STATUAIRES

STATUAIRE

  • Pour une description précise de la statuaire, on peut aller lire l’article sur le site Arqueología mexicana écrit par Victor Osorio Ogarrio (Archéologue. Directeur du Musée d’Anthropologie et d’Histoire de l’État de Mexico): « Quetzalcoatl Tlaltecuhtli : la sculpture de la dualité ». Cet article en espagnol propose de décrire deux statuaires: une de Quetzalcoatl (serpent à plumes identifiable par ses caractéristiques graphiques) et une autre de Tlaltecuhtli (déesse de la terre qui porte une coiffe de plumes). Il décrit ces sculptures à l’aide du récit du mythe fondateur, et de photographies et schémas.
Sculpture du Quetzalcóatl au repos et schéma explicatif. L’image en relief est placé sur la partie inférieure du serpent à plumes.
  • Pour une analyse sur l’Art aztèque, l’article de Manuel Aguilar Moreno (professeur d’histoire de l’art à l’université d’État de Californie. Ses recherches portent sur l’art et l’histoire de l’Amérique latine, et plus particulièrement du Mexique préhispanique) est disponible en ligne en format PDF. Dans la première partie de son article, l’auteur décrit l’iconographie des Aztèques. Il parle ensuite de l’architecture aztèque ainsi que des sculptures. Par exemple, de la page 18 à 19, on trouve la description de deux sculptures de Tlaltecuhtli : une portant le nom de la déesse [fig 19] et une autre [fig 20] nommée « Tlaltecuhtli del Metro ». Elle porte ce nom car selon Eduardo Matos Moctezuma (archéologue mexicain. Il a été président du conseil mexicain d’archéologie, puis directeur du centre de recherches et d’études supérieures en anthropologie sociale et directeur du musée national d’anthropologie. Il a fondé puis dirigé le musée du Templo Mayor) et Felipe Solís Olguín (archéologue mexicain et conservateur du Musée d’Anthropologie de Mexico), cette sculpture a été trouvée lors de la construction d’une ligne de métro à Mexico, et en raison de ses similitudes avec la statue de Coatlicue, on a initialement cru que cette sculpture représentait la déesse elle-même. Mais la recherche récente révèle la véritable identité de la sculpture: elle correspond à la première représentation connue de Tlaltecuhtli, ou la Terre Seigneur, en ronde-bosse. A la fin de l’article, on trouve des photographies ainsi que des dessins pour illustrer ces propos.

    Tlaltecuhtli del metro, 93 x 57 x 34cm. Cette statue en basalte est représenté en bas-relief. Cette pièce constitue un élément exceptionnel, car c'est la seule représentation de ce type de Tlaltecuhtli qui est connu dans l'art aztèque. Cette pièce se trouve au Musée National d'Anthropologie

  • Pour en savoir plus sur la sculpture de Tlaltecuhtli, on peut consulter les deux articles issu du quotidien « La Jornada » (18 mai 2010, p. 4) disponible en ligne. le premier article d’Ana Monica Rodriguez (travaille à Universidad Autonoma Metropolitana au Mexique) « Tlaltecuhtli ya ocupa el vestíbulo del Museo del Templo Mayor » parle des préparatifs et du transport du monolithe de Tlaltecuhtli vers le Museo del Templo Mayor (dans le cadre d’une exposition temporaire sur Moctezuma II qui  a eu lieu en 2010).

    Ce représentation de Tlaltecuhtli, déesse de la terre, pèse pas moins de 12 tonnes. Fragmentée en quatre morceaux, la représentation divine mesure 4,19 mètres de longueur, 3,62 mètres de largeur et 40 centimètres d’épaisseur. Cette sculpture est un vestige important de la culture Aztèque découvert sur le site archéologique du Templo Mayor, le Grand Temple, au cœur de la capitale mexicaine.

    Cet article explique comment les chercheurs s’y sont pris pour protéger et déplacer la pierre. Il retrace le trajet exécuté par le transport ainsi que le temps que cela a pris. Le second article est écrit par Carlos Paul (Universidad del Valle de México) « Histórico traslado de una deidad mexica »(p.5). Les article est agrémenté de photographies.

    Monolithe de Tlaltecuhtli, andésite, mexica. Vue frontale
    Période postclassique, Museo del Templo Mayor. Une équipe d'archéologues a découvert à quelques mètres au sud du monolithe sept squelettes d'aigles royaux, trois d'ibis, 60 couteaux de sacrifices de grande taille, des centaines de pierres vertes, des objets en bois, des graines de coton et de courges. Cette sculpture est polychrome, les archéologues ont pu déterminer quels étaient les pigments utilisés par les Aztèques.:Ils utilisaient une combinaison de cinq pigments : l’ocre, le rouge, le bleu, le noir et le blanc.

  • Sur le site du musée National d’Anthropologie du Mexique on peut voir la façon dont est organisé le Musée et faire un visite virtuelle grâce au Google Art Project . Le monde Mexicas au Postclassique récent (1300-1521 ap.J.-C.) a produit les monumentales sculptures de Coatlicue et la Pierre du Soleil, exposées dans la salle MEXICA du Musée National d’Anthropologie du Mexique, salle la plus importante du Musée. On trouve différents objets ainsi que des maquettes. Les fragments de sculptures de Mexico-Tenochtitlán, retrouvés dans le sous-sol de la ville, sont répartis dans cette salle, par exemple: le Chac-Mool, la Pierre des sacrifices, l’Autel des siècles, etc.. ainsi que la grande Pierre du Soleil, située au centre de la salle, qui constitue un monument archéologique important pour les Mexicains. Sont exposés aussi des bijoux et des ornements (tels que le panache de Moctezuma).

