Héritage du quetzal

Quetzal resplendissant (Pharomachrus mocinno ) . Les plumes caudales étaient tout particulièrement prisées des Aztèques: partie constitutive des attributs des dieux et et des tlatoani, leur commerce alimentait un secteur économique prospère soutenu par des échanges et des tributs. Elles possédaient également une valeur monétaire.

 

Les plumes du quetzal étaient estimées dans les cultures plus anciennes de la  Mésoamérique telles que celle des Mayas de l’époque classique et la civilisation de Teotihuacan.

  • Le livre en anglais The Aztecs, de Michael Ernest Smith – professeur d’Anthropologie à la School of Human Evolution and Social Change ( ancien département Anthropologie) à la  Arizona State University – publié chez John Wiley & Sons, 2003, partiellement numérisé par Google Books.                                         Page 94 l’auteur revient sur cet héritage de l‘imago du quetzal, l’un des liens cruciaux au passé qui influenceront la société mixteca et la légitimeront territorialement et politiquement.

Quetzal resplendissant (Pharomachrus mocinno ) des forêts humides du Mexique

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L’art de la guerre

Armes et équipement du guerrier aztèque

  • Organisée thématiquement Handbook to Life in the Aztec World du mésoaméricaniste mexicain Manuel Aguilar Moreno couvre tous les aspects de la vie dans le monde aztèque: l’archéologie, l’évolution de la civilisation,  la géographie, la société et le gouvernement, la religion, la cosmologie et la mythologie, les croyances et les coutumes funéraires, l’art, l’architecture aztèque, la littérature nahuatl, le calendrier, l’astronomie et les mathématiques, l’économie, l’industrie et le commerce, la vie quotidienne,  les Aztèques après la conquête et aujourd’hui.

Chaque chapitre comprend une bibliographie complète, et plus de 165 dessins aux traits  originaux, des photographies et des cartes qui complètent le texte.

Dans le chapitre 5 (p.97 à 120) l’auteur décrit notamment en détails le monde  militaire, qu’il s’agisse des insignes, des peintures corporelles, des armes, ou des uniformes selon les rangs des guerriers, où la plume encore est un symbole honorifique.

Plaque de Grand Officier de l'Ordre de l'Aigle Aztèque

  • Le site érudit.org a mis en ligne un article de Mario Rubio, Le Mexique honore René Derouin, ( artiste québecois ) paru en 2006 dans le n°123 du magazine Lettres quebécoises: la revue d’actualité littéraire. Celui-ci rapporte la remise de l’ordre de l’Aigle Aztèque à l’artiste québécois René Derouin par le gouvernement mexicain.

Fondé le 29 décembre 1943 par le président Manuel Avila Camacho, il constitue la plus haute distinction attribuée aux étrangers ayant rendus service au Mexique.

Aujourd’hui encore, l’aigle semble donc toujours lié à une certaine distinction, voir élévation sociale.

Les costumes

  • L’encyclopédie du costume de Max Tilke, Maurice Cottaz, Wolfgang Bruhn paru en 1990 dans les Nouvelles Editions Latines, propose une description des costumes des peuples de l’Antiquité à nos jours (1990) et des costumes nationaux et régionaux du monde.

Elle aborde ainsi la question du vêtement des civilisations précolombiennes, dont  celle aztèque,qu’il s’agisse du vêtement du chef, du prêtre, du paysan, mais aussi du guerrier.

Image tirée de l’ouvrage Aztecs : an interpretation , de Inga Clendinnen, professeur émérite d’ Histoire à La Trobe University, Melbourne, publié par Cambridge University Press, 1995, partiellement digitalisé par Google Books.

  • La question du costume comme élément de distinction sociale apparaît également dans la rubrique Clothing du site Aztec-history.com, réalisé par Jaime Cotrill, étudiant à l’Internacional Universidad de Curenavaca au Mexique.
  • Dans son article Lire l’image aztèque, l’anthropologue Joaquin Galarza a entrepris de déchiffrer l’écriture aztèque. Il y consacre une partie intitulée Le « portrait » aztèque (p.19) dans laquelle il décrit les représentations graphiques des différents personnages humains et divins, et on observe que la plume est une fois de plus un élément essentiel d’honneur et de distinction.

Les classes sociales

Paysan et artisan aztèques

À l’origine, c’est-à-dire avant la sédentarisation, la structure tribale des Aztèques était égalitaire et fondée sur l’existence de clans. En revanche, au moment de la conquête espagnole, la société était fortement hiérarchisée, même si une certaine mobilité sociale existait encore.

Comme dans les autres civilisations mésoaméricaines, l’organisation socio-politique aztèque était structurée principalement sur trois niveaux : la famille, le calpulli et l’altepetl.

  • C’est cette hiérarchisation que Christina Jacqueline Johns propose dans son ouvrage de 1995 The Origins of Violence in Mexican Society (chap.3, p.31), une enquête socio-économique des modes de travail, de  la production alimentaire, du commerce, de la richesse, de la population, et de l’environnement pour fournir un cadre explicatif à la violence d’une société que les occidentaux considérèrent comme complètement insensée et aléatoire.
  • L’organisation sociétale aztèque est également présentée par le sociologue Rodolfo Stavenhagen au sein de son étude des Classes sociales dans les sociétés agraires (chap.3, p.35) de 1969.
  • L’Empire aztèque est un site réalisé par A. Laurent, N. Noirot, et M. Levray dans le cadre d’un TPE de baccalauréat, destiné à traîter la question de la rapidité de la disparition de cette civilisation pourtant si puissante.Dans le troisième sous-partie du premier chapitre ils se consacrent à la question économique du peuple aztèque, et distinguent également les différents statuts sociaux.
  • Le livre  Aztecs : an interpretation , de Inga Clendinnen,  professeur émérite d’ Histoire à La Trobe University de Melbourne, propose une reconstitution de la vie dans la cité de Tenochtitlan lors de ses dernières années sans menaces. L’auteur étudie donc le fonctionnement social et offre dans son second chapitre une description précise et vivante du rôle de chacun au sein de la communauté.
  • Réalisé par Jaime Cotrill, étudiant à l’Internacional Universidad de Curenavaca au Mexique, le site d’Azte-history.com présente dans la rubrique Family life un aperçu de ce que pourrait avoir été le fonctionnement d’une famille aztèque, qu’il s’agisse du rapport conjugal, des conditions de mariage, de l’éducation des enfants, ou même de la place des plus anciens.                                                                               On constate alors que l’organisation familiale était très précise et ne dérogeait pas aux règles de vie en communauté.