvrage Excursion d’un touriste au Mexique pendant l’année 1854, de Just Girard et Just-Jean-Etienne Roy, publié en 1859.
Ils y font une courte esquisse des institutions civiles et militaires de la civilisation aztèque, bien qu’imparfaites à cause d’un grand manque de ressources. (p. 108-115)
Le code aztèque y est brièvement présenté, rendant principalement compte de sa sévérité, et la composition et le statut l’armée.
On découvre alors une plume victorieuse, portée en manteau par-dessus une côte de lames de métal pour les guerriers els plus riches, ou présente sur l’étendard aztèque affichant un aigle aux ailes déployées.

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Valeur phonétique pictographique de la plume

Deux exemples à propos de la valeur phonétique de la plume dans les inscriptions pictographiques nahuatl :

  • Le texte Le Tlacuilo et les deux conventions de Abraham Zemsz , sémiologue et historien de l’art. 2. . In: Communications, 29, 1978. Image(s) et culture(s). pp. 47-48, numérisé par Persée.                                                                               L’auteur donne ici un aperçu de la valeur de glyphe phonétique de la touffe de plume située au sommet du fût d’une lance dans la représentation iconographique traditionnelle du roi aztèque par le tlacuilo dans le Codex Mendoza.

  • Un autre article donnant un exemple de l’utilisation de la valeur phonétique de la plume dans la pictographie nahuatl : l’article Prénoms et noms de lieu exprimés par des glyphes et des attributs chrétiens dans les manuscrits pictographiques mexicains de Joaquín Galarza, anthropologue, directeur de recherche honoraire au CNRS, spécialiste des codex mésoaméricains, in Journal de la Société des Américanistes, tome 56-2, 1967. pp. 533-583, numérisé par Persée.                                                                                                                    Page 543, l’auteur décrit l’expression pictographique du prénom chrétien Christobàl par l’élément glyphique  xopaleuac, la plume riche et verte.

( Codex Mendoza )

P. 176 Wohrer analyse le pictogramme toponymique  » Yopico  » représenté par deux éléments maxtlatl ( gilet de sacrifice ), propre à Xipe en forme de queue de tlauhquecholli ( ajaia ajaja ) et une jarre ( comitl )  »


Homme portant le maxtlatl
Musée National d'Anthropologie de Mexico, Mexique

spatule rosée ( ajaia ajaja ) , le tlauhquecholli

 

Place de la plume dans l’organisation économique de l’empire aztèque

Le Tianquiztli, la place du marché

Dans leur site réalisé dans le but d’un TPE  pour le bac, Axel Laurent, Nicolas Noirot, et Matthieu Levray ont voulu présenter comment une civilisation aussi puissante a pu disparaître en quelques années à cause d’une poignée d’hommes.

Ils abordent notamment la dimension économique et politique de cette civilisation en plusieurs points: l’agriculture, le commerce, le système de paiement, le transport des marchandises, et l’organisation socio-politique aztèque.


Provinces de l'Empire Aztèque au XVI siècle
In : Circulation of feather in Mesoamerica, Frances Barden

Le rôle des tlacuilo est central au sein de la machine économique du bassin mexicain, ou les inventaires sont indispensables :

  • A la page 179 de l’article  Les écritures mésoaméricaines (aztèque et maya) : orientations actuelles de la recherche, de MarcThouvenot ( CELIA ) et Jean-Michel Hoppan, ingénieur d’Etudes au CNRS, IE 2, in Comptes-rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 150e année, N. 1, 2006. pp. 175-208, numérisé par Persée :                                                                                                     il apparait qu’environ 40 % des codex mexicas disponibles sont de type administratif, ce qui représente quasiment la majorité du corpus sachant que le restant se répartit en 3 autres grands thèmes.  Preuve que la gestion de l’Empire était complexe et ne laissait rien au hasard.

