SCULPTURES

SCULPTURE

  • les artisans et sculpteurs aztèques étaient les héritiers d’une tradition de sculpture sur pierre. Sur le site Mexicolore, on trouve un article qui décrit les racines profondes de la sculpture aztèque. Cet article en anglais est rédigé par Richard Diehl (professeur au Département d’anthropologie, Université de l’Alabama, Tuscaloosa).  Il fait ici des liens entre la création artistique des Aztèques et celle des autres cultures mésoaméricaines (il remonte jusqu’aux Olmèques). Les œuvres finement sculptées des Aztèques et leurs monuments révèlent qu’ils avaient aussi un sens de l’esthétique, égal à celui de toutes les civilisation connues dans le monde mésoaméricain. Les Mexicas travaillaient l’andésite, la diorite et le basalte pour représenter des figures anthropomorphes, les dieux, le monde naturel (animaux et plantes – par exemple le cacao, le maïs, les oiseaux ). L’article est agrémenté de photographies.
Carrière de pierre aztèque, Codex de Florence Livre 10, la plaque 40.
  • Pour un rapide coup d’œil sur le mythes aztèques et leurs spécificités artistiques, le site: le monde precolombien.com propose un court résumé. Ce qui est intéressant, c’est qu’à la fin de l’article se trouve une liste de sources en langue française pour approfondir les connaissances sur le monde des Aztèques (bibliographie et webographie).
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Les Dieux

La plume est un attribut qui apparait régulièrement dans l’iconographie et les textes dédiés aux dieux du panthéon aztèque. L’identification de l’espèce avicole à laquelle appartient le plumage représenté est d’ailleurs un élément formel de reconnaissance des divinités.

  • l’extrait du livre  Aztecs : an interpretation , de Inga Clendinnen,  professeur émérite d’ History à La Trobe University, Melbourne, publié par Cambridge University Press, 1995, digitalisé partiellement par Google Books. Pages 216 à 218, l’auteur – citant Sahagun entre autres – explicite la vision esthétique et l’admiration révérencielle de la plume chez les Aztèques, pour lesquels elles étaient  »The shadows of the sacred Ones  », l’ombre des divinités, leur émanation.

Le Tonanamatl, l’almanach divinatoire contenu dans le Codex Borbonicus conservé à la BNF et numérisé intégralement sur le site de la FAMSI, associe à chaque jour un dieu tutélaire :

  • L’article L’avifaune dans le Codex Borbonicus de Michel Gillone, ethno – ornithologue, président de l’association culturelle LUPUNA, in: Journal de la Société des Américanistes. Tome 64, 1977. pp. 29-42, numérisé par Persée.                      Cette étude reprend la figure de l’oiseau en tant que  »compagnon des dieux  » de chacune des treize série des jours de l’almanach et leur évolution dans le codex.

Les principaux dieux et leurs attributs de plumes :

  • Cette vidéo en anglais , Aztec Gods Documentary, durée 7mn27,  publiée le 1 mars 2011 par MiggelMolina Channel sur You Tube, est une introduction rapide et illustrée aux principaux dieux du panthéon mixeca et à leur relation avec la tradition de  régénérescence cyclique de l’univers : les 5 Soleils.