    Chac Mool en basalte (réalisé entre 1250-1521 apres J.C). Il est dans sa position caractéristique, allongée sur le dos, avec bras et les jambes pliés, tête retourné d'un coté.Le bord du récipient est orné de plumes de bijoux et de glyphes. Le personnage porte beaucoup de bijoux (boucles d'oreilles, bracelets, collier), des sandales et une coiffure de plumes qui retombent à l'arrière de la tête. Les sculptures de Chac Mool sont généralement liés au culte de Tlaloc, dieu de la pluie. Ce dernier a été découvert au sommet d'une temple de Tenochtitlan

MASQUES

MASQUES

Les masques chez les Aztèques ont un lien avec leur religion, leurs croyances.

Masque de mosaïque de Tezcatlipoca. XVe-XVI siècle après J.C.
Cette mosaïque est censée représenter le dieu Tezcatlipoca, ou «Miroir Fumant», l'une des quatre divinités créatrices qui étaient parmi les dieux les plus importants dans le panthéon mexica.
La base de la mosaïque est un crâne humain. Le crâne est coupé à l'arrière et bordé de peau de cerf sur lequel la mâchoire mobile est articulée. Les longues lanières en peau de daim auraient permis au crâne d'être porté comme insigne sacerdotal. Les ornements de crâne comme celui-ci sont décrits dans le codex mixtèque Zouche Nuttal.
La décoration en mosaïque est travaillée dans des bandes alternées de bleu turquoise lumineux et lignite noir. Les yeux sont faits de deux orbes de pyrite de fer poli encadrés par des anneaux blancs.
British Museum

  • Roberta H. Markman (professeur de littérature comparée à la California State University, Long Beach) et Peter T. Markman (Professeur d’anglais à Fullerton Séminaire, en Californie) ont publié en 1989 l’ouvrage: « Masks of the spirit : image and metaphor in Mesoamerica » qui est accessible sur google books en anglais. Ils s’appuient sur des sources tirées de l’archéologie, l’histoire de l’art, du folklore, de l’ethnohistoire, de l’ethnographie et de la littérature. Les auteurs soutiennent que le masque est la métaphore centrale du concept de la réalité spirituelle en Méso- Amérique. Ils retracent la longue histoire de l’utilisation du masque rituel par les peuples qui ont créé et développé la tradition mythologique de la Méso-Amérique. L’œuvre est divisée en 3 chapitres: 1) de la métaphore du masque dans la Méso-Amérique précolombienne : le masque comme le Dieu, dans le rituel et en tant que métaphore; réflexions métaphoriques 2) de l’ordre cosmique, 3) la métaphore du masque après la conquête: le syncrétisme, les survivances pré-colombienne; les masques aujourd’hui. On trouve à la page 5 une description du dieu Huitzilopochtli qui a toujours été représenté dans les codex et décrit dans les chroniques par  » son masque  », sa peinture faciale caractéristique, des costumes et accoutrements.
    Ils citent Diego Durán (missionnaire dominicain et historien espagnol), pour décrire ce dieu: il porte une coiffe riche en forme de bec d’un oiseau. . . . Le bec qui a soutenu la coiffe du dieu était d’or brillant forgé à l’imitation du colibri. . . . Les plumes de la coiffe proviennent d’oiseaux verts. [L’idole] portait un manteau vert et en plus de ce manteau, autour du cou, un tablier recouvert de riches plumes vertes, parées d’or »

    Huitzilopochtli, image du Codex Borbonicus où l'on voit son "masque", sa peinture faciale. Il porte ses attributs : un bouclier, et une coiffe de plumes blanches sur son casques. Ces plumes sont apellées tlapotollini et sont un symbole guerrier et sacrificiel

Le masque a une portée philosophique chez les Aztèques, par rapport à l’organisation du monde, du cosmos. Il était très important pour cette médiation.

Masque en mosaîque aztèque XVe-XVIe siècle apres J.C. Hauteur: 17.30 cm
Largeur: 16,70 cm
Ce masque est censé représenter Quetzalcoatl («serpent à plumes») ou le dieu de la pluie Tlaloc. Les deux divinités sont associées à des serpents. Alors que les plumes qui figurent dans la conception de ce masque sont compatibles avec les éléments symboliques associés à l'image de Quetzalcoatl, les lunettes des yeux produit par "les serpents entrelacés" est un signifiant visuel souvent utilisé pour identifier le dieu de la pluie Tlaloc.
Le masque est sculpté à partir d'une seule pièce de Cedrela odorata bois et recouvert de mosaïque turquoise. Les dents sont faites de coquillage blanc. C'était peut être un cadeau de l'empereur Moctezuma II Mexica à l'espagnol Cortés capitaine Hernán (1485-1547).

  • Le livre L’esprit du jeu chez les Aztèques (1978) de Christian Duverger ( Directeur du Centre de Recherche sur l’Amérique préhispanique (CRAP) et directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), où il détient la chaire d’anthropologie sociale et culturelle de la Méso-Amérique) est disponible en version numérisé sur Google Books. L’auteur évoque les masques de la pages 229 à 242. Cependant certaines pages ne font pas partie de la sélection consultable du livre, ce qui est assez dérangeant. A Teotihuacan, les Mexicas travaillaient la serpentine, la néphrite, le basalte, la jadéite, l’albite, et pouvaient utiliser des incrustations de nacre ou de pierres fines. Les yeux et la bouche étaient incisés en creux. Ces « masques» étaient mortuaires. Les Aztèques qui utilisaient principalement la crémation, connaissaient cependant le masque mortuaire. Avant de brûler le corps du défunt, ils l’enroulaient dans des draps et le ornaient de plumes et de papier. On déposait un masque de bois sur le visage. Les archéologues ont aussi retrouvé des masques de mosaïques. Il décrit ensuite la relations des masques avec les dieux. Le dieu du jeu porte un masque chez les Aztèques car il était également un  accessoire  à des fins ludiques, utilisé au cours de danses ou pour des représentations de forme théâtrale. L’auteur présente ensuite la mention des masques dans les codex.
  • Sur le site Aztec-history.com, on trouve des informations sur l’art aztèque en général, mais aussi sur les masques. Ce site a été réalisé par Jaime Cottrill (passionnée d’art aztèque, étudiante à l’Internacional Universidad à Cuernavaca, au Mexique. Les pages de son site proviennent de ses études, visites de sites archéologiques aztèques et de ses recherches personnelles). Dans le Mexique précolombien, les masques aztèques ont suivi une tradition héritée de nombreuses cultures. Un type courant de masque serait la représentation du dieu Quetzalcoatl. L’article évoque les matériaux utilisés  pour réaliser ces masques et leurs spécificités. L’article est enrichi de deux dessins.