La plume est un élément de haute valeur dans le système économique aztèque : monnaie d’échange, objet de beaux présents, matière première des amantecas, attribut divin, parure royale et  insigne militaire. C’est pourquoi elle va rapidement devenir l’objet d’un commerce actif entretenu par des conquêtes territoriales toujours plu poussées.

On dispose de deux principales sources documentaires au sujet de l’administration des denrées :

  • La Matrícula de tributos ( Liste des tributs, chaque feuillet concernant une province ) parfois appelée codex Moctezuma et probablement réalisée après la Conquista, consigne en écriture pictographique les tributs versés par les villes soumises à Mexico-Tenochtitlan, le centre de la Triple Alliance entre Mexico, Tetzcoco et Tacuba au cours de la période précédant la conquête du Mexique par les Espagnols, numérisée intégralement par la Banque Numérique Mondiale.

Matricula de tributo, feuillet 7 : sont visibles les costumes aux décors de plumes destinés aux différents corps de la caste guerrière.
La plume noire fichée au dessus des récipients près de la ruche à gauche représente de nombre 400 ( voir l'article '' La plume dans le langage nahuatl '' )

  • Le détail de la Matricula est analysé et traduit en anglais par le site de Mesolore, outil de recherche et d’enseignement créé par Liza Bakewell  ( Liza Bakewell écrivain et anthropologue, directeur du Projet Mesolore et professeur – assistant de Recherches au Center for Latin American Studies, Brown University ) et Byron Hamann ( doctorant au département d’Histoire et Anthropologie à l’ Université de Chicago ), développé à la Brown University en collaboration avec Prolarti Enterprises, LLC, en utilisant les fonds en provenance de la National Science Foundation, le National Endowment for the Humanities, la Davis Educational Foundation et la Ford Foundation.                                                                                 Les auteurs comptent 5 provinces centrales délivrant chacune annuellement 8 styles différents d’uniformes militaires ( soit au total entre 46 et 103 costumes ), 5 provinces de l’ouest du Bassin délivrant 4 à 5 types d’uniformes ( total : 42 à 62 habits ), suivies des 7 provinces du sud avec 1 à 2 types de costumes ( total : 1 à 2 habits ) et des 5 provinces de l’est ( 1 à 2 habits au maximum  : ces variations dans la production de chaque province provenaient du fait que les uniformes étaient recouverts de plumes, et qu’il fallait par conséquent s’en procurer en puisant dans la faune locale.                                                                                                                 La plupart des oiseaux convoités pour leur livrée vivaient sur la côte Pacifique ou la côte des Caraïbes, ou encore dans les forêts pluviales du Guatemala situées loin dans les terres du sud.                                                                                              Ainsi, les provinces défavorisées en matière première étaient obligées d’acquérir les plumes au préalable  auprès des pochtecas, ce qui générait une division symbolique entre provinces qui allait au delà de leur habileté manufacturière.

Perroquet à tête jaune d'Amazonie

  • le Codex colonial Mendoza  décrivant les conquêtes des dirigeants aztèques et les tributs qui leur étaient versés, mis en ligne sur le site Chronofus.net.


Codex Mendoza
Les faisceaux de plumes brutes, non travaillées, faisaient partie des tributs, ainsi que les oiseaux. Là encore, la plume noire fichée à leur sommet indique leur nombre par paquet : 400.