  • Dioses prehispánicos de México : mitos y deidades del panteón náhuatl , livre en espagnol de Adela Fernández, cinéaste écrivain mexicaine, publié par Panorama Editorial en 1992, partiellement numérisé par Google Books.                                    La naissance de Huitzilopochtli, surgissant du ventre de sa mère déjà armé et revêtu d’un manteau de plumes de colibri chatoyantes y est décrite.                           On peut y lire page 129 la description de Xochipilli, dieu du printemps et du renouveau, représenté portant un panache de plumes de quetzal et de guacamaya.
  • Costumes et attributs des divinités du Mexique selon le P. Sahagún , Eduard Seler, anthropologue, ethnologue, historien, linguiste, épigraphiste et académicien allemand,  in: Journal de la Société des Américanistes. Tome 5, 1908. pp. 163-220, numérisé par Persée.                                                                                             Dans cet article l »auteur examine les figures des 14 divinités principales aztèques en s’appuyant sur l’étude comparée du manuscrit de Sahagún et de plusieurs codex  ( Florentinus, Boturini, Telleriano Remensis ).                                                   Ainsi il apparait que Huitzilopochtli était représenté portant un ornement céphalique de plumes de perroquet totzli, jaunes et fines, ainsi qu’un disque d’oreille de plumes bleues, mais qu’il existe des variantes, comme le couvre chef de plumes moitié blanches, moitié rouges rapportées dans le manuscrit original aztèque de Sahagun.                                                                                                                      Le dieu partage avec Tezcatlipoca, Otontehcutli et Atlaua le port d’un bouclier iuiteteyo « pourvu de balles de plumes ».                                                                        Le dieu Paynal, messager de Huitzilopochtli, porte comme lui le uitzitzil – naualli, le manteau de plumes de colibri, un vêtement de plumes précieuses rouges de tlauhquechol porté sur une camisole, un quetzalapanecayotl.                                   Le dieu Tezcatlipoca arbore une parure de plumes à la tonalité jaune dominante, avec des éléments rougeâtre et vert.

Tezcatlipoca, portant les valeurs chromatiques jaune, vert et rouge, ici coiffé de quetzalli
Codex Borgia

  • Description des divinités d’après les textes en nahuatl et leur représentation dans les Códices, de Jacqueline Durand-Forest,  Docteur ès Lettres et directeur de recherche au CNRS, spécialiste des chroniqueurs indigènes et de l’artisanat aztèque, a enseigné la langue et la civilisation nahuatl à l’EHESS et à l’Université de Paris-VIII, in: Journal de la Société des Américanistes. Tome 64, 1977. pp. 9-17, numérisé par Persée.                                                                                          L’auteur mentionne les similitudes et les différences dans l’apparat de neuf dieux par l’étude comparée des textes en nahuatl des Codex Florentino et del Real Palacio par rapport à leurs illustrations d’une part, et de ceux – ci avec le contenu du corpus proto – Magliabechiano ( Ixtlilxochitl et Magliabechiano ) en un deuxième temps:         – Quetzalcoatl est ainsi paré du quetzalcoxolite, le fardeau de plumes de quetzal (codex de Florence ) et de quetzalcoxollamamalli, panache de plumes ;                     – Teteoinnan porte une ornementation de plumes d’aigle quavivihtzetzeliuhqui (codex de Florence ) ;                                                                                                                 – Tlaloc coiffe une couronne de plumes (de hérons ) aztatzontli ;                                  – Ciaucoatl porte une coiffure de plumes d’aigle quauhzontli;                                                                                                                      – Tezcatlipoca arbore un panache de 2 plumes piquées dans une boule de duvet.