Sacrifices

Les rites mexicas comportaient notoirement des sacrifices de sang, la nourriture des dieux, oeuvre nécessaire à assurer la résurgence quotidienne du Soleil.

  •  A ce sujet on pourra utilement se référer au compte – rendu de Claude-François Baudez, Archéologue, directeur de recherche honoraire au CNRS, publié dans le Journal de la société des américanistes , 91-1 | 2005, mis en ligne le 29 septembre 2006 par le site Revues.org ;
  • Ainsi qu’au compte – rendu de Guilhem Olivier, Docteur en Études Latino-Américaines, Université de Toulouse Le Mirail,  publié dans L’Homme, 180 | octobre-décembre 2006, mis en ligne le 25 octobre 2006 par le site Revues.org;

tous deux concernant le livre Le sacrifice humain chez les Aztèques de Michel Graulich de l’académie royale de Belgique, publié chez Fayard, 2005.                                                 Ces notes de lecture complémentaires reprennent les principaux thèmes abordés par Graulich et les hypothèses formulées par celui – ci, en les résumant point par point.

  • La page en anglais Human sacrifice in aztec culture  d’auteur inconnu, publié le 2 septembre 2010 sur le site Articlesbase, offre un résumé des origines de ces rites, des dieux principaux qui en bénéficient, des guerres fleuries qui les alimentent.
  • Le livre de Mythes et rituels du Mexique ancien préhispanique par Michel Graulich , 1987 , 463 pages, numérisé partiellement par Google Books.                                      A la page 191, Michel Graulich cite les Anales de Cuauhtitlan l’une des trois parties composant le Codex Chimalpopoca , document indigène colonial qui figure officiellement dans la Colección Antigua de l’Archivo Histórico de l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire à Mexico sous le numéro 159 ( dont la digitalisation est en projet par la Wired Humanities Projects de l’université de l’Oregon, ISA).                                                                                                                             En se basant sur les informations du Codex , l’auteur cite dans cet extrait les trois divinités  » [ …] Tezcatlipoca, Ihuimecatl,  »Corde – Plume  » ( c’est à dire corde sacrificielle ) et Toltecatl ( qui, selon la tradition aztèque ) voulaient des sacrifices humains  » contrairement à Quetzalcoatl, auquel ils tendent un piège .
  • L’article en anglais The multiple Identities of Aztecs craft Specialists de Elisabeth M. Brumfiel, professeur d’archéologie aztèque, présidente de l’ American Anthropological Association (AAA), publié dans Archeological Papers of the American Anthropological Association, numéro special : Craft and Social Identity, volume 8, 1er numéro,pages 145–152, Janvier1998 – mis en ligne le  28 juin 2008 sur le site Wiley online library.                                                                                        A la page 148 ( page 4 du document en format Pdf ) l’auteur indique que les artisans spécialisés dans le travail des plumes, imitaient les castes nobiliaires – voire, selon le frère Bernardino de Sahagún, [ (1500 – 1590 ), missionnaire  franciscain dans la Historia general de la cosas de nueva España, pp.235 à 237, tome 1, livre 3 chapitre 1, texte en espagnol présenté et annoté par Carlos Maria de Bustamante (1774 – 1848 )  –  juriste, indépendantiste, historien et politicien mexicain –  1829, éditions de Alejandro Valdes, Mexico, vol. 1, numérisé intégralement par Google Books ] atteignaient le niveau de prestige de ceux – ci –  en offrant des sacrifices humains à Coyotl Inaual, la divinité tutélaire de leur corporation, en achetant des esclaves sur les marchés.

Scène de sacrifice
Codex Magliabechiano

  • La Conférence de M. Michel Graulich  et sa suite in: École pratique des hautes études, Section des sciences religieuses. Annuaire. Tome 106, 1997-1998. 1997. pp. 33-44, numérisée par Persée.                                                                               P.38 l’auteur décrit le cadre formel du sacrifice ainsi que les relations particulières liant le sacrifiant au sacrifié – ce dernier étant adopté pendant tout le temps précédant son immolation par le premier, qui ne pouvait manger sa chair, sa  »propre chair  ».
  • L’extrait du livre Tlaloc et Huitzilopochtli, dieux du panthéon aztèque, mémoire de maitrise de Sophie François ; sous la dir. de Adelaïde de Chatellus maitre de conférence à Paris IV – Sorbonne, département de Littérature contemporaine en langue espagnole et théorie du texte, éditions Lulu.com, extraits numérisés par Google Books.                                                                                                               A la page 39, l’auteur indique que le duvet d’aigle qu’on appelle tlapotōnīlli ( définition disponible d’après le frère Bernardino de Sahagún, (1500 – 1590 ), missionnaire  franciscain dans la Historia general de la cosas de nueva España, dans le dictionnaire en ligne de langue nahuatl  sur le site créé par Alexis Wimmer ) est  » un symbole guerrier et sacrificiel  » que l’on accrochait aux cheveux des sacrifiés.


La figure à 4 rebords '' 4 mouvement '' ( à droite ) symbolise le 5ème Soleil destiné un jour à sa propre destruction .
Les plumes des ailes et de la queue de l'esprit guerrier sortant du soleil ( partie du bas ) sont remplies de couteaux sacrificiels.
La figure ailée de plumes d'aigles et quetzalli ( à gauche ) représente un guerrier - aigle montant au ciel.
Cloche huehuetl, bois, 96cm, Malinalco, Musée national d'archéologie du Mexique.