  • L’article  La monnaie chez les Aztèques, de Jacqueline de Durant – Forest –  Jacqueline Durand-Forest,  Docteur ès Lettres et directeur de recherche au CNRS, spécialiste des chroniqueurs indigènes et de l’artisanat aztèque, a enseigné la langue et la civilisation nahuatl à l’EHESS et à l’Université de Paris-VIII – in, Le livre monnaies et para – monnaie dans les sociétés non – industrielles de Giovanni Busino – professeur honoraire à l’Institut d’Anthropologie et de Sociologie de l’Université de Lausanne, également directeur de la Revue Européenne des Sciences Sociales et Vilfredo Pareto, sociologue et économiste italien – in Revue Européenne des Sciences Sociales, n°21, année 1970, publiée par la Librairie Droz, numérisée partiellement par Google Books.                                                                  P. 235 l’auteur , citant  le manuscrit Histoire des Indes de Nouvelle Espagne et des Îles de la Terre Ferme –  appelé aussi Codex Duràn  [ rédigé par  Diego Duràn  ( Espagne vers 1537 — 1588)  missionnaire dominicain et historien espagnol ayant vécu en Nouvelle Espagne, traduit de l’espagnol, annoté et présenté par Doris Heyden, spécialiste de la Méso-Amérique, en particulier des civilisation du Mexique central, co – fondatrice du cercle Mexican Renaissance; vol.210 de la coll. : The civilization of the  American Indian series  , publié par University of the Oklahoma Press, numérisé intégralement par Google Books ] – indique que la plume était une monnaie d’échanges contre des pierres précieuses ou des bijoux entre commerçants; p. 240 qu’elle était offerte comme présent de prestige. La publication de la liste des denrées présentes sur le marché de Tenochtitlan d’après le codex de la collection Goupil – Aubin confirme la présence de yhui namaco, vendeurs de plumes.
  • Le compte – rendu de André Allix, géologue, au sujet de l’ouvrage de Jacques Soustelle La vie quotidienne des Aztèques à la veille de la conquête espagnole, in Revue de géographie de Lyon, 1958, vol. 33, n° 1, pp. 82-85, numérisé par Persée. P.84 l’auteur reprend les propos de Soustelle écrit que  » les pensions, les traitements, les faveurs, les fortunes sont en pierreries, en plumes précieuses [ … ] dans les hautes sphères mais surtout, sinon totalement, en réserves de marchandises [ … ] « .


Inventaire des marchandises : la représentation de la plume comparait dans 2 cadres sur 4
Codex Florentinus

  • Le livre en anglais The Aztecs : new perspectives de Dirk R. Van Tuerenhout, anthropologue à la Tulane University, responsable des collections du musée de Houston, publié par ABC – CLIO , 2005, et numérisé partiellement par Google Books.                                                                                                                       L’auteur classe la production de la plumasserie dans la catégorie économique de production à temps complet par rapport à celle à temps partiel de l’agave ou du coton.

Provenance des tribut de Macao rouge versés aux Mexicas . Plan établit à partir des données contenues dans l'ouvrage "Aztec Imperial Strategies (Michael E. Smith and Frances F. Berdan, eds.): 324. 1996 reproduit avec la permission de Dumbarton Oaks Research Library and Collections.

  • L’article en anglais Circulation of Feathers in Mesoamerica de Frances Berdan, anthropologue, paru dans Nuevo Mundo Mundos Nuevos Colloques : Feather Creations. Materials, Production and Circulation. New York, Hispanic Society-Institute of Fine Arts 17-19/06/2004, numérisé par Revues.org.                                   A partir de Matrícula de tributos et du codex Mendoza, mais également de la Historia general de la cosas de nueva España  du frère Bernardino de Sahagún, (1500 – 1590 ), missionnaire  franciscain, [  texte en espagnol présenté et annoté par Carlos Maria de Bustamante (1774 – 1848 )  –  juriste, indépendantiste, historien et politicien mexicain –  1829, éditions de Alejandro Valdes, Mexico, vol. 1, numérisé intégralement par Google Books ] et d’autres sources documentaires , l’auteur précise que la plume avait , outre ses fonctions de prestige un emploi pragmatique dans la fabrication des flèches ou dans la pharmacopée. Les espèces principales y sont présentées, ainsi que les lieux géographique de leur provenance et les routes commerciales empruntées par les plumes. Suivant Sahagún, l’auteur estime l’arrivée de la plume – tribut dans la vallée de Mexico à l’époque du règne de Ahuitzotl, après une longue campagne militaire ou suite à des accords entre cités, voire entre cultures différentes comme les Mayas ou la cité de Cacaxtla ( voir la fresque à l’article  Rites de régénération ).                                                             Berdan considère qu’il existait plusieurs niveaux hiérarchiques entre commerçants, status établit par la plume elle – même selon deux références,  valeur et provenance :  les plus prisées étaient l’affaire exclusive des pochteca.                                 L’auteur suggère également que la pratique exponentielle des guerres fleuries aurait  » boosté  » le commerce de la plume.