Tlahuizcalpantecuhtli, l'un des aspects de Quetzalcoatl
Codex Borbonicus, f.10

Tlahuizcalpantecuhtli, illustration by Phil Mursell , détail des attributs

  • Codex Telleriano-Remensis: Ritual, Divination, and History in a Pictorial Aztec Manuscript, livre en anglais de Eloise Quiñones Keber, professeur d’histoire de l’art au Baruch College et au CUNY Graduate Center, spécialiste en art précolombien, publié par la University of Texas Press,1995.                                                                l’auteur décrit le contenu iconographique des feuillets du codex où sont rapportés les principales fêtes aztèques, chaque dieu y étant associé avec les parures qui lui sont propres : p. 141 Paynal et sa couronne de plumes ( feuillet 2R ); p. 144 Tlazolteotl ( feuillet 3R ); Tezcatlipoca ( feuillet 3V ); p.149  Xochiquetzal ( feuillet 6R ); p.165 Quetzalcoatl ( feuillet 8V ), etc…
  • Le grand temple de Mexico (E.) Guillemin-Tarayre, Ingénieur des Mines, membre de la mission de recherche minéralogique en 1864 au Mexique,  in: Journal de la Société des Américanistes. Tome 11-1, 1919. pp. 97-120, numérisé par Persée.                                                                                                                             P.101, l’auteur cite le manuscrit de José Acosta  ( 1539 – 1600 ) .                             Ce jésuite espagnol du XVIe siècle, missionnaire et naturaliste, décrit l’idole du dieu dans son oratoire au sommet du Templo Mayor.                                                         Le texte est accompagné d’une planche montrant les symboles de Huitzilopochtli sous la forme du colibri ( voir l’article dédié à l’architecture ).
  • La p.5 du livre en anglais Mask of the spirit : image and metaphor in Mesoamerica, de Peter T. Markman, département de littérature et Roberta H. Markman, département de littérature comparée à la Caliornia State University Long Beach, publié par la University California Press, 1989, dont des extraits ont été numérisés par Google Books.

    Cotinga

    Les auteurs mentionnent l’association des valeurs solaires et célestes à la figure de Huitzipochtli paré de pendentifs en plumes bleues de cotinga rapportée dans la Relación de Texcoco de 1582 par Juan Bautista Pomar, historien et chroniqueur métis.

  • La p.36 du livre mitos aztecas y mayas, en espagnol, de Karl Taube, mésoaméricaniste américain, archéologue, épigraphiste et anthropologue, depuis 2006 professeur d’anthropologie au College of Humanities, Arts, and Social Sciences de l’Université de Californie à Riverside, publié par les éditions Akal, 1996, partiellement numérisé par Google Books.                                                                                                        La déesse de la beauté et des plaisirs physiques Xochiquetzal  se distingue notamment, écrit l’auteur, par les deux panaches de plumes vertes de quetzal qu’elle porte à la façon de cornes.
  • Itzpapalotl , codex Borgia

    L’article en espagnol Las alas de la tierra : reflexiones sobre algunas representaciones de Itzapapayotl, « Mariposa de obsidiana », diosa del Mexico antiguo de Guilhem Olivier, Instituto de Investigaciones Historicas, UNAM, Mexico, EPHE Paris,  in : Le Mexique préhispanique et colonial : hommage à Jacqueline de Durand – Forest par Jacqueline de Durand-Forest, Patrick Lesbre, éditions L’Harmattan, 1994, ouvrage partiellement numérisé par Google Books.                                                                       Aux pages 97 – 98 l’auteur relève les particularités de la déesse Itzapapayotl décrites dans le Codex Borgia – dont le port d’une boule de plumes blanches sur le front.

  • L’article en espagnol Iconografía de una imagen de Iztac Mixcóatl, una imagen en el Códice Telleriano – Remensis de Carmen Aguilera, Biblioteca National de Antropología e Historia, in : Estudio de cultura otopame,  vol.5, éditions Universidad Nacional Autónoma de México, 2006.                                                                                                                         P.143 -145, l’auteur analyse la représentation pictographique du dieu, décrivant sa coiffure composée d’une calotte dont la partie inférieure est couverte de duvet, d’une frange de plumes courtes d’aigle ( associé à Mixcoatl ) de couleur marron et d’une frange de 6 plumes de quetzal. De la couronne du dieu pend le cuauhpilolli constitué de deux grandes plumes d’aigle, symbole solaire.
  • L’ouvrage  en italien –  L’occupazione del paesaggio. Aztechi ed europei nella valle del Messico ( titre original : Eating landscape : aztec and european occupation of Tlatocan ), de Philip P. Arnold, professeur associé en  sciences de la religion à la Syracuse University, spécialisé dans les traditions amérindiennes, publié chez Jaka Books, 1999, numérisé partiellement par Google Books.                                           P.74, l’auteur décrit l’iconographie familière du dieu Tlaloc, dont les ornements rituels associés aux tlaloque étaient des plumes de héron placés dans ses cheveux, représentant les nuages s’accumulant dans le ciel.                                                     P. 131 l’auteur associe les plumes du motmot, oiseau acquatique, au dieu Tlaloc.
  • Motmot