  • Le livre en anglais Time and sacrifices in the aztec cosmos de Kay Almere Read, professeur associé du département des religions comparées à l’ Université DePaul, éditions Indiana University Press, 1998, partiellement numérisé par Google Books.                                                                                                                             A la note 110 de la page 256 se rapportant à la page 75 du texte,  l’auteur rappelle que les victimes offertes en sacrifice à Huitzilopochtli étaient parfois bleuies , badigeonnées de colle et recouvertes de plumes afin de réactualiser la naissance de Huitzilopochtli.
  • L’article de Michel Graulich Les mises à mort doubles dans les rites sacrificiels des anciens Mexicains in: Journal de la Société des Américanistes. Tome 68, 1982. pp. 49-58, numérisé par Persée.                                                                                 L’auteur revient p.50 sur les attributs des sacrifiés incarnant les 400 mimixcoa exterminés par quatre personnages envoyés par le Soleil, soit entre autres :              –  les boules de duvet sur la tête ( ihuitl ) ;                                                                      – l’ornement occipital d’e plumes d’aigle ou de héron ( aztaxelli ou cuauhpilolli ).  Cependant que Graulich considère que  :  » les ornements les plus caractéristiques étaient la craie et le duvet ( tizatl, ihuitl ), qui à eux seuls suffisent déjà pour marquer un guerrier voué à l’immolation  ».


Brasier en céramique figurant un guerrier déifié
Aztec (circa AD 1500)
Mexico City, Mexico
Museo Nacional del Virreinato, 10-133646

  • L’ouvrage  en italien –  L’occupazione del paesaggio. Aztechi ed europei nella valle del Messico ( titre original : Eating landscape : aztec and european occupation of Tlatocan ), de Philip P. Arnold, professeur associé en  sciences de la religion à la Syracuse University, spécialisé dans les traditions amérindiennes, publié chez Jaka Books, 1999, numérisé partiellement par Google Books.                                             A partir des informations contenues dans le livre IX de Sahagun, pages 110 – 111 l’auteur décrit  l’immolation des enfants au dieu de la pluie Tlaloc , leurs parures frontales de plumes de quetzal  –  symbole de richesse et d’abondance apportée par des pluies bienfaitrices, évocatrices des feuilles de maïs par leur forme, mais également appréciées à cause de leur couleur vert sombre, que l’on croyait attirer l’humidité –  et leur transports sur des lits faits des plumes les plus précieuses des quetzal, celles de la queue. Il s’ensuivait des libations et d’autres offrandes de plumes déposées sur l’autel de Tlaloc par la noblesse aztèque.


Sacrifice d'enfants
Codex Telleriano - Remensis


Dépouille d'enfant
Fouilles du Templo Mayor

  • Le livre en italien, Il culto degli astri tra gli aztechi de Yólotl González Tórres, historienne mésoaméricaniste mexicaine spécialiste de la civilisation aztèque et d’anthropologie des religions, docteur en anthropologie et chercheur à la direction d’ethnologie et d’anthropologie sociale de l’INAH (Institut national d’anthropologie et d’histoire du Mexique), publié par Mimesis Edizioni, 2004, partiellement numérisé par Google Books.                                                                                                       Pages  55 -56 l’auteur décrit les rites célébrant le culte du Soleil qui correspondait à la période calendaire comprise entre ce océlotl et nahui ollin . A cette occasion on choisissait un prisonnier incarnant le  »messager du soleil « , dont les cheveux étaient parés de plumes blanches, portant un bâton avec des lanières de cuir se terminant par des plumes d’aigle. Son ascension solitaire jusqu’au sommet du quauhxicalli figurait la course du soleil, auquel il devait s’adresser selon des formules établies. Suite à cela le « messager  » était sacrifié et consommé, son cœur offert au soleil. Selon Sahagùn, l’effigie du dieu était à cette occasion recouverte d’un plumage appelé quetzaltonaméyotl et des cailles lui étaient sacrifiées.

Les oblations de sang n’étaient pas nécessairement mortelles ni assumées par des captifs : les scarifications au moyen de grandes plumes d’oiseau étaient d’usage courant chez tous les Aztèques – peuple, prêtres, tlatoani, en remerciement ou en supplication.

  • L’article Quelques travaux récents sur l’Amérique moyenne, Journal de la Société des Américanistes, 1906, vol. 3, n° 2, pp. 341-344, présente le mémoire de Zelia Maria Magdalena Nuttal – spécialiste américaine des cultures mexicaines préaztèques et des manuscrits précolombiens et membre du Peabody Museum de Harvard et du Musée national d’anthropologie de Mexico – A penitential rite of the Ancient Mexicans , où sont mentionnées les pratiques oblatoires mexicas.
  • La page en anglais dédiée Death vs Autosacrifice   – Heather N. Blucher, étudiante, designer graphique à la Pacific Lutheran University –  sur le site de l’université. A partir des écrits de Felipe Solis ( , archéologue mexicain et conservateur du Musée d’Anthropologie de Mexico ) et d’autres sources,  l’auteur compare les deux pratiques du sacrifice.

ARCHITECTURE

ARCHITECTURE

Les Aztèques ont un centre très important qui correspond au centre religieux, cérémoniel ainsi que le centre du pouvoir. Le temple Mayor est le temple principal composé de deux temples jumeaux: le temple du soleil et celui de la pluie (ce qui est associé à la guerre et à la fertilité: deux points identitaire et économique de la société aztèque). L’architecture des édifices aztèques a été décrite par différent auteurs:

  • Article « La description du Grand Temple de Mexico par Bernardino de Sahagún (Codex de Florence, annexe du livre 2) »,Journal de la Société des Américanistes, disponible sur le portail de revues en ligne jsa.revues.org; est rédigé par Aurélie Couvreur (Ethnohistoire, histoire de l’art et histoire des religions ; spécialiste de l’iconographie du Mexique ancien, en particulier de la culture de Teotihuacan et du monde aztèque) en 2002. Cet article décrit le temple principal qui est une source majeure pour la connaissance du centre cérémoniel aztèque aujourd’hui partiellement redécouvert grâce à l’archéologie. Il propose une analyse détaillée du témoignage de Sahagún. Il évoque entre autres, le sujet de dieux méconnus et de rites mineurs. La confrontation de ces données avec les autres sources permet d’évaluer la validité de ce texte et de souligner les références constantes aux différents quartiers (calpulli) de Mexico. il fait la description du codex de Florence et décrit les édifices en place à cette époque.