Route des échanges longue - distance sur le territoire contrôlé par la Triple Alliance
In : Circulation of feather in Mesoamerica, Frances Berdan

  • L’article en anglais en format Pdf The Aztecs : a tributary empire de D. K. Jordan , anthropologue à l’université de Chicago, publié en 2008 sur le site de l’université de San Diego destiné aux étudiants des cursus, avec un lexique fourni en fin de texte. P.22 l’auteur liste les tributs mentionnés dans le Codex Mendoza : il apparait que les plumes pouvaient être livrées dans des sacs « prêtes à l’emploi  » en quelque sorte –  en de très grandes quantités ( 30.000 sacs ) – ou attachées à la peau d’oiseaux écorchés.

Oropendula de Montezuma ( toztli ) ( Psarocolius montezuma )

Cependant il existait une production de plumes à Tenochtitlan même, dans de grands établissements d’élevage d’oiseaux.

  • Le manuscrit en espagnol  Historia verdadera de la conquista de la Nueva España, relatant les mémoiresde Bernal Díaz del Castillo, compagnon de Cortés lors de la Conquista, numérisé sur le site de la fondation La Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes ( projet développé par l’université de Alicante ) . Castillo décrit au chapitre XCI le  » palais des oiseaux  » de la capitale aztèque entretenu par un personnel chargé de prélever régulièrement les plumes des animaux en captivité. Le conquistador relate également l’existence  » d’étoffes ornées de plumes provenant journellement de la province et des villages situés vers la partie nord des côtes de la Vera Cruz, appelée Costatlan « .

En effet, les manteaux de plumes faisaient partie des principaux articles de tribut avec les vêtements de coton, les vases et les plats d’or etc. (p.31)

Ensuite, la plume appartenait aux symboles arithmétiques et son image était donc nécessaire ne serait-ce que pour compter. (p. 87-88)

La plume dans le langage nahuatl

La transmission de la tradition chez les Aztèques est de nature dynamique, orale, s’appuyant sur des pictogrammes consignés dans les amoxtli jusqu’à l’arrivée des Conquistadores. Les colons espagnols désireux d’évangéliser les populations indigènes vont très tôt alphabétiser la langue nahuatl et, comme le souligne l’anthropologue et historien Christian Duverger dans son livre  l’origine des Aztèques, Seuil, 1983, à la p.20, – extraits 12 et 3 du texte numérisé disponible sur Google Books –  figer ainsi les coutumes et les légendes Mexica recueillies auprès d’anciens telles qu’elles se présentaient à l’époque de la Conquista, en les retranscrivant dans des chroniques, des codex et des manuscrits pictographiques.