  • Le livre Tlaloc et Huitzilopochtli, dieux du panthéon aztèque, mémoire de maitrise de Sophie François ; sous la dir. de Adelaïde de Chatellus maitre de conférence à Paris IV – Sorbonne, département de Littérature contemporaine en langue espagnole
    Théorie du texte, éditions Lulu.com, extraits numérisés par Google Books.                Pages 23 à 25 l’auteur décrit le dieu Tlaloc et ses attributs, ou les plumes de héron, symbolisant les nuages, jouent une dynamique de contraste métaphorique avec le noir de son visage, symbole de tempête.

Tlaloc, codex Ichtlilxochitl

  • L’article Le Serpent à plumes, des Olmèques à Teotihuacán, de Jean-Claude Delhalle membre du personnel technique de l’Université, auteur de nombreux ouvrages sur l’archéologie et l’histoire de l’art de la Méso-Amérique et Albert Luykx , membre de l’université de Liège, in: Revue de l’histoire des religions, tome 199 n°2, 1982. pp. 123-130. Outre que l’association des plumes de quetzal à la figure tutélaire du dieu, les auteurs mettent en lumière, p.128, la fusion olmèque de deux symboles qui ont donné naissance à Quetzalcoatl, le serpent chthonien  »gratifié  » par la plume solaire  » d’aspirations cosmiques « .
  • L’ouvrage en anglais Codex Telleriano-Remensis: ritual, divination, and history in a pictorial aztec manuscript  par Eloise Quiñones Keber, professeur d’histoire de l’art au Baruch College et au CUNY Graduate Center, spécialiste en art précolombien, publié par la University of Texas Press,  1995.                                                                                                                             P.165, l’auteur détaille les attributs de Quetzacoatl tel qu’il est peint dans le codex.
  • Un extrait du livre déjà cité Aztecs : an interpretation , de Inga Clendinnen, p. 168, où l’auteur aborde un autre aspect sémantique lié à la plume: celui de référant sexuel par association avec des symboles guerriers masculins – tels le ramage du héron ou de l’aigle – portés par des déesses, et de l’articulation subtile de son message lors de sa juxtaposition avec les insignia féminines.


La déesse Tlazolteotl, déesse de la purification , portant des plumes d'aigle, symbole de virilité
Codex Borgia

  • L’article Hymne à Mexico Tenochtitlan de Patrick Saurin, docteur en Histoire,  in : Le Mexique préhispanique et colonial : hommage à Jacqueline de Durand – Forest par Jacqueline de Durand-Forest, Patrick Lesbre, éditions L’Harmattan, 1994, ouvrage partiellement numérisé par Google Books.                                                             L’auteur indique pages 332 et 334 que Huitzilopochtli est désigné comme le  » héron bleu  » mais que le dieu du feu Xiuhtecuhtli est également associé dans le Codex de Florence à un oiseau bleu, couleur turquoise ( le cotinga ? ).

La plume elle – même devient symbole du dieu – Soleil,  Tonacatecuhtli  » el señor de nuestro sustento  » :

  • Le livre en espagnol Dioses prehispánicos de México: mitos y deidades del panteón náhuatl  par Adela Fernández, ( voir plus haut ).                                                          P. 103 les plumes noires et blanches symbolisent les plumes d’aigle et par conséquent le Soleil lui – même .                                                                              P.82 l’auteur cite le Codex Borgia selon lequel la plume noire du corbeau et la plume rouge du guacamaya sont des symboles du soleil nocturne ou soleil mort.