Sculpture du serpent à plumes sur le Temple de Quetzalcóatl (Teotihuacán)

  • Article « Le grand temple de Mexico », de Guillemin-Tarayre (1858: ingénieur. Il fait parti de la recherche minéralogique dans les Abruzzes, puis à Madagascar. Il part en 1864 au Mexique, comme membre de l’Expédition. Il finit sa carrière comme directeur des exploitations aurifères de Grenade.),  issu du Journal de la Société des Américanistes. Cet article décrit ce temple, avec ses bâtiments annexes et sa décoration. Il donne des indication très précises sur le plan architectural (mesures, plans d’élévations…). Il évoque aussi les symboles et représentations du dieu par la statuaire du Templo Mayor.

Figure n°1 tirée de l'article cité ci-dessus. On aperçoit les symboles du dieu Huitzilopochtli sous la forme d'un colibri

  • Sur le site « vivamexico », on trouve quelques informations, faites par un amateur,  sur l’Histoire de Teotihuacan et sur « Temple de Quetzalcóatl » que l’on nomme aussi la « Citadelle ».

Façade du Temple de Quetzalcóatl avec la sculpture de la tête du Quetzalcóatl

Les Dieux

La plume est un attribut qui apparait régulièrement dans l’iconographie et les textes dédiés aux dieux du panthéon aztèque. L’identification de l’espèce avicole à laquelle appartient le plumage représenté est d’ailleurs un élément formel de reconnaissance des divinités.

  • l’extrait du livre  Aztecs : an interpretation , de Inga Clendinnen,  professeur émérite d’ History à La Trobe University, Melbourne, publié par Cambridge University Press, 1995, digitalisé partiellement par Google Books. Pages 216 à 218, l’auteur – citant Sahagun entre autres – explicite la vision esthétique et l’admiration révérencielle de la plume chez les Aztèques, pour lesquels elles étaient  »The shadows of the sacred Ones  », l’ombre des divinités, leur émanation.

Le Tonanamatl, l’almanach divinatoire contenu dans le Codex Borbonicus conservé à la BNF et numérisé intégralement sur le site de la FAMSI, associe à chaque jour un dieu tutélaire :

  • L’article L’avifaune dans le Codex Borbonicus de Michel Gillone, ethno – ornithologue, président de l’association culturelle LUPUNA, in: Journal de la Société des Américanistes. Tome 64, 1977. pp. 29-42, numérisé par Persée.                      Cette étude reprend la figure de l’oiseau en tant que  »compagnon des dieux  » de chacune des treize série des jours de l’almanach et leur évolution dans le codex.

Les principaux dieux et leurs attributs de plumes :

  • Cette vidéo en anglais , Aztec Gods Documentary, durée 7mn27,  publiée le 1 mars 2011 par MiggelMolina Channel sur You Tube, est une introduction rapide et illustrée aux principaux dieux du panthéon mixeca et à leur relation avec la tradition de  régénérescence cyclique de l’univers : les 5 Soleils.

  • Dioses prehispánicos de México : mitos y deidades del panteón náhuatl , livre en espagnol de Adela Fernández, cinéaste écrivain mexicaine, publié par Panorama Editorial en 1992, partiellement numérisé par Google Books.                                    La naissance de Huitzilopochtli, surgissant du ventre de sa mère déjà armé et revêtu d’un manteau de plumes de colibri chatoyantes y est décrite.                           On peut y lire page 129 la description de Xochipilli, dieu du printemps et du renouveau, représenté portant un panache de plumes de quetzal et de guacamaya.
  • Costumes et attributs des divinités du Mexique selon le P. Sahagún , Eduard Seler, anthropologue, ethnologue, historien, linguiste, épigraphiste et académicien allemand,  in: Journal de la Société des Américanistes. Tome 5, 1908. pp. 163-220, numérisé par Persée.                                                                                             Dans cet article l »auteur examine les figures des 14 divinités principales aztèques en s’appuyant sur l’étude comparée du manuscrit de Sahagún et de plusieurs codex  ( Florentinus, Boturini, Telleriano Remensis ).                                                   Ainsi il apparait que Huitzilopochtli était représenté portant un ornement céphalique de plumes de perroquet totzli, jaunes et fines, ainsi qu’un disque d’oreille de plumes bleues, mais qu’il existe des variantes, comme le couvre chef de plumes moitié blanches, moitié rouges rapportées dans le manuscrit original aztèque de Sahagun.                                                                                                                      Le dieu partage avec Tezcatlipoca, Otontehcutli et Atlaua le port d’un bouclier iuiteteyo « pourvu de balles de plumes ».                                                                        Le dieu Paynal, messager de Huitzilopochtli, porte comme lui le uitzitzil – naualli, le manteau de plumes de colibri, un vêtement de plumes précieuses rouges de tlauhquechol porté sur une camisole, un quetzalapanecayotl.                                   Le dieu Tezcatlipoca arbore une parure de plumes à la tonalité jaune dominante, avec des éléments rougeâtre et vert.