  • Cette vidéo, Escritura nahuatl ( tlacuilo ) en espagnol, durée 9mn 3, produite et dirigée par Enrique Escalona (CIESAS, México, 1988) est basée sur les études et les publications de Joaquín Galarza, anthropologue, directeur de recherche honoraire au CNRS, spécialiste des codex mésoaméricains au sujet de la pictographie náhuat, disponible sur You Tube.                                                            La vidéo par le biais d’illustrations pictographiques tirées de codex ( tel que le Codex Mendoza ), présente la figure du tlacuilo, peintre et savant, et les sujets traités traditionnellement dans les amoxtli ( histoire, religion, botanique, coutumes, etc…)
  • La vidéo Qué son los Codices?, en espagnol, durée 3mn 22, produite par l’INAH TV, le canal média de l’Instituto de Antropologia du Mexique, 2010.                                  Ce documentaire à vocation pédagogique résume la nature et la provenance et la destination des Codex.
  • Les écritures mésoaméricaines (aztèque et maya) : orientations actuelles de la recherche, de MarcThouvenot ( CELIA ) et Jean-Michel Hoppan, ingénieur d’Etudes au CNRS, IE 2, in: Comptes-rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 150e année, N. 1, 2006. pp. 175-208, numérisé par Persée.                                                                                                                          P. 178 à 180, les auteurs détaillent le corpus de documents aztèques, les principales sources ( codex en premier lieu ) et sujets traités.
  • L’article Les écritures figuratives amérindiennes, de Bernard Pottier, universitaire,  Docteur honoris causa à l’Université de Heidelberg, Allemagne (1986), à l’universidad de Educación a Distancia (UNED), Madrid, Espagne (1993), à l’universidad del Zulia, Maracaibo, Venezuela (1998) et à l’université de Saragosse, Espagne (1999). Membre de l’Académie des inscriptions et belles-Lettres1, Paris (Institut de France2) depuis 1997, il en a été le président en 2007.                             Le professeur fait une introduction détaillée à la syntaxe aztèque de la page 5 à la page 11, en classant les principales sources documentaires – des mnemotextes – en 3 catégories.
  • Index de manuscrits pictographiques mexicains, par Joaquín Galarza, anthropologue, directeur de recherche honoraire au CNRS, spécialiste des codex mésoaméricains In: Journal de la Société des Américanistes. Tome 59, 1970, pp. 91 – 105, numérisé par Persée.                                                                         Index des manuscrits mexicains conservés dans les institutions au Mexique ou à l’étranger.
  • L’essai Le vocabulaire de la « Conquista ». Essai de linguistique historique appliquée à la conquête du Mexique d’après les chroniques des conquistadores, de Bernard Grunberg, professeur d’Histoire Moderne docteur d’Etat ès Lettres et Sciences Humaines, professeur des Université à l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA), in: Histoire, économie et société. 1985, 4e année, n°1. pp. 3-27, numérisé par Persée.                                                                          L’auteur révèle par l’étude linguistique des principaux textes rédigés par les conquistadores les véritables motivations de ces hommes, leur vision de la Conquista ainsi que leur idéologie – où il apparait entre les lignes que le terme  » Dios  » intervient moins fréquemment que le terme  »oro  »…
  • le compte  – rendu de Marianne Mahn-Lot au sujet du livre Georges Baudot et Tzvetan Todorov, Récits aztèques de la conquête , Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 1986, vol. 41, n° 2, pp. 462-464, numérisé par Persée.                  L’auteure résume l’intention de Georges Baudot de rappeler au travers de l’étude des textes des principaux évangélisateurs, la volonté de ces derniers de hâter la venue du Christ sur terre et l’avènement du millenium par la conversion des indigènes mais également le travail d’ethnographie réalisé par ces religieux.

C’est grâce à ces textes, parfois corrompus par des retranscriptions successives, qu’une partie de l’univers aztèque est parvenu jusqu’à nous, notamment en ce qui concerne le domaine religieux et métaphysique.

La plume est un élément glyphique récurrent tant par sa signification symbolique et métaphorique ( métaphore binomiale avec quetzalli par exemple ) que par sa valeur phonétique ( voir article ).