Corneille de Sinaloa ( corvus sinaloae ), Mexique, depuis la galerie de jbpowell, flickr

Guacamaya

Mythes des origines

INTRODUCTION

Les Mexicas, peuple de nomades venus du nord, ont des origines incertaines. Derniers arrivés dans la plaine fertile de la vallée de Mexico au XIII siècle au terme d’une longue migration, ils s’imposent d’emblée par la force auprès des populations locales sédentarisées. La stratégie d’hégémonie aztèque s’appuie sur des fondements mythologiques empreintés à l’écheveau des traditions des grandes civilisations mésoaméricaines olmèques et toltèques éteintes à l’époque classique, dont ils se revendiquent les seuls héritiers. De ce fait, la religion mexica est affaire d’une légitimation identitaire complexe, puisqu’elle entremêle à la tradition de l’épopée mystique de ses propres origines un panthéon archaïque composé de divinités et d’attributs autochtones préexistants à sa genèse.

Elle est aussi affaire politique, car cet héritage désigne également les Aztèques en tant que  »peuple élu  », leur assignant la tâche écrasante de garantir la bonne marche de l’univers par la systématisation des rituels et des offrandes nourricières aux divinités, par la pratique des guerres fleuries et des sacrifices.

  • L’extrait de la p.47 du livre Histoire de la littérature Nahuatl: sources, identités, représentations, écrit par Amos Segala, directeur de Recherche Emérite au CNRS et directeur international du Programme « Séminaires internationaux Archivos », publié aux éditions Bulzoni editore, 1989 , partiellement disponible sur Google books.                                                                                                                           Selon l’auteur Huitzilopochtli, dieu tribal aztèque, serait la fusion symbolique des Mexicas avec le peuple toltèque sédentarisé.


Colibri ou Huitzilin

  •  La Chronique de Sabine Mund, directrice du département Art belge, moderne et contemporain chez Pierre Bergé & Associates, ancienne rédactrice en chef de la revue Arts Antiques Auctions, diplômée en histoire de l’art à l’Université Libre de Bruxelles, 2000, vol. 78, n° 2, pp. 644-645, numérisée par Persée – au sujet du livre Le grand temple de Mexico, du mythe à la réalité : l’histoire des Aztèques entre 1325 et 1521, écrit par Daniel Lévine, Professeur à l’Université de Paris Sorbonne, titulaire de la chaire d’archéologie des civilisations de l’Amérique préhispanique (1998), conseiller scientifique pour l’archéologie et les Instituts Français de Recherche à l’Etranger au ministère de la recherche (Direction de la Recherche SHS) depuis 2003, in Revue belge de philologie et d’histoire, Paris, éditions Artcom’ 1997.                                Dans cette chronique Sabine Mund explicite le propos du professeur Lévine de mettre en évidence la volonté des Aztèques  » d’enraciner leur histoire dans un passé  » préexistant.
  • L’article numérisé par Persée Le Serpent à plumes, des Olmèques à Teotihuacán, co écrit par Jean-Claude Delhalle, membre du personnel technique de l’Université, auteur de nombreux ouvrages sur l’archéologie et l’histoire de l’art de la Méso-Amérique et Albert Luykx , membre de l’université de Liège in: Revue de l’histoire des religions, tome 199 n°2, 1982. pp. 123-124.                                         Les auteurs, en montrant la continuité de la pensée religieuse des Olmèques à Teotihuacan rappellent que le serpent à plumes est appelé Quetzalcoatl par les Aztèques, illustrant ainsi le processus d’assimilation des anciennes traditions par les Mexicas.
  •  Le rapport en anglais The emperors’ cloak: aztec pomp, toltec circumstances de Patricia Rieff Anawalt, anthropologue, membre de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation, publié en format Pdf sur le site de Antonio de la Cova, professeur – assistant d’études sur le monde latino – américain, réunissant des ressources destinées aux chercheurs universitaires.
    Ce document offre un exemple concret de légitimation du pouvoir aztèque présenté comme l’héritier des traditions de l’âge d’or mexicain par la reprise des motifs des regalias toltèques pour la confection des manteaux des tlatoani.
  • Le texte en langue espagnole En torno a la noción de lo sagrado en la cosmovisión mesoamericana écrit par Felix Báez-Jorge, professeur en anthropologie sociale à l’université de Veracruz, docteur en ethno histoire et histoire contemporaine à l’université de País Vasco (Bilbao) et publié en juillet 2008 dans les Cuadernos de Trabajo de l’Instituto de Investigaciones Histórico-Sociales de l’université de Veracrux, n°31, disponible sur le site de l’Universidad Veracruzana en format Pdf.                                                                                                                               Ce document propose une réflexion appliquée au contexte mésoaméricain sur les mécanismes qui permettent à une société de s’auto définir et les enjeux politiques qui façonnent la mise en place de tout système religieux.