Tezcatlipoca, portant les valeurs chromatiques jaune, vert et rouge, ici coiffé de quetzalli
Codex Borgia

  • Description des divinités d’après les textes en nahuatl et leur représentation dans les Códices, de Jacqueline Durand-Forest,  Docteur ès Lettres et directeur de recherche au CNRS, spécialiste des chroniqueurs indigènes et de l’artisanat aztèque, a enseigné la langue et la civilisation nahuatl à l’EHESS et à l’Université de Paris-VIII, in: Journal de la Société des Américanistes. Tome 64, 1977. pp. 9-17, numérisé par Persée.                                                                                          L’auteur mentionne les similitudes et les différences dans l’apparat de neuf dieux par l’étude comparée des textes en nahuatl des Codex Florentino et del Real Palacio par rapport à leurs illustrations d’une part, et de ceux – ci avec le contenu du corpus proto – Magliabechiano ( Ixtlilxochitl et Magliabechiano ) en un deuxième temps:         – Quetzalcoatl est ainsi paré du quetzalcoxolite, le fardeau de plumes de quetzal (codex de Florence ) et de quetzalcoxollamamalli, panache de plumes ;                     – Teteoinnan porte une ornementation de plumes d’aigle quavivihtzetzeliuhqui (codex de Florence ) ;                                                                                                                 – Tlaloc coiffe une couronne de plumes (de hérons ) aztatzontli ;                                  – Ciaucoatl porte une coiffure de plumes d’aigle quauhzontli;                                                                                                                      – Tezcatlipoca arbore un panache de 2 plumes piquées dans une boule de duvet.


Tlahuizcalpantecuhtli, l'un des aspects de Quetzalcoatl
Codex Borbonicus, f.10

Tlahuizcalpantecuhtli, illustration by Phil Mursell , détail des attributs

  • Codex Telleriano-Remensis: Ritual, Divination, and History in a Pictorial Aztec Manuscript, livre en anglais de Eloise Quiñones Keber, professeur d’histoire de l’art au Baruch College et au CUNY Graduate Center, spécialiste en art précolombien, publié par la University of Texas Press,1995.                                                                l’auteur décrit le contenu iconographique des feuillets du codex où sont rapportés les principales fêtes aztèques, chaque dieu y étant associé avec les parures qui lui sont propres : p. 141 Paynal et sa couronne de plumes ( feuillet 2R ); p. 144 Tlazolteotl ( feuillet 3R ); Tezcatlipoca ( feuillet 3V ); p.149  Xochiquetzal ( feuillet 6R ); p.165 Quetzalcoatl ( feuillet 8V ), etc…
  • Le grand temple de Mexico (E.) Guillemin-Tarayre, Ingénieur des Mines, membre de la mission de recherche minéralogique en 1864 au Mexique,  in: Journal de la Société des Américanistes. Tome 11-1, 1919. pp. 97-120, numérisé par Persée.                                                                                                                             P.101, l’auteur cite le manuscrit de José Acosta  ( 1539 – 1600 ) .                             Ce jésuite espagnol du XVIe siècle, missionnaire et naturaliste, décrit l’idole du dieu dans son oratoire au sommet du Templo Mayor.                                                         Le texte est accompagné d’une planche montrant les symboles de Huitzilopochtli sous la forme du colibri ( voir l’article dédié à l’architecture ).
  • La p.5 du livre en anglais Mask of the spirit : image and metaphor in Mesoamerica, de Peter T. Markman, département de littérature et Roberta H. Markman, département de littérature comparée à la Caliornia State University Long Beach, publié par la University California Press, 1989, dont des extraits ont été numérisés par Google Books.

    Cotinga

    Les auteurs mentionnent l’association des valeurs solaires et célestes à la figure de Huitzipochtli paré de pendentifs en plumes bleues de cotinga rapportée dans la Relación de Texcoco de 1582 par Juan Bautista Pomar, historien et chroniqueur métis.

  • La p.36 du livre mitos aztecas y mayas, en espagnol, de Karl Taube, mésoaméricaniste américain, archéologue, épigraphiste et anthropologue, depuis 2006 professeur d’anthropologie au College of Humanities, Arts, and Social Sciences de l’Université de Californie à Riverside, publié par les éditions Akal, 1996, partiellement numérisé par Google Books.                                                                                                        La déesse de la beauté et des plaisirs physiques Xochiquetzal  se distingue notamment, écrit l’auteur, par les deux panaches de plumes vertes de quetzal qu’elle porte à la façon de cornes.
  • Itzpapalotl , codex Borgia

    L’article en espagnol Las alas de la tierra : reflexiones sobre algunas representaciones de Itzapapayotl, « Mariposa de obsidiana », diosa del Mexico antiguo de Guilhem Olivier, Instituto de Investigaciones Historicas, UNAM, Mexico, EPHE Paris,  in : Le Mexique préhispanique et colonial : hommage à Jacqueline de Durand – Forest par Jacqueline de Durand-Forest, Patrick Lesbre, éditions L’Harmattan, 1994, ouvrage partiellement numérisé par Google Books.                                                                       Aux pages 97 – 98 l’auteur relève les particularités de la déesse Itzapapayotl décrites dans le Codex Borgia – dont le port d’une boule de plumes blanches sur le front.

  • L’article en espagnol Iconografía de una imagen de Iztac Mixcóatl, una imagen en el Códice Telleriano – Remensis de Carmen Aguilera, Biblioteca National de Antropología e Historia, in : Estudio de cultura otopame,  vol.5, éditions Universidad Nacional Autónoma de México, 2006.                                                                                                                         P.143 -145, l’auteur analyse la représentation pictographique du dieu, décrivant sa coiffure composée d’une calotte dont la partie inférieure est couverte de duvet, d’une frange de plumes courtes d’aigle ( associé à Mixcoatl ) de couleur marron et d’une frange de 6 plumes de quetzal. De la couronne du dieu pend le cuauhpilolli constitué de deux grandes plumes d’aigle, symbole solaire.
  • L’ouvrage  en italien –  L’occupazione del paesaggio. Aztechi ed europei nella valle del Messico ( titre original : Eating landscape : aztec and european occupation of Tlatocan ), de Philip P. Arnold, professeur associé en  sciences de la religion à la Syracuse University, spécialisé dans les traditions amérindiennes, publié chez Jaka Books, 1999, numérisé partiellement par Google Books.                                           P.74, l’auteur décrit l’iconographie familière du dieu Tlaloc, dont les ornements rituels associés aux tlaloque étaient des plumes de héron placés dans ses cheveux, représentant les nuages s’accumulant dans le ciel.                                                     P. 131 l’auteur associe les plumes du motmot, oiseau acquatique, au dieu Tlaloc.
  • Motmot