  • L’extrait du livre la vie quotidienne des Aztèques à la veille de la conquête espagnole de Jacques Soustelle, ethnologue français, membre de l’Académie française , Hachette, 1955, p.267 , numérisé par Google Books.                                                    L’auteur décrit un exemple de métaphore binomiale associant le terme quetzalli à celui du jade chalchiuitl utilisée pour exprimer la beauté et la richesse.
  • La page 161 du livre La fleur létale, économie du sacrifice aztèque,  de Christian Duverger, éditions du Seuil , 1979, dont des extraits ont été numérisés par Google Books.                                                                                                                        Duverger rappelle la métaphore binomiale du sacrifice exprimée par l’expression  » la craie , la plume  » provenant des éléments de parure sacrificielle des condamnés ( voir l’article Sacrifices ).
  • Le compte- rendu de la Conférence de M. Guilhem Olivier de Olivier Guilhem, in : École pratique des hautes études, Section des sciences religieuses. Annuaire. Tome 106, 1997-1998. 1997, 47, numérisé par Persée.                                          Dans cet article l’auteur examine plusieurs notions associées à la plume, celle métaphorique du terme quetzalli en tant que prédicat honorifique réservé au tlatoani, et de la plume verte du quetzal représentant les feuilles de maïs, aliment sacré; celle symbolique de la fertilité, ayant donné le verbe quetza  » se dresser, s’accoupler  ».
  • Le compte rendu Les écritures figuratives de l’Amérique préhispanique : l’exemple méso-américain, de Christian Duverger, mésoaméricaniste, directeur du Centre de Recherche sur l’Amérique préhispanique, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, où il détient la chaire d’anthropologie sociale et culturelle de la Méso-Amérique, in: Comptes-rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 146e année, N. 3, 2002. pp. 1059-1098, numérisé par Persée.                                                                                                                     P. 1086 , Christian Duverger analyse l’expression métaphorique de la notion de  » précieux  » dans le pictogramme formé du glyphe du jade mêlé à des plumes de quetzal.
  • L’extrait du livre Introduction à la langue et à la littérature aztèques : grammaire, de Michel Launey, PU Paris 7 en délégation au CNRS, responsable du Laboratoire des Sciences Sociales, in Série ethnolinguistique amérindienne, tome 1, éditions L’Harmattan, 1978, numérisé par Google Books.                                                           P.101, l’auteur démontre par l’analyse grammaticale l’expression de la  différence conceptuelle nahuatl entre  » la possession externe et la relation constitutive  » de la plume à l’oiseau, la première pouvant présenter deux acceptions sémantiques, l’une relative à son  » possesseur  » l’oiseau, la deuxième autonome, en tant qu’objet renvoyant à son propre signifiant,  » isolé « .

La plume a également valeur arithmétique :

  •  Le livre en anglais The Aztecs, de Michael Ernest Smith – professeur d’Anthropologie à la School of Human Evolution and Social Change ( ancien département Anthropologie) à la  Arizona State University – publié chez John Wiley & Sons, 2003, partiellement numérisé par Google Books.                                            Aux pages 161 et 243 l’auteur rappelle que la valeur 400 est représentée par une plume placée au sommet d’un glyphe .

Le glyphe de la plume à valeur '' 400 '' , Codex Mendoza

Glyphe '' faisceau de 400 plumes rouge '' où la valeur numérique est représentée par la plume noire au sommet du corps glyphique
Codex Mendoza


Entourés par une nature tropicale foisonnante, les Mexicas ont élaboré une nomenclature taxonomique complexe de l’avifaune mexicaine, classant chaque espèce d’oiseau d’après son comportement alimentaire mais en tenant compte également de ses particularités anatomiques – dont les plumes, leurs formes, leur nature, leurs couleurs.

  • Le chapitre 3 du livre La civilisation aztèque et l’aigle royal : ethnologie et ornithologie, par Michel Gilonne, ethno – ornithologue, président de l’association culturelle LUPUNA, édité chez L’Harmattan, coll.Amérique Latine, 1998, numérisé partiellement par Google Books.                                                                         L’auteur recense les termes ornithologiques nahuatl puisés à différentes sources documentaires, Codices et manuscrit du XVI siècle, en insistant sur l’importance de du symbole de l’aigle royal dans la civilisation aztèque.