A propos de la guerre fleurie :

  • le texte la vie quotidienne des Aztèques à la veille de la conquête espagnole de Jacques Soustelle, ethnologue français, membre de l’Académie française, Hachette, p.123, cité dans Ecrits d’ailleurs, Georges Bataille et les ethnologues par Dominique Lecoq,chercheur au CNAM et Jean-Luc Lory, ethnologue au CNRS, directeur adjoint de la fondation  »Maison des sciences de l’Homme  », publié par le Centre coopératif de recherche et de diffusion en anthropologie (Fondation Maison des sciences de l’homme) ,  partiellement numérisé sur Google books.                                                                                                                           P. 48 Soustelle décrit les contraintes politico sociales de la xochiyaoyotl
  • L’article en espagnol  La historia según Chimalpahin de Rubén Romero Galván José, docteur en Ethnologie, Ecole des Hautes Etudes Sociales de París in : Journal de la Société des Américanistes. Tome 84-2, 1998. pp. 185-186, numérisé par Persée.                                                                                                                 L’auteur y présente la mise en place de la xochiyaoyotl sous les contraintes du système de croyances aztèques.

A L’ORIGINE ETAIT … LA PLUME

La plume est une composante fondatrice de l’épopée aztèque, elle en est le principe fécondant : sa portée sémiologique apparaît dès les origines de ce peuple venu d’Aztlàn, lieu mythique à la localisation perdue.

  • A la page 21 du 3ème chapitre du manuscrit Histoire des Indes de Nouvelle Espagne et des Îles de la Terre Ferme –  appelé aussi Codex Duràn – rédigé par  Diego Duràn  ( Espagne vers 1537 — 1588)  missionnaire dominicain et historien espagnol ayant vécu en Nouvelle Espagne, traduit de l’espagnol, annoté et présenté par Doris Heyden, spécialiste de la Méso-Amérique, en particulier des civilisation du Mexique central, co – fondatrice du cercle Mexican Renaissance; vol.210 de la coll. : The civilization of the  American Indian series  , publié par University of the Oklahoma Press, numérisé intégralement par Google Books.                                      Duràn, éminent nahualiste, traduit le mot Aztlàn par  » lieu des hérons  » dans le sens de  » lieu de la blancheur  » en référence à la couleur des plumes de cet oiseau.
  • L’extrait de L’origine des Aztèques, p.78 et p. 79 , de Christian Duverger mésoaméricaniste français, directeur du Centre de Recherche sur l’Amérique préhispanique (CRAP) et directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, où il détient la chaire d’anthropologie sociale et culturelle de la Méso-Amérique, Éditions du Seuil, 1983, partiellement publié par Google Books.       L’auteur rappelle que l’étymologie du mot viendrait vraisemblablement de azatatl ( aigrette ), qui aurait donné l’adjectif aztac, soit  » de la couleur ( blanche ) des plumes de l’aigrette « .

Selon ces deux auteurs la pureté symbolique du lieu est ainsi évoquée par la qualité des plumes elles – mêmes.

Aigrette neigeuse du Mexique ( Egretta thula )