  • Le livre Tlaloc et Huitzilopochtli, dieux du panthéon aztèque, mémoire de maitrise de Sophie François ; sous la dir. de Adelaïde de Chatellus maitre de conférence à Paris IV – Sorbonne, département de Littérature contemporaine en langue espagnole
    Théorie du texte, éditions Lulu.com, extraits numérisés par Google Books.                Pages 23 à 25 l’auteur décrit le dieu Tlaloc et ses attributs, ou les plumes de héron, symbolisant les nuages, jouent une dynamique de contraste métaphorique avec le noir de son visage, symbole de tempête.

Tlaloc, codex Ichtlilxochitl

  • L’article Le Serpent à plumes, des Olmèques à Teotihuacán, de Jean-Claude Delhalle membre du personnel technique de l’Université, auteur de nombreux ouvrages sur l’archéologie et l’histoire de l’art de la Méso-Amérique et Albert Luykx , membre de l’université de Liège, in: Revue de l’histoire des religions, tome 199 n°2, 1982. pp. 123-130. Outre que l’association des plumes de quetzal à la figure tutélaire du dieu, les auteurs mettent en lumière, p.128, la fusion olmèque de deux symboles qui ont donné naissance à Quetzalcoatl, le serpent chthonien  »gratifié  » par la plume solaire  » d’aspirations cosmiques « .
  • L’ouvrage en anglais Codex Telleriano-Remensis: ritual, divination, and history in a pictorial aztec manuscript  par Eloise Quiñones Keber, professeur d’histoire de l’art au Baruch College et au CUNY Graduate Center, spécialiste en art précolombien, publié par la University of Texas Press,  1995.                                                                                                                             P.165, l’auteur détaille les attributs de Quetzacoatl tel qu’il est peint dans le codex.
  • Un extrait du livre déjà cité Aztecs : an interpretation , de Inga Clendinnen, p. 168, où l’auteur aborde un autre aspect sémantique lié à la plume: celui de référant sexuel par association avec des symboles guerriers masculins – tels le ramage du héron ou de l’aigle – portés par des déesses, et de l’articulation subtile de son message lors de sa juxtaposition avec les insignia féminines.


La déesse Tlazolteotl, déesse de la purification , portant des plumes d'aigle, symbole de virilité
Codex Borgia

  • L’article Hymne à Mexico Tenochtitlan de Patrick Saurin, docteur en Histoire,  in : Le Mexique préhispanique et colonial : hommage à Jacqueline de Durand – Forest par Jacqueline de Durand-Forest, Patrick Lesbre, éditions L’Harmattan, 1994, ouvrage partiellement numérisé par Google Books.                                                             L’auteur indique pages 332 et 334 que Huitzilopochtli est désigné comme le  » héron bleu  » mais que le dieu du feu Xiuhtecuhtli est également associé dans le Codex de Florence à un oiseau bleu, couleur turquoise ( le cotinga ? ).

La plume elle – même devient symbole du dieu – Soleil,  Tonacatecuhtli  » el señor de nuestro sustento  » :

  • Le livre en espagnol Dioses prehispánicos de México: mitos y deidades del panteón náhuatl  par Adela Fernández, ( voir plus haut ).                                                          P. 103 les plumes noires et blanches symbolisent les plumes d’aigle et par conséquent le Soleil lui – même .                                                                              P.82 l’auteur cite le Codex Borgia selon lequel la plume noire du corbeau et la plume rouge du guacamaya sont des symboles du soleil nocturne ou soleil mort.

Corneille de Sinaloa ( corvus sinaloae ), Mexique, depuis la galerie de jbpowell, flickr

Guacamaya

Mythes des origines

INTRODUCTION

Les Mexicas, peuple de nomades venus du nord, ont des origines incertaines. Derniers arrivés dans la plaine fertile de la vallée de Mexico au XIII siècle au terme d’une longue migration, ils s’imposent d’emblée par la force auprès des populations locales sédentarisées. La stratégie d’hégémonie aztèque s’appuie sur des fondements mythologiques empreintés à l’écheveau des traditions des grandes civilisations mésoaméricaines olmèques et toltèques éteintes à l’époque classique, dont ils se revendiquent les seuls héritiers. De ce fait, la religion mexica est affaire d’une légitimation identitaire complexe, puisqu’elle entremêle à la tradition de l’épopée mystique de ses propres origines un panthéon archaïque composé de divinités et d’attributs autochtones préexistants à sa genèse.

Elle est aussi affaire politique, car cet héritage désigne également les Aztèques en tant que  »peuple élu  », leur assignant la tâche écrasante de garantir la bonne marche de l’univers par la systématisation des rituels et des offrandes nourricières aux divinités, par la pratique des guerres fleuries et des sacrifices.

  • L’extrait de la p.47 du livre Histoire de la littérature Nahuatl: sources, identités, représentations, écrit par Amos Segala, directeur de Recherche Emérite au CNRS et directeur international du Programme « Séminaires internationaux Archivos », publié aux éditions Bulzoni editore, 1989 , partiellement disponible sur Google books.                                                                                                                           Selon l’auteur Huitzilopochtli, dieu tribal aztèque, serait la fusion symbolique des Mexicas avec le peuple toltèque sédentarisé.


