MUSIQUE

MUSIQUE AZTEQUE

Aztèque jouant de la musique. Codex

  • Sur le site Aztec-history.com, on trouve des informations sur l’art aztèque en général, mais aussi sur la musique aztèque. Ce site a été réalisé par Jaime Cottrill (passionnée d’art aztèque, étudiante à l’Internacional Universidad à Cuernavaca, au Mexique. Les pages de son site proviennent de ses études, visites de sites archéologiques aztèques et de ses recherches personnelles). Non seulement la musique a été utilisée pour le plaisir, mais c’était aussi une façon de transmettre la culture, de partager une compréhension de la religion, de faire un lien affectif avec les événements de la vie. Dans cet article l’auteur nous décrit la façon dont était utilisée la musique ainsi que le rapport des textes avec la poésie. Elle décrit aussi les différents instruments utilisés, par exemple les tambours horizonteaux (teponaztlis) ou verticaux (tlalpanhuehuetl), les hochets, les flûtes, les sifflets et les grattoirs.

    Tlalpanhuehuetl en bois ( réalisé entre 1250-1521 après J.C). Il était placé directement sur le sol. La partie supérieure était couverte de peau d'animal et on jouait avec les paumes et les doigts des mains. Il représente une scène confrontant un aigle et un vautour avec leurs ailes déployées. ce tambour suggère qu'il était utilisé par les guerriers lors de cérémonies.

    Certains des instruments étaient soigneusement décorés. La plume était présente lors de ces représentations musicales ainsi qu’on peut le voir dans les illustrations des codex.

Aztèque entrain de jouer de la musique avec un teponaztli.

  •  Sur le site du Mexicolore, on peut consulter un article de Ian Mursell  (consultant audio-visuel et spécialiste de l’éducation au développement) portant sur la musique aztèque. Il fait une description de l’utilisation des instruments (rituels, fêtes, cérémonies…), de leur réalisation et de leur forme. Il prend l’exemple du teponaztlis instrument à percussion dont l’exemplaire présent au British Museum comporte la représentation sculptée d’un hibou en son centre.

Teponaztli. Hauteur: 16.50 cm, Longueur: 50.00 cm.
Cet instrument représente un hibou à cornes. Ceci est un exemple aztèque de tambours à fente appelé teponaztli en nahuatl. Il était évidé et sculpté à partir d'un morceau de bois dur. Différentes sources de l'époque coloniale illustrent son utilisation dans diverses cérémonies, qui impliquaient également la danse. Cette teponaztli est le seul exemple connu qui représente une chouette à cornes, ici sculpté sur la face avant du tambour. Les chouettes ont été considérés comme des créatures de mauvais augure. Leur présence et les appels nocturnes étaient considérés comme des prédictions de mort ou de malheur. Les chouettes ont également été associée à Mictlantecuhtli, le Seigneur des Enfers, et avec les puissances des ténèbres. Depuis la chouette était censée servir de messager pour Mictlantecuhtli, il a été suggéré que cette teponaztli particulière aurait pu être utilisée dans les cérémonies funéraires. British Museum

Le teponaztli ( (1250 - 1500) était utilisé par les Aztèques. Ils jouent avec des marteaux en bois ou cornes de cerf avec une extrémité recouverte de caoutchouc, ou bien tout simplement avec leur mains en frappant la surface. Ce teponaztli a été par les Tlaxcaltecas, avec lesquels les Mexicas célébré les fameuses guerres de fleurs. Il représente la figure d'un guerrier qui se traîne sur le sol. Il a été sculptée avec des éléments très élaborés tels que une bande frontale avec une plume de la guerre et une courte cape de plumes lié à l'avant. cette pièce se trouve au Musée National d'Anthropologie du Mexique

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POESIE

LA POESIE

La poésie aztèque était orale et avait le chant pour support essentiel.

  • Dans l’article disponible en ligne « La fleur, le chant: in xochitl in cuicatl : la poésie au temps des Aztèques »de Patrick Saurin (Historien Français. Traducteur du nahuatl), on en apprend un peu plus sur cette poésie. Il fait un recueil de cinq chants aztèques en texte original et en traduction française. Il rédige une longue introduction sur la poésie aztèque (ses figures de style, son balancement entre beauté et tristesse, sa dualité), accompagnée de longs commentaires explicatifs (tant sur l’aspect sociologique que littéraire des textes). Il fait des citations de chroniqueurs coloniaux (Tezozomoc, Duran, Sahagun, etc). L’auteur admet que certaines traductions sont loin d’être assurées (p. 118), que les questions de genres poétiques restent à élucider (p. 121) . A la page 43, il décrit les chants qui utilisent la poésie pour décrire la capitale aztèque.Elle est décrite pareil à une précieuse plume de quetzal, qui évoque la beauté, richesse et noblesse. La poésie de l’ancien Mexique regarde du coté de la nature et de la végétation. Leur approche essentielle passe par des jeux sur les mots à travers des métaphores florales, car les Aztèques pensent que le poème est une floraison verbale

POESIE ET METAPHORE

  • Roberta H. Markman (professeur de littérature comparée à la California State University, Long Beach) et Peter T. Markman (Professeur d’anglais à Fullerton Séminaire, en Californie) ont publiés en 1989 l’ouvrage: « Masks of the spirit : image and metaphor in Mesoamerica » qui est accessible sur google books en anglais. Ils s’appuient sur des sources tirées de l’archéologie, l’histoire de l’art, du folklore, de l’ethnohistoire, de l’ethnographie et la littérature. Les auteurs soutiennent que le masque est la métaphore centrale du concept de la réalité spirituelle en Méso – Amérique. Ils retracent la longue histoire de l’utilisation du masque rituel par les peuples qui ont créé et développé la tradition mythologique de la Méso-Amérique. Cet ouvrage aborde la question de la poésie chez les Aztèques et du statut de leurs poètes.On apprend notamment  qu’au cœur du genre religieux et philosophique de la poésie aztèque, on trouve la distinction entre le monde de l’esprit, mystérieux et inaccessible, qui était synonyme de la force de vie, et le monde de la nature inextricablement impliqué dans la mort. Un poète aztèque abordant ce thème a écrit:  » Prenons les choses comme prêtées à nous, ô amis; « qu’en passant sommes-nous ici sur la terre; demain ou le lendemain, que votre cœur désire, Donateur de vie, nous irons, mes amis, à son domicile.  » La permanence se trouvait dans le monde de l’esprit. Autre exemple: à la page 150, il parle du statut du poète. Le poète aztèque, comme ses prédécesseurs dans les cultures antérieures de la Méso-Amérique, était le messager de l’esprit, le transformateur qui avait été lui-même transformé: « Dieu m’a envoyé comme messager. Je suis transformé en un poème »