Colibri ou Huitzilin

  •  La Chronique de Sabine Mund, directrice du département Art belge, moderne et contemporain chez Pierre Bergé & Associates, ancienne rédactrice en chef de la revue Arts Antiques Auctions, diplômée en histoire de l’art à l’Université Libre de Bruxelles, 2000, vol. 78, n° 2, pp. 644-645, numérisée par Persée – au sujet du livre Le grand temple de Mexico, du mythe à la réalité : l’histoire des Aztèques entre 1325 et 1521, écrit par Daniel Lévine, Professeur à l’Université de Paris Sorbonne, titulaire de la chaire d’archéologie des civilisations de l’Amérique préhispanique (1998), conseiller scientifique pour l’archéologie et les Instituts Français de Recherche à l’Etranger au ministère de la recherche (Direction de la Recherche SHS) depuis 2003, in Revue belge de philologie et d’histoire, Paris, éditions Artcom’ 1997.                                Dans cette chronique Sabine Mund explicite le propos du professeur Lévine de mettre en évidence la volonté des Aztèques  » d’enraciner leur histoire dans un passé  » préexistant.
  • L’article numérisé par Persée Le Serpent à plumes, des Olmèques à Teotihuacán, co écrit par Jean-Claude Delhalle, membre du personnel technique de l’Université, auteur de nombreux ouvrages sur l’archéologie et l’histoire de l’art de la Méso-Amérique et Albert Luykx , membre de l’université de Liège in: Revue de l’histoire des religions, tome 199 n°2, 1982. pp. 123-124.                                         Les auteurs, en montrant la continuité de la pensée religieuse des Olmèques à Teotihuacan rappellent que le serpent à plumes est appelé Quetzalcoatl par les Aztèques, illustrant ainsi le processus d’assimilation des anciennes traditions par les Mexicas.
  •  Le rapport en anglais The emperors’ cloak: aztec pomp, toltec circumstances de Patricia Rieff Anawalt, anthropologue, membre de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation, publié en format Pdf sur le site de Antonio de la Cova, professeur – assistant d’études sur le monde latino – américain, réunissant des ressources destinées aux chercheurs universitaires.
    Ce document offre un exemple concret de légitimation du pouvoir aztèque présenté comme l’héritier des traditions de l’âge d’or mexicain par la reprise des motifs des regalias toltèques pour la confection des manteaux des tlatoani.
  • Le texte en langue espagnole En torno a la noción de lo sagrado en la cosmovisión mesoamericana écrit par Felix Báez-Jorge, professeur en anthropologie sociale à l’université de Veracruz, docteur en ethno histoire et histoire contemporaine à l’université de País Vasco (Bilbao) et publié en juillet 2008 dans les Cuadernos de Trabajo de l’Instituto de Investigaciones Histórico-Sociales de l’université de Veracrux, n°31, disponible sur le site de l’Universidad Veracruzana en format Pdf.                                                                                                                               Ce document propose une réflexion appliquée au contexte mésoaméricain sur les mécanismes qui permettent à une société de s’auto définir et les enjeux politiques qui façonnent la mise en place de tout système religieux.

A propos de la guerre fleurie :

  • le texte la vie quotidienne des Aztèques à la veille de la conquête espagnole de Jacques Soustelle, ethnologue français, membre de l’Académie française, Hachette, p.123, cité dans Ecrits d’ailleurs, Georges Bataille et les ethnologues par Dominique Lecoq,chercheur au CNAM et Jean-Luc Lory, ethnologue au CNRS, directeur adjoint de la fondation  »Maison des sciences de l’Homme  », publié par le Centre coopératif de recherche et de diffusion en anthropologie (Fondation Maison des sciences de l’homme) ,  partiellement numérisé sur Google books.                                                                                                                           P. 48 Soustelle décrit les contraintes politico sociales de la xochiyaoyotl
  • L’article en espagnol  La historia según Chimalpahin de Rubén Romero Galván José, docteur en Ethnologie, Ecole des Hautes Etudes Sociales de París in : Journal de la Société des Américanistes. Tome 84-2, 1998. pp. 185-186, numérisé par Persée.                                                                                                                 L’auteur y présente la mise en place de la xochiyaoyotl sous les contraintes du système de croyances aztèques.

A L’ORIGINE ETAIT … LA PLUME

La plume est une composante fondatrice de l’épopée aztèque, elle en est le principe fécondant : sa portée sémiologique apparaît dès les origines de ce peuple venu d’Aztlàn, lieu mythique à la localisation perdue.

  • A la page 21 du 3ème chapitre du manuscrit Histoire des Indes de Nouvelle Espagne et des Îles de la Terre Ferme –  appelé aussi Codex Duràn – rédigé par  Diego Duràn  ( Espagne vers 1537 — 1588)  missionnaire dominicain et historien espagnol ayant vécu en Nouvelle Espagne, traduit de l’espagnol, annoté et présenté par Doris Heyden, spécialiste de la Méso-Amérique, en particulier des civilisation du Mexique central, co – fondatrice du cercle Mexican Renaissance; vol.210 de la coll. : The civilization of the  American Indian series  , publié par University of the Oklahoma Press, numérisé intégralement par Google Books.                                      Duràn, éminent nahualiste, traduit le mot Aztlàn par  » lieu des hérons  » dans le sens de  » lieu de la blancheur  » en référence à la couleur des plumes de cet oiseau.
  • L’extrait de L’origine des Aztèques, p.78 et p. 79 , de Christian Duverger mésoaméricaniste français, directeur du Centre de Recherche sur l’Amérique préhispanique (CRAP) et directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, où il détient la chaire d’anthropologie sociale et culturelle de la Méso-Amérique, Éditions du Seuil, 1983, partiellement publié par Google Books.       L’auteur rappelle que l’étymologie du mot viendrait vraisemblablement de azatatl ( aigrette ), qui aurait donné l’adjectif aztac, soit  » de la couleur ( blanche ) des plumes de l’aigrette « .

Selon ces deux auteurs la pureté symbolique du lieu est ainsi évoquée par la qualité des plumes elles – mêmes.

Aigrette neigeuse du Mexique ( Egretta thula )